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Régis Debray est une plume originale, libre et qui se définit de façon provocatrice comme « gaulliste d’extrême gauche » dans un entretien paru dans l’édition du samedi 20 octobre du journal « Le Parisien ». Sa critique du spectacle politicien actuel, critique acerbe et désenchantée, a le mérite de montrer les vices d’un régime qui prend de plus en plus les aspects d’une « démocratie émotionnelle », voire « pulsionnelle ». Selon lui, le grand reproche que l’on peut faire aux politiques, c’est « de confondre la fonction officielle avec la vie privée et de livrer leur intimité au lieu de remplir leur rôle. De se mettre en avant soi-même au détriment de la cause que l’on défend ou du peuple que l’on représente. » Il est vrai que, après la séparation du couple Royal-Hollande annoncée à grands coups de trompette le soir d’une élection législative, le divorce du couple « concurrent » et présidentiel, lui aussi largement médiatisé à travers les multiples couvertures de la presse du cœur et, surtout, de la presse dite « sérieuse », le propos de Debray n’en a que plus d’écho…

S’il se met toujours en scène, et si, dans les Monarchies d’hier comme d’aujourd’hui, il n’hésite pas à user du spectaculaire et du faste pour se donner le « prestige d’être », le Pouvoir ne peut reposer exclusivement sur cette confusion entre sphère publique et sphère privée : lorsque la Monarchie française rend public les moments forts de la vie privée (mariages ; naissances, y compris les accouchements eux-mêmes pour éviter toute contestation de légitimité quant à l’enfant né ; deuils…), elle préserve dans le même temps une solennité utile pour agir efficacement, tout comme elle conserve le secret sur les affaires qui ne concernent que l’Etat. Or, dans nos démocraties et en particulier dans une République dont le magistrat suprême est élu au scrutin majoritaire, la tentation d’instrumentaliser sa vie privée pour légitimer sa position et, éventuellement, gagner quelques points dans une Opinion qui raisonne plus en termes d’affect que d’idées ou de projets fondateurs, cette tentation porte en elle une déchéance possible de l’Etat si le nouvel élu ne profite pas du « sacre électoral » pour abandonner la posture du candidat et « devenir l’Etat », ce que de Gaulle et Mitterrand, dans des styles fort différents (et parfois contestables), ont su faire en leur temps. La Monarchie a cet avantage qu’elle intègre le « spectaculaire » sans atteindre à la dignité ni à la légitimité de l’Etat, cette dernière ne naissant pas, en elle-même, du spectacle ni des « mobilisations people » (celles-là mêmes qui ont remplacé les engagements des intellectuels…). Quand, aujourd’hui, un Johnny Hallyday ou un Doc Gynéco semblent plus importants dans une campagne électorale politique que les argumentaires les mieux établis (même s’ils restent toujours, par essence, discutables), et que même les magazines politiques consacrent leurs « Unes » aux mésaventures des « couples » engagés dans la bataille présidentielle, au risque de brouiller l’appréciation politique au profit de l’émotion, quel prestige peut garder la fonction ainsi convoitée, voire conquise, de la magistrature suprême de l’Etat ?

S’il n’est d’Etat durable sans une part de sentimentalité, il n’est pas souhaitable que les sentiments s’imposent à la politique elle-même : s’ils peuvent être un moyen de la pérennité institutionnelle et de la fluidité des relations entre la tête de l’Etat et les citoyens, ils ne doivent pas en devenir le seul mode de gouvernement et, encore moins, le seul mode de communication. La Monarchie peut résoudre cette équation devant laquelle la Démocratie émotionnelle, elle, se trouve dépourvue et par laquelle elle est désormais, à l’heure de la transparence obligatoire (« voyez-vous les uns les autres, jugez-vous les uns les autres… »), piégée… D’ailleurs, Régis Debray le sait sans doute, lui qui écrivait il y a quelques années : « à la République, il manque une famille royale »…

 
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