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postheadericon Crise des banlieues, suite.

Avec le recul, il me semble que la crise des banlieues, qui a tourné aux émeutes le mois dernier, est une "crise multiple": crise sociale, crise urbaine, crise des valeurs et du sens, crise des institutions politiques... Elle joue surtout un rôle de révélateur et de "miroir grossissant", parfois déformant, de notre société et de son fonctionnement, mais aussi de son idéologie "individualiste de masse" et de sa morale consumériste...

 

Ni révolte, ni révolution, les émeutes n'avaient pas de fond politique et, sans doute, même pas de revendication sociale, malgré les efforts de certains journalistes d'appliquer sur ces événements une "grille d'analyse" rassurante mais, en fin de compte, pas toujours crédible. Ce qui ne veut pas dire qu'elles n'avaient pas de sens, mais que les émeutiers n'avaient pas de discours autre que celui, mimétique, des médias et celui, qui leur est propre, de la "susceptibilité narcissique", de cette susceptibilité qui semble le moyen de s'approprier une identité "d'opposition" à autrui, à ce qui est "hors-les-quartiers".

 

Cela pose le problème même du sens de cette "dissociété" (selon le mot de Marcel de Corte) qui privilégie l'individu désaffilié à la personne et à la société, et qui semble incapable d'inscrire sa pratique dans autre chose qu'une sorte de "présent permanent".

 

En inscrivant le politique dans la "longue durée" dynastique, la Monarchie active "à la française", sans avoir le "remède-miracle" à tous les problèmes de notre temps, ouvre la possibilité d'une politique véritable des villes et de leurs périphéries, d'une politique sur le long terme et non plus de ces "vaines expériences" remises en cause à chaque alternance gouvernementale. Le "chantier des banlieues" est trop important pour le livrer encore aux seuls démolisseurs ou démagogues de tout acabit.

 
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