postheadericon Nostalgie de ma jeunesse...

En écrivant ces petites notes « de mémoire » me reviennent peu à peu d’autres souvenirs, tandis que certains se précisent de mieux en mieux, et il me faudra sans doute corriger ou compléter quelques unes de mes notes précédentes ; d’autre part, en rencontrant quelques amis des époques évoquées, il nous arrive de parler du « bon temps », celui de « notre » jeunesse, et les images, parfois fugaces, se bousculent alors…
Les photos ressortent des boîtes à chaussures et des albums, et je me retrouve plongé dans ce passé que j’essaye, maladroitement, de reconstruire sous la forme des quelques textes que vous pouvez lire au fur et à mesure sur ce blogue. Malgré ce que je puis en dire, il arrive que la nostalgie pointe sous le propos, peut-être parce que j’ai vécu intensément les années 80 et le tout début des années 90, avant de devenir un simple professeur d’Histoire qui, désormais, semblait plus la lire que la faire : j’ai longtemps vécu dans la belle illusion que je pouvais, avec quelques autres, changer le cours de l’Histoire, envers et contre tout, et que ma liberté d’esprit et de parole, mon engagement quotidien dicté par la phrase de Bernanos, « Qu’as-tu fait aujourd’hui pour le Roi ? » et ma force de conviction seraient évidemment assez puissants pour atteindre au but fixé, l’instauration de la Monarchie royale. Depuis cette époque formidable, il m’a fallu en rabattre mais je suis resté fidèle à cet objectif premier, même si ma pensée a fortement évolué tout comme ma vision de la politique : sans doute, cela est aussi lié aux évolutions et circonvolutions du temps, et il faut en tenir compte.
Ma jeunesse politique fut une belle jeunesse, même si elle fut parfois rude et qu’il m’est arrivé un certain nombre de mésaventures qui n’étaient pas toutes agréables… Au risque de choquer, il me semble parfois que je suis « mort à trente ans » lorsque l’Education nationale m’a « exilé » en Région parisienne à la rentrée 1992, me coupant de mes racines à tous les sens du terme… Je ne suis pas certain de m’en être jamais vraiment ou totalement remis, même quinze ans après…
Heureusement, il y a ma passion de l’Histoire et ma vocation de professeur, mes élèves d’aujourd’hui et d’hier qui me sont un fort soutien et à qui j’essaye de transmettre au moins la « curiosité », en particulier d’esprit. Il y a aussi ces textes que je commets sur mes blogues, mes discussions au café ou sur la Toile, et, de temps en temps, une campagne électorale ou une réunion, un affichage (que je fais souvent seul, par habitude et sans doute par choix) ou une soirée-peinture (cela me détend…), etc.
Sur mon cuir, j’ai toujours une fleur de lys et il m’arrive d’arborer des ticheurtes fort explicites sur mes idées, tandis que je « sors » ma plaque de Camelot du Roi lors de certaines grandes occasions, comme au mariage, il y a quelques années, de mon frère qui m’en avait, d’ailleurs, fait le reproche…
En somme, je garde ou n’exprime la nostalgie que sur ce blogue de « souvenirs politiques » : sans doute une manière, aussi, de « rester jeune »… Pour le reste, j’essaye de regarder autour et devant moi, non pour « actualiser » mais pour « pratiquer » un royalisme concret et fondateur, un royalisme réaliste et non fantasmagorique ou désabusé : cela interdit toute nostalgie politique même si cela n’enlève rien à certaine nostalgie personnelle sur « ma jeunesse » qui, en elle-même, ne porte pas sur les idées mais sur les années passées, ce qui n’est pas la même chose et n’a pas le même sens ni la même portée…
Mon blogue « actuel » et général : http://jpchauvin.typepad.fr : sur celui-là, vous n’y trouverez pas de nostalgie mais une volonté toujours actuelle d’agir, ici et maintenant, de proposer ou d’initier de nouvelles (ou simplement « différentes ») pistes de réflexion politiques.