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postheadericon 2017

postheadericon De la primaire socialiste à la finale présidentielle du 7 mai...

 

La Primaire de la Gauche tourne au pugilat entre les deux finalistes, et les discours de MM. Valls et Hamon semblent négliger que c’est bien leur camp politique qui gouverne le pays depuis 2012, les deux candidats ayant été ministres de M. Hollande, pour le premier jusqu’au mois dernier quand le second a quitté le navire dès l’été 2014, marquant alors son désaccord avec la ligne générale incarnée par le président et le premier ministre du moment. Or, à bien écouter les différents débats des dernières semaines, j’ai parfois l’impression que les deux concurrents agissent et parlent comme si le Pouvoir leur était totalement inconnu, ce qui est tout de même un comble…


La grande querelle des féodaux socialistes n’est qu’un épisode de ce combat des chefs pour conquérir la magistrature suprême de l’Etat, un feuilleton qui va tenir le Pays légal en haleine jusqu’en mai prochain. Une querelle qui, si l’on entend les commentaires des habitués du « parlement du peuple » (tel que l’entendait Balzac), motive plus par la possibilité de « dégager » l’ancien locataire de Matignon que par les idées mêmes de son adversaire.



Mais, dimanche soir prochain, lorsque le candidat officiel du Parti socialiste aura été désigné par les « socialistes d’un jour », la campagne prendra une nouvelle tournure car les principaux protagonistes seront alors tous connus : mais, des cinq présumés favoris, il ne devra en rester que deux pour le combat final du 7 mai, et, il faut bien l’avouer, nul ne sait, à l’heure présente, qui seront ces deux-là ! En trois mois, comme on l’a vu en ces dernières semaines, les pronostics et les évidences peuvent être bouleversés par quelques surprises dont il n’est pas certain qu’elles soient agréables pour tous…


De cette lutte électorale, le vainqueur sortira-t-il autrement qu’épuisé et sa victoire sera-t-elle autre chose que l’addition des mécontentements ou des oppositions à son adversaire ultime ? A moins qu’il suscite une espérance qui, bientôt, risque de disparaître devant des réalités qui résistent mieux aux promesses que les électeurs, ou sous les pressions d’une Union européenne qui ne parle que de « respect des règles budgétaires » quand il faudrait penser ambition géopolitique et grands projets…



C’est le grand inconvénient de « notre » République contemporaine, celui d’être prisonnière d’une incertitude électorale qui aiguise les appétits et suscite les jeux d’appareil et le choc des ambitions personnelles, alors qu’il faudrait additionner les énergies et les propositions pour les rendre efficaces dans le service de l’Etat : la Monarchie, qui n’est pas « le » régime parfait mais qui prend en compte les imperfections humaines comme politiques pour mieux les dépasser, est le meilleur moyen d’assurer la continuité au-dessus des querelles de partis ou de personnalités politiques. C’est aussi l’incarnation d’une unité qui est celle de la nation ; c’est le trait d’union des diversités françaises, dans tous leurs aspects et toutes leurs contradictions ; c’est ce qui permet et garantit l’expression des opinions politiques sans forcément menacer la magistrature arbitrale suprême de l’Etat…

 


 

postheadericon L'amitié franco-allemande.

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L’amitié franco-allemande est un bienfait, et elle ne doit pas être un carcan si elle veut demeurer et prospérer : forcée ou déséquilibrée, elle serait source de ressentiment et l’on sait combien ce dernier peut porter les nuées terribles du dissentiment et, parfois, de la guerre (1), comme celles des deux derniers siècles entre la vieille France et la nouvelle Allemagne née de notre défaite de 1870. Accuser la germanophobie française d’être responsable des trois derniers conflits directs entre les deux pays, comme l’a fait récemment le candidat importun et désavoué Vincent Peillon, est ridicule et peu conforme à la réalité, tout comme serait inopportun une germanophilie qui se parerait de l’idée « d’Europe » pour renoncer à toute indépendance française, pourtant première condition d’une franche amitié entre deux puissances qui, effectivement, ont longtemps eu des intérêts conflictuels en Europe, mais peuvent toujours gagner à les dépasser, sinon à les oublier…


Le jour du premier tour des primaires de la Belle Alliance Populaire était aussi l’anniversaire de ce fameux traité de l’Elysée, signé par de Gaulle et Adenauer, le 22 janvier 1963, traité trop souvent oublié et, il faut le dire, tout aussi incompris par ceux qui le commémorent sans le connaître. Et pourtant ! Ce traité mériterait une lecture attentive et, pourquoi pas, d’être revalorisé par les deux Etats, dans son esprit original : car, nos européistes ne s’en vantent pas, c’est bien Jean Monnet, le « père fondateur de l’Europe », qui a fait échouer ce traité car il ne rentrait pas dans le cadre de ses idées atlantistes… C’est ce qu’explique Michel Clapié dans son manuel universitaire « Institutions européennes » (publié en 2003) : « le traité de l’Elysée du 22 janvier 1963 (…) devait ouvrir l’ère nouvelle d’une entente franco-allemande privilégiée destinée à prendre le pas sur la relation transatlantique jusque-là défendue par Bonn. (…) Le traité de Paris fut aussitôt dénaturé par le Bundestag qui n’en autorisa la ratification qu’en l’assortissant d’un préambule directement inspiré par Jean Monnet, qui réaffirmait le lien privilégié de l’Allemagne avec les Etats-Unis d’Amérique, (…) un préambule dans lequel il était dit que ce traité ne portait pas préjudice à la loyauté du gouvernement fédéral vis-à-vis de l’OTAN, ni aux relations étroites entre l’Amérique et l’Europe. (2)» Ainsi, c’est bien Jean Monnet qui a été le fossoyeur de l’indépendance européenne et, d’une certaine manière, de la construction européenne souhaitable… (3)



Aujourd’hui, l’Allemagne s’est émancipé de la France et de son lien particulier avec celle-ci, et plus encore depuis Mme Merkel qui reprend la politique bismarckienne de M. Kohl, mais en y ajoutant une volonté de domination (sans la puissance ?) de son pays sur l’Union européenne toute entière : la tragédie grecque dont M. Hollande fut le témoin impuissant (certains diraient le complice passif…) a renforcé la position allemande dans le monde économique et politique, et lorsque le monde extérieur pense « Europe », il téléphone à Berlin, non à Bruxelles ou à Paris, à rebours de 2003 où c’était la France de MM. Chirac et Villepin qui incarnait et entraînait l’Europe (en coordination étroite avec l’Allemagne et la Russie), du moins celle qui se voulait libre de toute dépendance impériale atlantique…


MM. Macron et Fillon veulent renouer des liens forts avec l’Allemagne, et ils ont raison. Mais les liens en question ne doivent pas être ceux qui emprisonnent mais ceux qui, au contraire, servent la liberté de chacun et l’intérêt de tous. Et il faudra, avant que de resserrer ces liens entre les deux Etats que la France, elle, retrouve sa « force d’être » et que son Etat soit digne de son nom et de ce qu’il impose, au regard de l’histoire et du monde qui, comme le clame, au-delà des temps, Georges Bernanos, « a besoin de la France ». Retrouver la liberté de parole que deux quinquennats de suivisme atlantiste ont fortement dégradée… La République en est-elle capable ? Si elle renoue avec la pratique capétienne qui, parfois, fut la sienne depuis de Gaulle, l’espoir est permis ! Mais il y manquera, tant que nous serons en République, la continuité qu’offre, sans mot dire, la présence d’une dynastie à la tête de l’Etat…


 

 


Notes : (1) : guerre aujourd’hui impossible entre nos deux pays, la France ayant « l’assurance-vie atomique » contrairement à sa voisine ;


(2) : extraits de Michel Clapié, « Institutions européennes », Champs Université, Flammarion, 2003, pages 132-133, 376 ;


(3) : Cette construction européenne souhaitable n’est sûrement pas le fédéralisme européen selon le rêve de MM. Schuman et Monnet, mais bien plutôt une union confédérale souple des Etats européens… Souple, ce qui ne signifie pas faible, bien sûr !

 


 

postheadericon La gifle...

 

La République est née de la violence, et elle s'en glorifie en la justifiant par le but à atteindre : la Révolution française, dès le 14 juillet 1789 et jusqu'au champ de défaite de Waterloo qui clôt le cycle des guerres révolutionnaires et napoléoniennes, est sanglante, même si elle n'est pas que cela. Ce souvenir du sang versé et, surtout, de sa funeste abondance, fut d'ailleurs longtemps un obstacle à l'établissement de la République ou, du moins, à son enracinement, car, de la Vendée au pays basque, les populations locales n'oubliaient pas que, pour elles, la République n'avait guère eu d'égards ni d'humanité. Aujourd'hui encore, les notables en appellent aux valeurs de la République sans en avoir vraiment fait l'inventaire, et il est frappant de constater combien il est difficile d'évoquer la Terreur et ses applications dans nombre de provinces françaises sans susciter la méfiance des autorités scolaires et universitaires... J'en ai, en d'autres temps et un jour d'inspection, fait l'amère et significative expérience !



Une fois la République établie, que cela soit en 1848 ou après 1870, toute marque d'hostilité à son égard et toute révolte, qu'elle soit sociale ou politique, furent considérées comme inacceptables : la République était la nouvelle Terre promise, et s'en défier était alors (et est encore ?) un véritable sacrilège laïque ! Les ouvriers massacrés en juin 1848, ou ceux de Draveil et les mineurs de Courrières, les manifestants du 6 février 1934, désormais accusés de tous les maux quand c'est bien la République qui avait nourri, en son sein, les corrupteurs et les corrompus, témoignent de cette violence du régime, au nom d'elle-même, pour, disaient les fusilleurs (je parle bien des donneurs d'ordre, de ces « sinistres bourgeois » que dénonçait Bernanos, de Thiers à Ramadier en passant par Frot et Daladier), « sauver la République », forcément « en danger »...


Cela n'alla pas forcément jusqu'à la fusillade des impétrants, mais la prison fut souvent une alternative à celle-ci, même pour des violences mineures (mais indéniables et parfois revendiquées) à l'égard des représentants (ministres ou parlementaires, voire présidents) du régime républicain : ainsi, lorsque l'ouvrier menuisier Lucien Lacour, camelot du roi impénitent, gifla le président du conseil nouvellement arrivé à Matignon en 1910 (Aristide Briand), cela lui valut 3 ans de prison ferme ! L'autre jour, c'est M. Valls, ancien premier ministre, qui, de passage en terre bretonne, a été giflé, assez mollement si l'on en croit les images, mais assez visiblement néanmoins pour que les médias ne retiennent que cela de son déplacement électoral. Aussitôt, de l'extrême-droite à l'extrême-gauche, ce fut un bel hourvari contre l'agresseur qui, circonstances aggravantes ?, est à peine majeur, soupçonné de régionalisme ou d'indépendantisme breton, et de sympathies soraliennes, mélange de confusion et de mal-être qui, parfois, caractérise la sortie de l'adolescence... (C'est le professeur qui, en ce moment, parle et écrit !)


Les réactions indignées du public de Droite dans les commentaires de la presse sur la toile, les appels à la défense des valeurs de la République (litanie agressive, en fait), les déclarations de solidarité répétées envers M. Valls, m'ont agacé : je n'ai pas souvenir d'une telle indignation lorsque ce même M. Valls a, là encore mollement mais toujours visiblement, « giflé » un militant du Mouvement des Jeunes Socialistes lors d'une Université d'été socialiste d'il y a quelques années ! C'était quasiment le même geste, et M. Valls s'en est-il excusé ? A ma connaissance, non ! Ainsi, « selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir », comme le grince Jean de La Fontaine dans sa fable des « Animaux malades de la peste »...



Je ne hurlerai donc pas avec les loups contre ce jeune homme que peu d'avocats de plume et de clavier défendent et défendront. Qui sait, si moi-même, je n'ai pas été tenté, un jour, de souffleter quelque « Monsieur » de cette République si forte avec les petits et si servile devant les puissances d'argent, cette République négligeant de condamner Mme Lagarde quand, dans le même temps, elle embastille un jeune contestataire sans appui ni fortune ?


Ne voyez aucune apologie de la violence dans mes propos, mais je l'avoue : je n'aime pas l'hypocrisie, et celle que révèle un peu plus cette anecdote, en elle-même si révélatrice d'une ambiance de fin de règne (fin de régime ?), qui voit un ancien premier ministre faire preuve d'autoritarisme à défaut d'avoir fait, en son temps gouvernemental, montre d'autorité, me conforte dans ma défiance à l'égard d'une République si peu capable, désormais, d'unir et, quand il le faudrait, de pardonner... Que certains envisagent de confier la magistrature suprême de l’État à un homme qui ne connaît pas la valeur du pardon des offenses et, donc, de la grâce (pouvoir régalien du « monarque républicain » de la Cinquième), ne me rassure pas : elle m'effraie, tout simplement !

 


 

postheadericon Le roi est-il le plus compétent pour diriger le pays ?

 

Quand on propose la Monarchie à ceux qui souhaitent un nouveau régime pour la France, beaucoup se rebiffent et avancent nombre d’objections auxquelles il s’agit ici de répondre, dans le cadre de la nouvelle enquête sur la Monarchie, en quelques mots et avec quelques exemples puisés dans l’histoire comme dans l’actualité…

 


« Le roi est-il le plus compétent pour diriger le pays ? »


Dans le cadre de l’Etat monarchique « à la française », ce qui compte n’est pas la simple compétence du roi, mais d’abord et avant tout sa position d’indépendance liée à sa naissance (physique et politique à la fois) hors des jeux de partis, position qui lui permet d’appeler auprès de lui et d’utiliser pour le gouvernement et les autres Conseils toutes les compétences utiles sans a priori politicien ou médiatique.


Ainsi, par le passé, il y a pu y avoir des rois d’intelligence médiocre, mais leur position et le devoir de transmettre le patrimoine dont ils étaient les simples dépositaires, les forçaient, en somme, à prendre les compétences là où elles se trouvaient et, il faut bien le reconnaître, avec quelque succès au regard de l’histoire longue. D’ailleurs, cela a souvent été reproché aux rois d’Ancien régime, en particulier par les « élites » (ou se prétendant telles) de l’époque, les nobles : il suffit de relire Saint-Simon, à la plume géniale mais injuste et ainsi très représentative de l’état d’esprit de nombre de privilégiés, si sévère à l’égard du roi Louis XIV parce que ce dernier, justement, ne s’en laissait pas conter par la classe nobiliaire (ou, plutôt, ses représentants auto-proclamés).



En Monarchie active (ce que certains confondent, à tort d’une certaine manière, avec « absolue »), le souverain ne doit pas hésiter, s’il le faut, à braver l’opinion et les médias qui la forment pour imposer des personnes qu’il sait compétentes et efficaces au regard des enjeux, des défis du moment et pour la suite. Ainsi, on peut dire qu’il n’y aurait pas eu de Richelieu sans Louis XIII ni de Colbert sans Louis XIV. Ces ministres n’ont pas été choisis pour leur popularité (peu élevée, dans ces cas-ci) mais pour leurs qualités politiques d’Etat et leur loyauté au service de la Couronne et du pays.


Cela ne signifie pas que le monarque, aujourd’hui et demain, n’entend pas les remarques ou les demandes des partis politiques, ainsi que les choix électoraux des citoyens (et ceux-ci peuvent être, aussi, une base importante pour le choix - ou le discrédit - des conseillers royaux au sein des institutions), mais qu’il garde le « dernier mot » pour son domaine, en bon arbitre institutionnel, au nom de l’intérêt général qu’il incarne au-dessus des jeux d’appareil et des « courtisans » modernes… C’est une garantie de sérieux et de justesse pour le gouvernement des hommes et la pérennité de l’Etat, quels qu’en soient les tendances politiques dominantes du moment…

 


 

postheadericon Non, la Cinquième République n'est pas la Monarchie !

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Dans le cadre de la nouvelle enquête sur la Monarchie, je recueille les objections faites à la Monarchie, et j’essaye d’y répondre en quelques lignes : n’est-ce pas ainsi le meilleur moyen de préciser ce que proposent les royalistes et d’en débattre ? Aujourd’hui, voici une objection souvent entendue ces jours-ci…

 


« Avec la constitution de la Cinquième République, et comme le dit M. Mélenchon, la France est déjà en « monarchie » : alors, pourquoi vouloir changer ce système ? »


C’est un argument que l’on entend effectivement souvent dans les rangs de la gauche radicale et chez les nostalgiques de la Troisième et, plus encore, de la Quatrième Républiques, mais aussi chez certains conservateurs et quelques gaullistes. Sans doute y a-t-il dans ce propos un aspect à la fois polémique et simplificateur qui tient aux discours politiques qui se prétendent « antisystème », mais, au regard de notre définition d’une Monarchie « à la française » qui transmet la magistrature suprême d’une génération à la suivante lors de la mort du monarque par la simple formule « le roi est mort, vive le roi », la Cinquième République reste bien, qu’on le regrette ou non, une République qui se déchire dans un féroce combat des chefs à chaque élection présidentielle…



Il est vrai, néanmoins, que depuis ses origines, et au-delà des polémiques évoquées plus haut, la constitution de la Cinquième a souvent été comparée à une « monarchie républicaine » ou décrite comme telle, et Maurice Duverger en avait fait le titre d’un livre célèbre jadis étudié dans toutes les facultés de Droit : en somme, une République qui se donnerait un roi tous les sept ans, puis tous les cinq ans, le suffrage jouant le rôle de l’ancienne acclamation populaire et de sacre de Reims. Mais, et surtout depuis que le mandat présidentiel  a été réduit à cinq ans, la République présente le spectacle, parfois indécent au regard des difficultés des populations ou des enjeux contemporains, d’une sorte de « présidentielle permanente », qui se fait évidemment plus vive les neuf mois précédant le scrutin.


Or, dans une Monarchie héréditaire et successible, la magistrature suprême de l’Etat échappe au jeu électoral et, donc, suscite moins de convoitises et moins de querelles d’egos, tout en assurant la continuité de l’Etat (en particulier de sa représentation et de sa parole, garantie par la présence du souverain) en cas de crise ministérielle ou parlementaire, ce que l’on a vu chez nos voisins espagnols et belges ces dernières années malgré le peu de pouvoirs concrets des monarchies locales…



Ce qui distingue aussi la Cinquième République de la Monarchie « pleine et entière » qui nous paraît souhaitable, c’est la structure même de l’Etat et de la prise de décision dans le pays : la Monarchie, symbole d’unité par elle-même, n’a pas besoin de la « centralisation centraliste » qui, depuis la Révolution, enferme les énergies du pays dans une cage de fer dont les clés sont à Paris, entre l’Elysée et le Palais-Bourbon, mais aussi de plus en plus à Bruxelles, dans les palais de verres et d’acier de « l’Europe ». Le roi, trait d’union entre les régions et les communautés, est le maître de la diplomatie (ce que la Cinquième République a repris de l’ancienne Monarchie, et non l’inverse) et il incarne (et exerce) les pouvoirs régaliens (qui, d’ailleurs, veulent dire « royaux », à l’origine) : il peut ainsi redonner aux régions, aux communes et aux quartiers, une grande part des pouvoirs qui, aujourd’hui, sont aux mains des parlementaires ou des ministres de Paris et de Bruxelles.


Ainsi, la Monarchie n’est pas ce que la Cinquième République a pu, légalement et constitutionnellement, être, c’est-à-dire une monocratie incarnée, plus ou moins bien, par le locataire de l’Elysée…

 


 
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