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postheadericon Colonne vertébrale.

En ces temps de commémoration mitterrandienne, il est intéressant de se replonger dans l'oeuvre politique de celui qui fût président et d'y trouver quelques remarques susceptibles de trouver leur place dans ce blog de citations.

Ainsi, en 1987, au moment du Millénaire capétien, Mitterrand confiait à Jacques Attali: "Les Capétiens sont la colonne vertébrale de notre Histoire". En cela, il marquait l'importance de cette dynastie qui, en plus de 800 ans, patiemment, parfois dans la douleur, a construit la France telle que nous en connaissons les limites territoriales métropolitaines aujourd'hui (sauf Nice et la Savoie, devenues françaises sous Napoléon III). Mitterrand, qui connaissait son Histoire de France, savait que, sans les rois, il n'y aurait ni Etat, ni nation.  Sans doute se souvenait-il aussi avoir, dans les années 30, fredonné avec les Camelots du Roi :"Les rois ont fait la France"...

 

Le buste de saint Louis à la cathédrale de Versailles.


 

postheadericon Ouvriers.

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J'ai déjà évoqué le Comte de Chambord et sa préoccupation sociale: il est intéressant de noter que, dans son ouvrage "François Mitterrand, le dernier des capétiens", Guy Gauthier évoque l'influence, indirecte sans doute, que les idées sociales de celui qui aurait pu être Henri V ont exercées sur le jeune Mitterrand dans les années 30.

 

Dans le livre cité ci-dessus, quelques lignes du Comte de Chambord, que je cite à mon tour, restent d'une grande actualité : "L'individu, demeuré sans bouclier pour ses intérêts, a été livré à une concurrence sans limites. Il s'est constitué une espèce de privilège industriel qui, tenant dans ses mains l'existence des ouvriers, se trouvait investi d'une sorte de domination qui pouvait devenir oppressive". N'est-ce pas là une définition assez exacte du néolibéralisme ?

 


 


 

postheadericon Synthèse.

Parmi ceux qui ont joué un grand rôle dans les débats royalistes, il ne faudrait pas oublier Thierry Maulnier qui fût l'un des plus intéressants théoriciens issus de l'école d'Action française. Nombre de ses textes pourraient être aujourd'hui réédités avec profit. Voici quelques extraits de son fameux texte "Miracle de la Monarchie" rédigé en 1935:

"Admirable synthèse,- et sans doute la seule possible- du personnel et du collectif, de l'autorité et des libertés, de la tradition et du progrès nécessaire, la monarchie s'oppose ainsi aux divisions de notre temps non comme la domination d'une majorité ou d'une caste, mais comme la plus haute expression des intérêts communs de la nation et l'arbitre de ses intérêts antagonistes ; non comme le gouvernement d'une opinion ou d'une heure, mais comme le plus haut symbole d'une réalité nationale historique dans tous les moments de sa durée. Etant humaine, elle est comme toute institution imparfaite et faillible ; en elle ne se trouvent pas moins réunies les dernières chances du peuple opprimé, de la liberté menacée et de la patrie en péril. C'est pour nous assez d'espérances".

 

postheadericon Questions sociales.

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Encore une citation du Comte de Paris qui montre que, contrairement à une idée reçue, la question sociale n'est pas ignorée des princes de la Maison de France : "La Monarchie se préoccupe avant tout de questions sociales. Elle constate que la République, régime théoriquement dévoué au bonheur du peuple, est terriblement en retard dans ce domaine. Distribuant des milliards en subventions ou pensions infimes, l'Etat gaspille sa substance et fabrique de la misère pour l'assister ensuite".



Comme c'est vrai aujourd'hui: le système se veut libéral ("néo- ou ultra"-libéral seraient plus exacts) et ne veut pas préserver (au nom de la "liberté des échanges"...)  les emplois français de cette globalisation qui délocalise le travail et les usines là où la main d'oeuvre est la moins chère et la plus exploitée. Ainsi, c'est le "moins-faisant" social qui l'emporte dans cette République qui préfère se contenter de belles paroles et d' "aides" plutôt qu'engager une vraie politique sociale, soucieuse des ouvriers français mais aussi de ceux des autres pays. Tout ne doit pas être mis en concurrence : quand la République le comprendra-t-elle ?


 

postheadericon Monarchie tempérée.

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Les manuels d'histoire de la IIIème République ont souvent donné une image caricaturale des idées de celui qui aurait pu régner sous le nom d'Henri V, le Comte de Chambord: pourtant, il fût un prince préoccupé des grands problèmes de son temps, en particulier la question ouvrière et la décentralisation. Il a aussi rappelé que la Monarchie n'était pas une dictature bonapartiste ou populiste, ou féodale: " La Monarchie française est, dans son essence même, une Monarchie tempérée qui n'a rien à emprunter à ces gouvernements d'aventure qui promettent l'âge d'or et conduisent aux abîmes". N'est-ce pas là, avant l'heure, une ferme condamnation des totalitarismes ?

 
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