Nous avons 1160 invités en ligne
A propos de l'auteur
Menu principal
Souvenirs politiques
Citations royalistes
Bannière

postheadericon 2011

postheadericon Une prochaine conférence royaliste, à Rennes le jeudi 27 octobre : "Peut-on vaincre la crise ?" :

La crise de la zone euro, qui est aussi une crise de l’endettement public (mais il faudra bien un jour aussi parler de l’endettement privé, celui-là même qui a provoqué la crise dite des « subprimes ») et une crise de l’euro-monnaie unique lui-même, ne va pas être réglée par les quelques déclarations des dirigeants européens et, en particulier, du couple franco-allemand Sarkozy-Merkel, couple visiblement dominé par « Frau Germania » au nom du « droit du plus gros payeur » et non de la solidarité européenne…

 

Dans son dernier ouvrage, « Mourir pour le yuan ? », ouvrage dont je recommande chaudement la lecture, Jean-Michel Quatrepoint insiste sur le fait que nous ne sommes pas à la fin mais bien au début de ce que l’on nomme « la crise » : sachant cela, il s’agit de ne pas céder à la facilité de la fatalité, mais bien au contraire de préparer et d’activer les réponses à cette crise multiforme ou à ces crises qui s’agrègent pour ne former, aux yeux des spectateurs producteurs, consommateurs et contribuables, qu’un seul ensemble global, menaçant et redouté.

 

 

 

« Peut-on vaincre la crise ? » : c’est le titre que j’ai choisi pour traiter des propositions que je fais, en tant que royaliste engagé, pour surmonter les effets de la crise et, au-delà, se servir de celle-ci pour « penser le monde qui vient » et commencer à bâtir cette « post-démocratie » qui, si elle est éminemment démophile, pourra plus efficacement en finir avec la suzeraineté des financiers et des « experts », et rendre leurs capacités d’intervention aux Politiques et leurs pouvoirs, au sens civique du terme, aux peuples souverains par leurs Etats.

 

A travers cette conférence qui se tiendra ce jeudi 27 octobre à Rennes, et qui fait suite à celle du 15 octobre, je veux aussi montrer que les monarchistes ne sont pas des « exilés de l’intérieur » justes bons à crier « vive le roi » le 21 janvier, mais au contraire et sans renier le cri de la fidélité royale, des « engagés de l’intérieur », soucieux du Bien commun et porteurs d’espérance…

 

 

 

 

 

postheadericon La mort ignoble d'un tyran : quand la barbarie triomphe...

Note des utilisateurs: / 7
MauvaisTrès bien 

le colonel Kadhafi était un tyran mégalomane, qui avait renversé une monarchie pour établir une république à son profit et vanter une « révolution verte » qu'il voulait étendre à toute l'Afrique : un Robespierre exotique, en somme... Dans les années 70, une certaine Gauche anticolonialiste voyait en lui un « libérateur » comme elle voyait en Mao ou en Castro des guides ! Cruelle illusion...

Ce triste despote aux tenues chamarrées et aux comportements mythomanes était « l'idiot utile » d'un système mondial qu'il prétendait un jour combattre pour mieux, le jour d'après, s'en faire accepter : après avoir été un épouvantail, il était devenu « fréquentable » par les Européens depuis qu'il contrôlait et limitait les flux migratoires africains vers l'Europe. Sa recherche de respectabilité convenait d'ailleurs aux multinationales pétrolières qui le finançaient et le légitimaient, mais aussi aux gouvernements de l'Union européenne qui le recevaient dignement, et même avec quelque faste, en lorgnant sur son pétrole mais aussi sur les immenses réserves aquifères fossiles du sous-sol de la Libye.


Le rêve du tyran : celui d'une Grande Afrique unie...


A l'époque, lorsque M. Sarkozy le recevait en grande pompe pour le remercier de la libération des infirmières bulgares (entre autres), et accédait au souhait du dictateur libyen de pouvoir planter sa tente en plein Paris, le descendant du roi Idriss de Libye chassé par le coup d’État kadhafiste de 1969 était ignoré par les gouvernements européens et en particulier par celui de M. Fillon : le prince-héritier du trône de Libye avait beau tempêter contre le tyran, il ne recevait le soutien de personne, pas même de la secrétaire d’État aux droits de l'homme, Rama Yade, pourtant critique à l'égard du « Guide libyen » ! Enfermé dans une chambre d'hôtel en face du lieu où paradait le colonel Kadhafi, le prince de la dynastie Sanussi pouvait mesurer l'indifférence des pouvoirs de la République française envers la situation des libertés dans sa Libye natale ; aujourd'hui, il peut en mesurer l'hypocrisie...

L'intervention française en Libye, pour tardive qu'elle ait été, était, sinon légale, parfaitement légitime et elle a montré, au-delà des prouesses techniques des avions Rafale, que notre pays était encore capable de s'engager dans un conflit militaire pour des raisons qui n'étaient pas « que » pétrolières ou de « suivisme », et il serait malvenu pour ceux qui se disent nationalistes français de dénigrer cette opération qui a montré que la France savait encore « manier l'épée »... En ces heures incertaines sur le plan international, cela n'est sans doute pas inutile !

Tout cela étant dit, il me faut aussi dire ma colère et ma honte devant la scène ignoble de ce jeudi 20 octobre, le lynchage d'un dictateur déchu, sanglant, mais qui n'en est pas moins homme : prisonnier, et c'était une bonne nouvelle que son arrestation, le colonel Kadhafi est devenu une proie entre les mains de rebelles qui, au regard de leur acte atroce et effrayant, ne valent guère mieux que celui qu'ils combattaient. Cet homme ensanglanté que les images filmées nous montrent bien vivant, regardant ses mains rougies de son propre sang et comme étonné d'être ainsi blessé et livré à ses ennemis, ce salaud même pas lumineux est alors frappé, torturé, dépecé, avant que d'être abattu d'une balle dans le flanc : quelle ignominie que cette exécution sans procès, quelle lâcheté que celle de ses bourreaux qui s'acharnent à vingt contre un, comme si la peur que le tyran leur avait imposée si longtemps devait se muer en sauvagerie pour se faire oublier...


Kadhafi déchu, quelques minutes avant d'être abattu : "mort ou vif !" ? Ce sera "mort"...


Que des gouvernements démocratiques et une Union européenne qui, décidément, se déshonore chaque jour un peu plus entre compromissions et hypocrisie, se félicitent de cette fin-là d'un tyran, me révulse : pas cela, pas comme cela !

Quelle différence entre la sauvagerie passée de Kadhafi et la jubilation morbide et vengeresse de ces démocraties qui, dans le même temps, se prosternent chaque matin devant la Chine et autres dictatures aussi triomphantes parmi les puissances pétrolières ou émergentes ?

M. Kadhafi était un tyran, mais il avait droit à un vrai procès, et il avait droit au respect que l'on doit à tout homme, même inhumain. Je n'aime pas la vengeance aveugle ni la lâcheté et je défends l'idée que même le pire des salauds ne doit pas être traité comme lui-même traitait ses victimes : sinon, comment pouvons-nous affirmer que nous valons plus que lui, que nos valeurs sont meilleures que les siennes si, en fait, nous appliquons les siennes au détriment de notre idée de la justice ? Dans cette sinistre affaire, c'est bien la barbarie qui a triomphé : qu'elle soit ou se dise « démocratique » n'enlève rien à ce qu'elle est et ce qu'elle reste, toujours barbare, toujours ignoble !


 

postheadericon Quelques impressions sur la manifestation antinucléaire de Rennes...

Samedi dernier, j'étais à Rennes pour animer une réunion de l'Action Royaliste Rennaise sur « la crise », conférence sur laquelle je reviendrai et qui aura une suite d'ici la fin de ce mois d'octobre. Mais il y avait le même jour une manifestation antinucléaire d'ampleur nationale, avec la présence de quelques candidats de gauche et d'extrême-gauche à la prochaine élection présidentielle : les calicots et les drapeaux claquaient au vent, les slogans se mélangeaient aux musiques déversées par des sonos saturées, c'était le grand raout festif et revendicatif d'une gauche qui, en ces temps de crise et en ses doutes profonds, cherche à se réconforter et à se prouver qu'elle a encore un poids face à un Système dont le sens véritable, souvent, lui échappe, faute de sortir de ses habitudes et de ses tabous : cette gauche qui, tout compte fait, préférerait une alternative plutôt qu'une alternance, devrait lire Michéa et relire Proudhon, et se plonger dans Bernanos et « La France contre les robots »... Cela lui éviterait quelques désillusions futures et lui permettrait d'ouvrir de nouvelles pistes de réflexion comme d'action !


Après tout, le soleil, c'est moins dangereux que le nucléaire, non ?


Si la manifestation semblait calme mais déterminée, quelques banques et agences immobilières ou d'assurances en firent les frais : murs décorés de slogans drôles ou vengeurs, distributeurs recouverts de peinture, ouvertures sabotées, etc. En fait, cela s'est fait dans une grande indifférence, au point que les façades des agences sont toutes restées dans cet état peu glorieux le soir du samedi et toute la journée du dimanche, voire, d'après des amis rennais contactés il y a quelques heures, tout le lundi ! Comme si les établissements visés ne se sentaient pas concernés par l'exaspération qui monte dans tous les milieux à l'égard des jeux financiers et d'une spéculation peu favorable à une activité économique équilibrée et juste pour tous, et qu'ils n'avaient pas jugé nécessaire de déplacer une agence de nettoyage pour ces quelques déprédations, plus visibles que vraiment méchantes... Ces vitrines maculées intriguaient bien les passants, mais sans autre chose qu'un haussement d'épaules, dans la plupart des cas.

Durant cette manifestation, des groupes « radicaux » (dans la posture, semble-t-il, plus que dans la rigueur de la réflexion...) ont apposés des milliers d'autocollants, parfois contradictoires les uns des autres ou revendiquant « la » révolution, la vraie, celle qui est plus « révolutionnaire » que les autres... Cet assemblage coloré des sigles pouvait faire la joie des collectionneurs ou des « entomologistes politiques » (quelques espèces rares se retrouvant dans ces grandes démonstrations) et j'avoue faire partie de ces observateurs curieux des groupes « minoritaires » qui, pour certains, ne sont pas forcément inintéressants, à défaut d'attirer du monde ou les pensées.

Et les royalistes, là-dedans ? Après tout, certains d'entre eux sont, depuis toujours, des adversaires de l'atome et je me souviens de cette voiture d'un vieux militant d'Action Française d'à côté de Loudun qui arborait fièrement sur la vitre arrière la fleur-de-lys et le soleil rouge des antinucléaires, et cela en 1983, lors de l'Université d'été monarchiste d'AF ! Mon ami Frédéric Winckler, ce fidèle Camelot du roi qui préside aux destinées du Groupe d'Action Royaliste, ne cache pas non plus son hostilité à l'énergie nucléaire et y a consacré une belle série d'articles dans l'ASC (Action Sociale Corporative, revue sociale monarchiste) après le drame de Fukushima. Petite anecdote : près du lycée Emile Zola, des manifestants de samedi n'ont pas hésité à apposer des autocollants antinucléaires à côté de papillons royalistes, ce qui donnait l'impression curieuse que des monarchistes avaient participé au grand barbouillage général des lampadaires et des poteaux indicateurs du centre-ville... A moins que quelques fidèles chouans se soient glissé dans le cortège, ce qui n'est pas impossible !


Voici le modèle des autocollants royalistes encadrés par les autocollants antinucléaires...


Pour ma part, je pense qu'il est effectivement temps de préparer une sortie ordonnée du nucléaire, mais en étant conscient que cela ne peut se faire que par un changement radical des attitudes et des habitudes de consommation. Or, je doute que les nombreux manifestants de l'autre samedi soient prêts à cette réduction de leur « niveau de vie énergétique »... Je crains que la posture de certains ne soient qu'une forme d'imposture ! Pourtant, il y a dans cette « révolution des comportements », qui atteint à l'essence même de la société de consommation, une forte nécessité mais aussi une autre manière d'aborder ce que l'on appelle communément « la crise » : en privilégiant la sobriété, on peut éviter l'austérité et ses frustrations, dangereuses à plus ou moins long terme. Mieux vaut une sobriété responsable et assumée qu'une austérité obligatoire imposée par le Pouvoir (économique ou politique) et souvent désespérante pour qui s'en sent la victime !

(à suivre)

 

postheadericon Conférence "la crise est-elle une fatalité ?", samedi prochain à Rennes.

Ce n'est pas du haut d'un perchoir mais au coeur du lycée, dans les rues que je traverse, au comptoir des cafés que je fréquente ou sur les quais du métro parisien, que j'écoute la « rumeur populaire » : pour nombre de nos concitoyens, la crise n'est pas qu'un mot un peu angoissant, c'est un sentiment ou un pressentiment, c'est une expérience vécue chaque jour, mais aussi parfois des expédients en attendant le lendemain que l'on espère meilleur, c'est une sourde inquiétude...

Cela fait déjà quatre ans que s'est déclenchée cette crise que, sans doute, on pourrait évoquer au pluriel tellement elle paraît vaste et complexe, recouvrant des espaces très différents, des zones de l'économie aux quartiers de la finance, des territoires du politique aux terrains du social, du fond des campagnes aux banlieues ouvrières, etc.

Quatre ans que, jour après jour, je suis ses développements, à la fois inquiet et furieux, mais aussi fidèle à l'espérance d'une « alternative au pire », et que j'essaye d'en saisir le sens, les risques mais aussi les promesses.

Ainsi, je ferai partager mes réflexions sur la crise et mes propositions pour en atténuer les effets mais aussi en sortir, samedi prochain, le 15 octobre, dans ma bonne ville de Rennes, aux environs de 18 h 30, en m'appuyant aussi sur mes dernières lectures, de « Mourir pour le yuan ? » de Jean-Michel Quatrepoint à « Le renversement du monde » d'Hervé Juvin, deux livres fondamentaux pour saisir tous les enjeux de la situation actuelle.



Cette réunion sera aussi l'occasion d'inaugurer le cycle 2011-2012 des conférences de l'Action Royaliste Rennaise, structure monarchiste locale à laquelle j'avoue être très fier de participer, même si c'est de manière encore trop modeste à mon goût...

 

postheadericon L'envie de politique des Français, malgré tout !

La primaire socialiste de dimanche est plutôt un succès et montre aussi, au-delà même de l'étiquette du parti organisateur, la soif de politique encore bien vivace dans notre pays : je trouve cela plutôt rassurant, tout compte fait, car cela rompt avec un certain fatalisme malsain et démobilisateur.

Oui, les Français sont un peuple éminemment politique, et ils n'ont jamais complètement renoncé à l'idée qu'il est possible de « faire bouger les choses », y compris contre les injustices sociales et les puissances financières et économiques qui « gouvernent » (ou y prétendent) le monde : le score même d'Arnaud Montebourg qui a fait campagne sur le thème explicite (mais difficile) de la « démondialisation » en est la preuve la plus éclatante !


La politique, née à Athènes...


Tout cela renforce ma conviction que la politique a encore un avenir et d'abord dans notre pays, et qu'il convient d'en discuter et de la pratiquer, non pour sa gloire personnelle ou de vils intérêts financiers, mais pour défendre ce qui doit l'être, notre nation française tout d'abord, première protection sociale des Français, mais aussi une certaine idée de l'équité et de l'honneur ; la liberté de l'esprit et la justice qui vaut encore mieux que l'égalité ; etc.


L'Action française, parfois cruelle et injuste, mais toujours éminemment politique : une école de pensée qui dénonçait le fatalisme et cultivait l'espérance... Une expérience originale sous la IIIe République.


La présidentielle, qui a déjà commencé et qui aboutira au printemps 2012 par les deux tours de l'élection, est l'occasion privilégiée du débat et du combat politique, même si elle n'en est qu'un aspect et qu'il ne faudrait pas limiter toute politique à cette simple joute électorale. A défaut d'avoir un candidat, socialiste ou autre, qui convienne à mes convictions monarchistes, forcément exigeantes, j'ai bien l'intention de faire entendre ma « petite musique royaliste », et de rappeler que « dans le concert des libertés, le roi est le chef d'orchestre nécessaire », tout simplement !

 
Plus d'articles...