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postheadericon 2005

postheadericon La grève.

Le 4 octobre fut une journée de grève : toutes les branches de la fonction publique ont été touchées, ainsi qu’un certain nombre d’entreprises. Mais cette grève aura-t-elle un impact réel ? Est-elle utile  ?

 


Lorsque la grève devient «rituelle», lorsqu’elle est la «marque» de la rentrée sociale et syndicale, elle perd de son caractère et de sa force ; elle n’est plus qu’une habitude, une routine, sans souffle ni rythme, et les pouvoirs publics attendent juste le lendemain...

 


De plus, dans le cas de la journée du 4 octobre, il semble que la mobilisation reste en-deça, malgré les communiqués triomphants des syndicats, des espérances de ceux-ci, ce qui s’avère du coup contreproductif, car le rapport de forces reste largement favorable au gouvernement en place et à ses alliés et, bien sûr, aux groupes industriels et financiers; Sans doute, certains grévistes ont de fortes et nobles raisons de manifester leur mécontentement, en particulier ceux qui sont victimes de la pratique peu humaniste des «licenciements compétitifs». Sans doute, mais ce n'est pas le cas de tous...

 


D'autre part, il semble que, paradoxalement, le vote «non» au référendum sur la constitution européenne ait crevé l’abcès et que le bulletin de vote transformé en « arme de destruction massive» ait rempli sa fonction sans entraîner de mobilisation (ou de large réflexion) des vainqueurs d’un soir. Les oligarques qui règnent sur les institutions européennes à Bruxelles attendent des jours meilleurs, sourds aux «humeurs populaires» selon le terme de l’un d’entre eux qui évoque souvent la démocratie pour mieux se préserver du «peuple»...

 


«Le jour d’après», le lendemain d’une grève, c’est la poursuite du rite : commentaires et communiqués, torses bombés et déclarations péremptoires mais rien n’a vraiment bougé... Le rite est rassurant, il n’est pas forcément efficace, mais les «croyants» attendent la prochaine sans parfois y croire vraiment, sans croire au «grand soir» qui a tant fait vibrer leurs «anciens»... Lorsque la grève devient un rite sans surprise, elle n’est plus qu’une finalité parfois divertissante, et non plus un moyen de pression...

 


Les syndicats le savent et le reconnaissent d’ailleurs à demi-mots... Mais ils sont parfois devenus des «machines sans imagination» ; désormais, il revient aux politiques de poser les vraies questions et d’agir, de «réagir», aux injustices et dérèglements d’une économie qui se fait de plus en plus sauvage.

 


Il est possible que les royalistes trouvent dans cette situation de quoi alimenter leur réflexion et diffuser leur conception du «politique d’abord» ; là encore, l’inscription du politique dans la longue durée dynastique n’est pas une solution miracle, mais la condition d’un nouveau dialogue social, au-delà des étiquettes partisanes ou syndicales (sans les négliger pour autant) et au-dessus des seuls intérêts particuliers.

 


La France a besoin de l’institution d’un État-arbitre, d’un arbitre indépendant qui fasse respecter les règles de la vie et de la justice sociales. En somme, d’une Monarchie active...

 

postheadericon Album photo.

La récente campagne électorale royaliste dans les Hauts-de-Seine a été une bonne occasion de faire de nombreuses photos "militantes": un album-photo est en cours d'élaboration qui sera bientôt visible sur la Toile. Ci-dessous, une rencontre avec le candidat désormais réélu M. Patrick Devedjian, dans les rues de Sceaux: notre (brève) discussion porta sur le caractère des institutions de la Vème République, considérées comme "trop monarchiques" par mon interlocuteur. Je lui rétorquai qu'elles me semblaient, au regard des affrontements déjà bien engagés pour le siège présidentiel, encore fort républicaines... et que l'Arbitre suprême ne devait pas dépendre d'une telle joute où l'envie se conjugue avec la démagogie...

 

postheadericon Barras.

 

Barras fut un révolutionnaire de 1789, ardent républicain qui vota la mort du roi Louis XVI en 1793 et celle de Robespierre dont il craignait les foudres en 1794, avant de fuir la France après le coup d'Etat du général Bonaparte en 1799. Il a eu l'occasion, revenu en France sous Louis XVIII, d'apprécier tous les régimes et les hommes de cette époque. Aussi, son jugement n'est-il pas totalement insignifiant quand il écrit dans ses Mémoires:"Mieux vaut pour un peuple un roi chassant qu'un empereur belligérant"... A dédier à tous ceux qui rêvent de l'"homme providentiel" et se font de l'Autorité une idée fausse, la confondant avec la Dureté. La Monarchie est l'Autorité incarnée nécessaire aux libertés et aux citoyens, celle qui se conjugue avec la Justice, comme l'a maintes fois évoquée feu le comte de Paris dans ses écrits.

 

postheadericon Rachat des entreprises françaises.

A l'heure où il est tant question de "patriotisme économique", notion qui reste encore à préciser et, plus encore, à mettre en oeuvre de manière intelligente (sans tomber dans l'étatisme ou le simple dirigisme), de nombreuses entreprises de l'hexagone passent sous le contrôle d'investisseurs étrangers, parfois peu soucieux des salariés français, "trop chers" selon l'expression désormais consacrée et si peu humaniste...

 

Après Rossignol ce printemps, le groupe Taittinger cet été, c'est au tour du "Coq sportif", pourtant en bonne forme économique, de partir entre les mains d'un fonds d'investissements suisse, dans une grande discrétion.

 

Sans doute est-ce le jeu du libre Marché. On peut néanmoins regretter que ce jeu se fasse au détriment du poids économique de notre pays qui a encore un rôle à jouer dans la "compétition internationale". Là encore, la volonté politique de la République française semble fort discrète: agiter le drapeau du "patriotisme économique" ne suffit pas à en faire une politique concrète, pourtant nécessaire en ces temps de globalisation si l'on veut garder au Travail français des conditions sociales dignes de notre civilisation humaniste.

 

postheadericon Une citation fort intéressante.

Au hasard de mes lectures, j'ai retrouvé cette citation de Proudhon, pourtant peu suspect de royalisme, lui qui fut un des principaux théoriciens du socialisme français (il est aujourd'hui revendiqué par les libertaires...). A l'heure des phrases assassines des postulants à la magistrature suprême de la République, elle me semble à méditer plus que jamais: "Un homme qui travaille à assurer sa dynastie, qui bâtit pour l'éternité, est moins à craindre que des parvenus pressés de s'enrichir et de signaler leur passage par quelque action d'éclat".

En somme, mieux vaut la Monarchie héréditaire que la République des convoiteurs...


 
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