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postheadericon 2005

postheadericon "Objection, votre honneur"...

 

Certaines notes de ce blog ont été l'occasion de débats et de nombreuses objections à la Monarchie ont été faites. En voici une que je reproduis et à laquelle je vais répondre brièvement: "Notre histoire est aujourd'hui plus marquée par les 5 républiques que par les années de monarchies. C'est d'ailleurs tout naturel: notre culture ne peut qu'être plus fondée sur des idées (républicaines) que sur un sentiment irrationnel et irréfléchi caractéristique des esprits faibles: le besoin de rester béat d'admiration devant un homme qui "en impose" plus par son statut que par sa personnalité".


Premier point: L'Histoire de France ne commence pas en 1792 avec la 1ère République. Il n'est pas inutile de rappeler qu'il n'y a, tout simplement, de France que parce que les rois depuis Hugues Capet, tout imparfaits soient-ils, l'ont construite, agrandie, fortifiée en même temps qu'ils forgeaient l'Etat, au risque de l'Histoire et de l'adversité. Lorsque la République s'installe à la tête de notre pays, la métropole française est quasiment celle que nous connaissons aujourd'hui, moins la Savoie et Nice. Cela marque l'Histoire, me semble-t-il...


"Les rois ont fait la France", dit la formule, et ce n'est pas faux !


Deuxième point: L'Histoire récente, celle des deux derniers siècles écoulés, a donné la plus grande place à l'"idée" républicaine et aux différentes formes qu'elle a prise, de celle de la "Terreur" de 1793-94 à celle de "monarchie élective" depuis la Constitution de la Ve République. Cela a évidemment marqué les esprits et "éloigné" la Monarchie des préoccupations ou des réflexions politiques de nos concitoyens: mais cela n'enlève rien à sa pertinence ou à sa nécessité, même si sa possibilité, sa "faisabilité", paraît certes lointaine, dans le temps comme dans les esprits.


Troisième point: Il ne faut pas confondre "Monarchie" et "idolâtrie", cette dernière étant l'un des éléments des Pouvoirs totalitaires (d'où le culte de la personnalité, le dictateur étant considéré comme l'incarnation suprême du Peuple, à travers le plébiscite, dont raffolent les totalitarismes, et du Parti, censé traduire la volonté générale chère à Rousseau...) mais aussi des Démocraties "productrices et consommatrices d'images" et qui reposent sur cette même volonté générale qui survalorisent l'image au détriment du Politique. Il n'est pas inintéressant de constater, d'ailleurs, que l'idolâtrie s'est souvent marquée, y compris dans les stratégies électorales et partisanes, par ce qu'on appelle "l'homme (ou la femme, si l'on pense à l'"idole" socialiste de 2007, aujourd'hui en disgrâce médiatique...) providentiel".



Cela étant, le roi (ou la reine) a aussi une image et un prestige, souvent plus attachés à sa fonction et à sa situation institutionnelle qu'à des "postures idéologiques", qu'il lui appartient d'entretenir ou de modifier. Mais il en appelle plus au coeur qu'aux "tripes", d'une certaine façon. La Monarchie n'est pas l'idolâtrie (même "people"...) mais bien plutôt la "fidélité créatrice". Alexandre Dumas, d'ailleurs, s'en fait l'écho dans son roman "Les trois mousquetaires".


 

postheadericon "Royalistes aujourd'hui", rappel.

 

Pour ceux qui découvrent ce blog, je les incite à lire la note expliquant mes raisons royalistes en cliquant sur la ligne suivante:


www.u-blog.net/jpchauvin/note/4 .


N'hésitez pas à me faire part de vos réactions. Merci d'avance.


Durant cette semaine, je m'attacherai à répondre aux objections postées en commentaires: cela permettra de faire, je l'espère, avancer le débat. Il me semble qu'à l'heure de la "présidentielle permanente", le message royaliste mérite d'être diffusé et, pourquoi pas, discuté... Indépendance de la magistrature suprême, principe dynastique, Etat fort et contre-pouvoirs assurés, inscription du Politique dans la durée et la continuité, etc.: autant d'éléments importants de la Monarchie que je défends. Le débat reste ouvert !


P.S.: Dans un monde qui souffre du repli sur soi, de "l'individualisme de masse", il me semble, au regard d'ailleurs de nos voisins belges ou espagnols, que la Monarchie "gouverne au coeur", ce qui humanise l'institution d'Etat. Néanmoins, attaché à une Monarchie qui ne soit pas que symbolique, je souhaite qu'elle gouverne aussi "à la tête". Mais, quelle Constitution Monarchique pour la France ? Cela mérite une note, prochaine. Merci de votre patience.

 


 

postheadericon Jacques Dejouy.

 

Me voici ce soir à Paris pour assister à la conférence organisée par le "Cercle de Flore" (doit-on y voir une référence au livre de Maurras "Au signe de Flore" dans lequel il raconte "les premiers frêmissements de l'Action française" ?) autour de Jacques Dejouy, écrivain, résistant et ancien de la 2e D.B. de Leclerc, et... royaliste.


Le carton d'invitation annonce : "Un résistant d'hier nous entretiendra de sa vision économique et sociale pour la France de demain".


A l'heure des grandes conférences internationales (OMC à Hong-Kong; Sommet européen du 15-16 décembre) et de leurs "décisions" pour le moins discutables, il me semble intéressant d'entendre la voix originale de ce vieux militant de la Cause monarchique.

 

postheadericon Affichages royalistes.

J'ai profité du dimanche pour coller, en bon militant "royco" (surnom que les royalistes tourangeaux s'étaient donnés au milieu des années 70...), une centaine d'affiches dans les environs de Montfort-L'Amaury et de Thoiry.

 

Certains peuvent trouver cela inutile, mais il me semble important de "faire connaître" par des moyens fort classiques et "rudimentaires" (à l'heure d'Internet...), quelques positions royalistes : n'ayant pas les moyens de grandes campagnes médiatiques, puisque n'ayant pas de grosses sommes d'argent comme les partis de gouvernement actuels, l'affichage permet quand même de toucher quelques centaines de personnes, surtout dans les villages ruraux où le regard n'est pas saturé par les publicités en tout genre. C'est aussi l'occasion de quelques discussions avec les passants puisque je colle mes affiches en pleine journée, au vu et au su de tout le monde.

 

Evoquer la nécessité d'un Etat fort mais "allégé", limité aux seuls pouvoirs régaliens; dénoncer la crise d'une Ve République quinquennale qui s'enfonce chaque jour un peu plus dans la "présidentielle permanente"; proposer une nouvelle politique agricole en lien avec l'Aménagement du territoire; avancer des solutions nouvelles et pragmatiques aux problèmes des "banlieues"; ... : autant de sujets abordés ainsi, au fil des affichages, dans la rue, en toute simplicité. C'est aussi une manière d'écouter tous ces gens qui se sentent parfois dépossédés de la parole politique: et pourtant, ils en ont à dire ! Les écouter, les entretenir de mes idées royalistes, en discuter : c'est aussi cela, la politique, et il est bon de ne pas le méconnaître.

 

postheadericon Une réunion mouvementée sur les "banlieues".

Le Cercle Anthinéa et l'Institut d'Action française de Lyon m'avaient invité jeudi 15 décembre à prononcer une conférence sur les "banlieues" et les propositions royalistes sur ce sujet épineux.

 

Une bonne vingtaine de jeunes se revendiquant d'opinions anarchistes ou d'extrême-gauche sont venus pour m'empêcher de parler, au nom d'une conception "révolutionnaire" de la Liberté: "pas de liberté pour les ennemis de la Liberté"... Durant une heure, il m'a été difficile de tenir correctement mon propos, interrompu par les hurlements, injures et slogans d'un autre âge de certains perturbateurs. Les reproches qui m'étaient adressés montraient que les jeunes manifestants étaient, d'une certaine manière, les "enfants du Politiquement Correct", et qu'ils réagissaient, non en fonction de ce que je disais ou pensais, mais de l'idée préconçue qu'ils se faisaient de mon "idéologie". La confusion était ainsi totale et le dialogue, auquel je n'ai, durant cette heure mouvementée, jamais renoncé malgré les menaces, difficile. Pour la plupart des manifestants, accepter le débat avec des royalistes était déjà une compromission... D'ailleurs, parler des "banlieues" ne les intéressaient pas, à part quelques uns, sans doute intrigués, en définitive, par ce que je pouvais avoir à en dire.

 

Quelques slogans proférés à mon encontre étaient révélateurs: ainsi, le fait d'être professeur était une circonstance aggravante, selon certains manifestants, puisque "les profs sont les gardiens de l'ordre social" que ces jeunes "anarchistes" combattent... D'autres reprenaient les vieux préjugés en cours dans l'école de la IIIe République sur les royalistes et la Monarchie... L'idée d'un royalisme social leur semblaient une contradiction insurmontable, ou, pire, un "piège fasciste (sic!) pour la classe ouvrière"... Un autre me hurlait que "tout est politique" quand j'expliquais que le Politique n'est qu'un moyen, mais un moyen nécessaire pour atteindre d'autres fins (en particulier sociales). La plupart, en bons "anarchistes", criaient que l'Etat, c'était le mal absolu: en cela, ils me semblent fort proche de la vulgate ultralibérale qui, elle aussi, voue tout Etat aux gémonies... Les traditionnels slogans "Ni Dieu, ni maître" étaient adaptés à ma couleur politique puisque l'Etat et le Roi étaient rajoutés parmi les éléments à dénier...

 

Au bout d'une heure, tous les contradicteurs, ou presque (certains sont restés, et m'ont écoutés courtoisement, sans m'interrompre), étaient partis, et la conférence a pu se poursuivre dans le calme durant cette seconde heure. J'ai alors pu évoquer les propositions qui me semblent utiles pour apaiser les "banlieues" et leur ouvrir, au sein de notre société nationale contemporaine, des perspectives d'avenir.

 

D'ailleurs, bien que l'actualité se soit tournée vers d'autres sujets, parfois tout aussi problématiques, je continue à travailler sur celui-ci, et plusieurs textes de ma main sont en cours ou en attente de publication. J'ai aussi d'autres réunions et séminaires prévus sur ce même thème. J'y ferai écho dans de prochaines notes.

 

Certains s'étonnent de voir un royaliste s'investir autant sur ce thème des "banlieues": mais, il me semble que le devoir d'un royaliste est, quels que soient les lieux ou les circonstances, de "servir". Cela est d'autant plus nécessaire "là où ça fait mal".

 
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