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postheadericon 2005

postheadericon La TVA à 5,5%.

Le conseil des ministres des finances de l'Union Européenne se réunit mardi 6 décembre pour décider de la reconduction, ou non, de la TVA à 5,5% pour les travaux du bâtiment en France. Or, dans ce genre de dossier, il faut l'unanimité des 25 Etats de l'UE pour maintenir cette mesure, ce qui n'est pas acquis, puisque les nouveaux pays d'Europe de l'Est y sont opposés. Même chose pour les métiers de la Restauration qui, eux, demandent à profiter enfin, trois ans après la promesse du candidat Chirac, de ce taux de TVA qui leur permettrait, disent-ils, d'augmenter les salaires de leurs personnels et de créer de nouveaux emplois. Mais, là encore, certains pays refusent cette baisse de la TVA pour ce secteur en France.

 

Ainsi, l'UE, par ses règles de fonctionnement, apparaît non seulement bloquée, mais "bloquante" pour les activités professionnelles de nombreux pays d'Europe. La France n'est plus libre de ses décisions économiques et sociales, prise entre les réglementations européennes, les intérêts des uns contre les autres et une idéologie du "renard libre dans le poulailler libre" plus soucieuse des profits que des emplois... Il n'est pas certain que cette absence de souplesse et d'équilibre au sein de l'UE soit une garantie pour son avenir et celui de ses habitants...

 

Dans ce domaine comme dans d'autres, le principe de subsidiarité inscrit dans le traité de Maëstricht aurait pu être invoqué: mais, au regard de ce même traité, il ne s'applique pas en ce domaine de la TVA, pour éviter, dit-on, les "distorsions de concurrence"...

 

"Moins d'idéologie, plus de pragmatisme": si l'UE ne songe pas à respecter cette règle simple, il est à craindre que les pays qui la constituent ne soient bientôt plus en mesure de peser grand chose dans la compétition économique mondiale.

 

postheadericon Juan Carlos, Felipe, Leonor...

Le roi Juan Carlos a célébré il y a quelques semaines le trentième anniversaire de sa montée sur le trône d'Espagne. Il succédait alors, non à son père, mais au général Franco, le "caudillo" depuis sa victoire sur les "républicains".


Beaucoup, en Europe comme en Espagne même, prédisaient une fin rapide à ce roi, surnommé pour cela "le bref". La funeste prédiction ne s'est pas réalisée et l'Espagne, dès 1986, rentrait dans la Communauté Européenne (rebaptisée depuis "Union Européenne).


Aujourd'hui, chacun rend hommage au roi d'avoir évité à l'Espagne les déchirements d'une "sortie de dictature" et d'avoir ramené la concorde dans un pays si longtemps partagé par les haines. Certes, ce n'est pas un "Royaume idéal", et la Monarchie espagnole reste perfectible, comme toute politique humaine.


En tout cas, la Monarchie, qui comptait peu de partisans en 1975, semble désormais bien installée. Mais Juan Carlos n'est que le premier maillon de cette nouvelle Monarchie: après lui, "si Dieu le veult" selon la vieille formule médiévale, le prince Felipe assumera la magistrature suprême de l'Etat. Il aura, en ces temps futurs, de nouveaux défis à relever dans un monde en perpétuel mouvement et au risque de conflits.


Le roi Juan Carlos et son fils Felipe d'Espagne.


Mais, au-delà de sa personne, la dynastie est aussi assurée par la naissance de sa fille Leonor qui, par la prochaine modification annoncée de la loi de succession, pourra, à son tour et le jour venu, gravir les marches du trône.


La Monarchie héréditaire, et c'est l'une de ses particularités principales, n'est pas le Pouvoir d'un homme seul, c'est celui d'une famille qui se perpétue dans le temps, se renouvelle à chaque naissance. C'est vrai en Espagne et, même en l'absence d'un trône, c'est vrai en France.


 

postheadericon "Descendant d'esclaves et d'esclavagistes"...

 

Depuis quelques temps, des revendications identitaires se font de plus en plus pressantes, arguant de l'histoire coloniale française et du "devoir de mémoire", dans les communautés d'outre-mer ou d'origine africaine, méditerranéenne comme subsaharienne. Certains se revendiquent descendants d'esclaves et ne voudraient voir dans la France qu'une nation esclavagiste. Cela est souvent exagéré et pas toujours éclairé, parfois même malveillant à l'égard de notre pays et de ses populations anciennes.


Ce débat, qui dérape parfois dans le sectarisme, voire le racisme (fût-il qualifié de "communautarisme", qui est le repli sur soi d'une communauté et son enfermement dans une mémoire plus mythique et fantasmée que réelle), me semble malvenu dans une France qui, aujourd'hui, semble douter d'elle-même et de ses raisons d'être.


Je voudrai évoquer ici le souvenir de Jean-Marc Hémery, décédé à peine trentenaire au début des années 1990, et que j'ai cotoyé une année durant, il y a vingt ans, quand il était en métropole.


Jean-Marc était antillais et, plus précisément guadeloupéen. Sa couleur de peau indiquait qu'il était le fruit des amours successives de plusieurs générations d'origines territoriales et ethniques différentes. Il se présentait fièrement, symbole des communautés mêlées, comme un "descendant d'esclaves et d'esclavagistes" et il assumait ce passé en affirmant que c'était cela aussi la France d'Outre-mer. Revendiquer un statut "unique" (fils d'esclave ou fils d' esclavagiste) lui semblait ridicule et, même, dangereux et il condamnait cette imposture qui était celle des séparatistes antillais qu'il combattait, plume à la main, dans la revue du royaliste Edouard Boulogne, "Guadeloupe 2000". Lui-même royaliste, il m'entraînait parfois vendre l'hebdomadaire "Aspects de la France" aux portes de la cantine du Ministère des finances qui était alors non loin de la rue Croix-des-Petits-Champs, siège du journal monarchiste. Il était animé par un amour passionné de la France, de la France "du proche et du lointain", de ce que nous nommions "la plus grande France", celle qui vibre à Nouméa comme à Versailles, à Saint-Denis comme à Mayotte, à Quimper comme à Strasbourg. A la suite de Maurras, qu'il citait souvent, il se voulait "nationaliste" considérant, à la suite de Bainville, que "La France est un composé" et qu'elle est belle de toutes ses couleurs. Il trouvait en Bernanos l'écho de son amour pour la France et le Roi, et il s'y référait fréquemment. Il n'aurait pas aimé les revendications communautaires fondées sur la "seule" couleur, comme on en entend de plus en plus aujourd'hui.


Il était fier de ses origines antillaises qui appartenaient aussi à la France, cet arbre aux racines parfois si différentes et au tronc unique, aux branches multiples.


Désormais, Jean-Marc repose en cette "Galerie des amis morts" qui appartient à ma mémoire et que je partage avec d'autres. Mais cette mémoire et son souvenir ont encore beaucoup à nous dire...


 

postheadericon Pollution en Chine.

La Chine est un nouveau géant qui a soif d'énergie et de conquête (et celle-ci passe désormais par l'économie et le commerce), et qui cherche à tout prix, comme l'avait jadis fait Staline et l'URSS, à devenir la première puissance mondiale, fût-ce en payant un prix très lourd, autant sur le plan social qu'environnemental. La récente pollution au benzène qui a privé 9 millions de Chinois d'eau potable en est une preuve supplémentaire. Mais cette catastrophe, qui est d'ailleurs sans doute appelée à se reproduire si l'on en croit les analystes, risque de ne pas changer grand chose à l'attitude des Chinois face aux problèmes environnementaux: à tel point que "Le Figaro" pouvait titrer il y a quelques jours sur "la Chine, premier pays pollueur du monde".

 

Il serait du devoir des autorités de pays comme la France de proposer à la Chine de lui apporter son expérience technique et environnementale face à des pollutions qui pourraient être évitées. Le problème est évidemment la susceptibilité du pouvoir chinois qui, jaloux de son indépendance, n'est pas encore prêt à accepter ce genre de secours. Mais sans doute faut-il essayer d'entamer un travail diplomatique qui permettrait de faire évoluer la position chinoise. Pour l'instant, la diplomatie française semble ne pas avoir encore saisi l'importance d'une "diplomatie environnementale" dont, pourtant, l'urgence se fait de plus en plus sentir, et pas seulement dans le monde asiatique. Il y a pourtant là un champ d'action et de proposition qu'il ne faut pas négliger et sur lequel la France pourrait s'appuyer pour continuer à jouer un rôle de premier plan sur la scène mondiale. L'ébauche de cette diplomatie, il y a quelques années, par M. Chirac lors d'un discours fameux, n'a pas été suivi d'effet: sans doute parce que la République, qui est comme le signalait Anatole France "l'absence de roi", n'a pas cette "mémoire active" qui reste l'apanage de la Monarchie héréditaire, de la succession dynastique qui impose au souverain de "sauvegarder l'héritage"...

 

postheadericon Café politique du 26 novembre.

Samedi 26 a eu lieu le "café politique" consacré à la "crise des banlieues". Il a été l'occasion d'évoquer la situation actuelle des banlieues "chaudes" et les défis qu'elles posent à notre société et à son modèle social et, au-delà, à notre système d'accueil et d'inclusion (nationale comme sociale) des populations qui y sont installées. Chercher à comprendre la problématique des banlieues, c'est préparer le terrain, sans angélisme ni démagogie, à une véritable politique susceptible de désarmer certains conflits potentiels, ou d'en limiter les effets.

 

Lors de ce café, quelques propositions ont été évoquées, qui mériteraient un plus long développement et une plus large discussion: ce blog sera l'occasion d'en aborder quelques unes.

 

J'ai avancé quelques pistes de réflexion dans un article publié par "L'Action française 2000" à la mi-novembre, et qui porte sur l'école comme l'un des vecteurs de "réglement" de la "crise des banlieues". J'en publierai quelques extraits significatifs dans une prochaine note ainsi que les compléments qu'il me semble utile d'ajouter: l'intérêt du café politique est d'avoir aussi permis de nourrir la réflexion, et la mienne en particulier, sur ce sujet. Un grand merci, donc, à ceux qui y ont participé.

 
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