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postheadericon Crise des banlieues, suite.

Avec le recul, il me semble que la crise des banlieues, qui a tourné aux émeutes le mois dernier, est une "crise multiple": crise sociale, crise urbaine, crise des valeurs et du sens, crise des institutions politiques... Elle joue surtout un rôle de révélateur et de "miroir grossissant", parfois déformant, de notre société et de son fonctionnement, mais aussi de son idéologie "individualiste de masse" et de sa morale consumériste...

 

Ni révolte, ni révolution, les émeutes n'avaient pas de fond politique et, sans doute, même pas de revendication sociale, malgré les efforts de certains journalistes d'appliquer sur ces événements une "grille d'analyse" rassurante mais, en fin de compte, pas toujours crédible. Ce qui ne veut pas dire qu'elles n'avaient pas de sens, mais que les émeutiers n'avaient pas de discours autre que celui, mimétique, des médias et celui, qui leur est propre, de la "susceptibilité narcissique", de cette susceptibilité qui semble le moyen de s'approprier une identité "d'opposition" à autrui, à ce qui est "hors-les-quartiers".

 

Cela pose le problème même du sens de cette "dissociété" (selon le mot de Marcel de Corte) qui privilégie l'individu désaffilié à la personne et à la société, et qui semble incapable d'inscrire sa pratique dans autre chose qu'une sorte de "présent permanent".

 

En inscrivant le politique dans la "longue durée" dynastique, la Monarchie active "à la française", sans avoir le "remède-miracle" à tous les problèmes de notre temps, ouvre la possibilité d'une politique véritable des villes et de leurs périphéries, d'une politique sur le long terme et non plus de ces "vaines expériences" remises en cause à chaque alternance gouvernementale. Le "chantier des banlieues" est trop important pour le livrer encore aux seuls démolisseurs ou démagogues de tout acabit.

 

postheadericon Mon agenda politique de la semaine.

Malgré les copies, nombreuses, qu'il me faut encore corriger, mon agenda politique de la semaine est bien chargé: rédaction d'un article pour Alternative, revue des étudiants et jeunes travailleurs royalistes, sur les problèmes de l'Education et les propositions monarchistes; préparation d'un travail sur la revue L'Accord social, revue parue entre 1907 et 1911 et représentative du courant royaliste social; etc.

 

D'autre part, je serai, mercredi 14 décembre à 20 heures, à la conférence de Luc Richard et Philippe Cohen sur leur livre "La Chine sera-t-elle notre cauchemar ? Les dégâts du libéral-communisme", qui se tiendra dans les locaux de la Nouvelle action royaliste à Paris.

 

Le lendemain, jeudi 15 décembre, je serai à Lyon pour donner une conférence sur les banlieues: définitions, situations et propositions devant les auditeurs de l'Institut d'Action française.

 

Sans oublier quelques notes en préparation pour ce blog, et des réponses que certains attendent avec, et je les en remercie, une grande patience...

 

postheadericon Jean Lacouture et le romantisme républicain.

 

Jeudi 8 décembre, Jean Lacouture, journaliste "de gauche", donnait une conférence au lycée Hoche pour évoquer la jeunesse mouvementée d'Alexandre Dumas jusqu'au début de la Monarchie de Juillet (1830). En entendant celui qui fût aussi un témoin engagé dans un XXe siècle de fureurs et de compromis, il me semblait mieux comprendre ce qu'avait été "le romantisme républicain", au XIXe comme au XXe siècle: un "idéal", partagé avec une sorte de ferveur à la fois joyeuse et anxieuse par des générations d'intellectuels persuadés que "la liberté guidait leurs pas" et que la République, celle dans laquelle "le bonheur est une idée neuve" (selon le mot de Saint-Just), était ce régime que l'humanité, au fond d'elle-même, avait toujours attendu, espéré...


Au risque de choquer quelques uns, je comprends cette espérance et elle me semble terriblement "belle", mais j'ajouterai aussi "cruellement belle", voire "horriblement belle", au regard de l'Histoire ("la sanglante beauté de la guillotine, luisante au soleil couchant, effrayante et fascinante"...). Les soldats de l'An II, les jeunes résistants, gaullistes ou communistes, même si je ne méconnais pas les arrière-pensées de certains d'entre eux au sortir de l'Occupation, etc., toutes ces personnes qui ont osé mettre leur peau au bout de leurs idées, il me semble qu'il est possible de les entendre et de les estimer, ce qui ne signifie pas tout accepter d'eux. Ainsi, cela ne m'empêche pas de combattre pied à pied leurs idées mêmes, leurs conceptions du monde, leurs illusions, leurs erreurs et leurs errements.


M. Lacouture pourrait aussi s'inspirer de ces royalistes qui furent des héros de la Résistance, de Jacques Renouvin à Honoré d'Estienne d'Orves...


Jean Lacouture est un romantique républicain et, au soir de sa vie, il me semble qu'il conserve sa foi et, sans doute, quelques rêves. Il se trompe aussi dans son appréhension des événements historiques, confondant la Monarchie de la Restauration avec la Monarchie absolue, preuve qu'il en est resté à l'Histoire républicaine telle qu'on l'enseignait dans les écoles de la Troisième République et qu'il n'a pas cherché à aller plus loin ou à remettre en cause ce "catéchisme républicain" que les historiens se sont chargés depuis de  critiquer, voire de démolir, au nom de la recherche de la vérité historique... Mais lorsque Lacouture évoquait le "bonheur des hommes" (sans doute le terme "bien-être" correspondrait-il mieux à sa pensée, le "bonheur" étant d'abord une notion personnelle et qui doit le rester, au risque de devenir totalitaire, comme l'a prouvé à maintes reprises l'Histoire, de France comme d'ailleurs), "bonheur" qu'il pensait comme un objectif nécessaire à tout Pouvoir de donner aux populations, il me revenait à l'esprit cette citation du comte de Paris (1908-1999): "La mission essentielle du Pouvoir est de rendre les hommes heureux".


Cela me rappelle aussi les propos de Pierre Debray, cet ancien progressiste chrétien proche des communistes dans les années 50, "converti" à la Monarchie par son dialogue avec le philosophe maurrassien Pierre Boutang, qui se définissait comme "républicain de sentiment mais royaliste de raison"... C'était un "Lacouture" lui-aussi, mais un "Lacouture" qui aurait conclu, après un long combat intérieur avec l'Ange-République, à ce qui permettrait les "libertés républicaines", c'est-à-dire la Monarchie héréditaire et active: "Sub Rege, Rei Publicae", disait-on sous François Ier...


 

postheadericon Pollution en Chine, suite (sans fin ?)

 

La récente pollution en Chine a mis en évidence la désastreuse situation environnementale dans un pays en pleine expansion économique, et cela malgré la Constitution de 1982 qui accordait une certaine place à la protection de l'environnement.


Comme le souligne, pour le regretter, Nicolas Barré dans "Le Figaro" (27-28 novembre 2005): "Entre le développement économique et la santé de ses habitants, la Chine communiste n'a jamais franchement hésité. Rien ne doit entraver la croissance, et c'est ainsi que, revers du miracle, "l'usine du monde" est aussi devenue sa poubelle".


Selon Jean-Jacques Mevel, dans ce même journal: "Soixante-dix pour cent des fleuves et rivières chinoises sont "extrêmement polluées", de même que 25 des 27 plus grands lacs. (...). Un tiers du pays est victime de pluies acides dévastatrices. Quatre cent mille personnes meurent chaque année de maladies cardiaques ou pulmonaires liées à la pollution atmosphérique (...). Le pays, enfin, compte 20 des 30 villes les plus irrespirables de la planète. (...). De l'autre côté du Pacifique, en Californie, jusqu'à 25 % des particules polluantes qui obscurcissent le ciel de Los Angeles trouveraient leur origine en République populaire, d'après les autorités américaines".



Cette pollution a (et aura) aussi des répercussions économiques: selon Nicolas Barré "les deux tiers de ses réserves en eau sont de mauvaise qualité ou inutilisables, la surface des terres cultivables a été divisée par deux depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale... "Le miracle économique chinois va prendre fin car l'environnement ne suivra pas, s'alarmait récemment le vice-ministre de l'environnement, Pan Yue".


Mais la Chine, consciente des risques, veut relever le défi écologique en orientant sa politique dans une voie moins polluante: "Les menaces sur la prospérité, beaucoup plus que celles sur la santé publique, poussent une Chine avide de diversification  dans les industries à haute valeur ajoutée à se développer dans le traitement des eaux, les énergies alternatives et autres technologies visant à économiser les ressources, des spécialités occidentales jusqu'ici. Le 11e plan quinquennal, qui débute bientôt, en fait l'une de ses priorités.


"Chaque nouvelle catastrophe écologique renforce le régime dans sa conviction que la prospérité de l'empire est menacée par les pénuries de toutes sortes. Le développement des technologies vertes constitue un impératif stratégique pour la Chine rouge".


Cela étant, ses "bonnes intentions" risquent, comme le rappelle M. Mevel, de ne pas peser lourd "face à la course au profit, à l'irresponsabilité des technocrates et à l'inexistence de contre-pouvoir".


D'autre part, les pays anciennement industrialisés n'ont pas vraiment donné l'exemple ces dernières décennies.


J'avais émis le souhait, dans une précédente note de novembre, de voir se développer une "diplomatie environnementale" française, destinée à placer la question environnementale et, au-delà, de la qualité de vie même de l'espèce humaine et de la planète, au centre des préoccupations mondiales. C'est aussi, pour notre pays, un devoir que lui assigne son histoire: "Le monde a besoin de la France" affirmait Bernanos et il ne serait pas inutile qu'elle soit capable de donner des conseils et de retrouver son rôle d'arbitrage, là où c'est possible, entre les nations. Encore faudrait-il que l'Etat français lui-même donne l'exemple d'une grande politique écologiste, fondée sur la recherche dans les "technologies vertes", mais aussi sur la réduction des gaspillages et sur un modèle de civilisation fondée, non sur la seule "primauté de l'Argent" ou sur l'individualisme consumériste de masse, mais sur le nécessaire respect des équilibres humains et sur un "personnalisme intelligent". Ce "personnalisme" qui place l'intérêt des personnes et des sociétés humaines avant les seuls intérêts économiques et financiers... A la lecture des programmes des partis de gouvernement, et malgré les efforts, trop souvent ignorés, de quelques "marginaux" (la formule n'est pas péjorative, mais indique juste un positionnement hors des grandes tendances des partis) comme Yves Cochet, Corinne Lepage ou Paul Ariès, ce n'est pas vraiment gagné...


 

postheadericon Une nouvelle gare à Paris ?

 

L'idée d'une nouvelle gare, souterraine, à Paris, est une bonne idée: à l'heure où les économies d'énergie se font de plus en plus nécessaires et les problèmes de pollution et de circulation de plus en plus pressants, il me semble important de développer le mode de transport le moins polluant et le plus fluide, en agglomération comme en périphérie: le train, avec toutes ses déclinaisons possibles, de vitesse comme de desserte.


Il est étonnant de constater que celui qui semble le moins favorable à ce projet est l'élu "Vert" Denis Baupin... Bien sûr, ce projet nécessitera de grands moyens et une forte mobilisation des pouvoirs publics, locaux comme nationaux: mais il permettra une politique des transports plus respectueuse de l'environnement. Bien sûr, ce projet coûtera cher: mais ne faut-il pas engager ces investissements maintenant plutôt que de les remettre à plus tard et à "plus cher" ?


Ces mêmes investissements pour des projets similaires sont déjà engagés dans la plupart des capitales d'Europe: il serait dommage que la France prenne plus tard, donc trop tard, le ... "train en marche".


 
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