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postheadericon 10 août 1792 et conséquences...

Le 10 août 1792, la monarchie capétienne française, vieille de 800 ans, s’effondrait devant le coup d’Etat républicain : la Révolution prenait un nouveau cours et rompait avec le régime monarchique qui l’avait, bon gré mal gré, accompagnée jusque là, par la personne du roi Louis XVI, le seul, au regard des événements de ce 10 août, à croire encore en la Loi et la Constitution… Les républicains, eux, n’en avaient que faire et ils allaient, dès leur insurrection réussie et le massacre des défenseurs des Tuileries accompli, permettre l’établissement d’une véritable dictature qui, au nom de la République (proclamée le 21 septembre suivant), « terroriserait » les oppositions par tous les moyens, y compris les plus atroces…

 

Cette Première République ne laissera pas vraiment de bons souvenirs aux contemporains : massacres de septembre (y compris à Versailles, dans ce qui est aujourd’hui un bar de nuit réputé, « les caves du roi » : 13 personnes trucidées sur ordre de Fournier l’Américain, de sinistre mémoire) ; guerres extérieures et réquisition des jeunes Français, souvent peu désireux de livrer bataille loin de chez eux ; guerres civiles et exterminations de masse, en Vendée ou à Lyon, dans les années 1793-94 ; Terreur « à l’ordre du jour » sous le contrôle de Robespierre et de Saint-Just ; règne, à partir de Thermidor, de la Bourgeoisie affairiste et de l’Argent-Seigneur ; coups d’Etat à répétition, de 1794 à 1799, le dernier étant celui du général Bonaparte qui établira alors un Etat dictatorial avant que d’être impérial ; etc.

 

Bien sûr, il y aura Valmy, qui marquera les esprits et l’Histoire comme la première grande victoire militaire de la Révolution, la veille même de la proclamation de la République : mais, à part cela, le tableau de cette période n’est guère réjouissant et montre plutôt jusqu’où le fanatisme idéologique peut mener. Certains y verront même la préfiguration des totalitarismes du XXe siècle, sans vraiment exagérer… La lecture du livre de Jean Artarit intitulé sobrement Robespierre confirme cette impression désastreuse donnée par les débuts de la République, et il me faudra y revenir dans une prochaine note car cet ouvrage édité par le CNRS est fondamental pour comprendre la personnalité de celui qui est souvent considéré comme « la figure maîtresse de la Terreur », voire son incarnation.

 

Pouvait-il en être autrement ? Une République née dans le sang (« impur » selon une formule dont on commence à mesurer les périls et les conséquences), née aussi dans l’illégalité et, beaucoup plus grave encore, dans l’illégitimité, n’avait d’autre choix que de trancher les fils (en attendant les têtes…) qui reliaient la Monarchie à l’histoire de France et de « faire table rase du passé », formule majeure de tous les totalitarismes que n’ont pas manqué de remarquer Orwell et Mac Gohan dans leurs œuvres respectives sur ce thème.

 

Certes, la Cinquième République n’est heureusement pas la Première : mais la tache originelle n’est pas complètement effacée, comme peuvent le constater les historiens contemporains bien en peine d’excuser les crimes de la République née du coup d’Etat de 1792… « Les faits sont têtus », dit-on, et l’Histoire cruelle pour les idéologues…

 

postheadericon La République se f... de notre g... !


Si l'Union européenne, par la voix de la Commission européenne, voulait à nouveau se rendre impopulaire par son excès de libéralisme mêlé de contraintes réglementaires, c'est gagné ! Sa demande de remboursement des aides versées par l’Etat français à ses propres producteurs de fruits et légumes nationaux, aides versées au moment d’une crise grave (au début des années 90), apparaît comme plus idéologique que véritablement juste. Comme si les lois de l’économie devaient, à tout prix, s’imposer aux sociétés, au risque de sacrifier des milliers d’hommes et de femmes travaillant la terre et les arbres…


Pendant ce temps, en ce mois d’août 2009, les petits producteurs de fruits et légumes sont en train de crever, parfois à tous les sens du terme : combien y aura-t-il de suicides cette année parmi eux ? (une question que l'on pose rarement et qui, pourtant, n'est pas anodine...).


En tout cas, cette affaire m'éloigne un peu plus cette « Europe-là » et de cette République oublieuse de ceux qu'elle prétendait défendre... Je suis encore un peu plus monarchiste !


Car soyons franc : qu'on le veuille ou non, c'est bien la République elle-même, en ses plus hautes sphères (et le silence étrange de M. Sarkozy en dit long…), qui cède aux injonctions de la Commission européenne, et cela depuis un bon bout de temps et quelques présidents... De Gaulle et Pompidou ont fait exception en leur temps en n'hésitant pas à s'opposer fermement aux oukases des amis de Jean Monnet et Robert Schuman : pour ces deux présidents de la Cinquième République, l’intérêt des Français ne devait pas être sacrifié à une quelconque supranationalité qui n’était, en définitive et selon eux, que le paravent d’une forme de « dictature des experts et des marchands de bretelles ».


En tout cas, cette affaire des "500 (ou 700 ?) millions" (en fait 338 millions...) met en lumière les faiblesses d'une République qui n'a pas (ou plus) de colonne vertébrale… et qui savait depuis l’origine qu’elle se mettait en contradiction avec le Droit communautaire !


Le ministre de l’agriculture, europhile piégé par sa propre idéologie, annonce de « nouvelles aides aux producteurs » qui seront évidemment décrétées tout aussi "illégales" par la Commission européenne et pour les mêmes raisons que celles actuellement en question, celles de 1992-2002... Franchement, de qui se moque-t-on ?

 

postheadericon Les producteurs de fruits et légumes victimes du libéralisme.

Depuis ce lundi matin, le monde agricole est un peu plus inquiet encore, si cela était possible au regard des nombreuses crises qui le touchent durement depuis quelques temps (crise du lait, problème de l’écoulement des fruits de saison, attitude peu accommodante des grandes surfaces et centrales d’achat, etc.) : les producteurs de fruits et légumes français sont mis en cause par la Commission européenne dans une affaire d’aides versées par l’Etat français entre 1992 et 2002. Ainsi, la Commission de Bruxelles demande le remboursement d’environ 500 millions d’euros, sous peine de condamner la France à lui payer des astreintes financières lourdes.

 

Et pour quelle raison l’Union européenne intervient-elle dans une affaire intérieure ? Une fois de plus, c'est le principe majeur du libéralisme qui est mis en avant par la Commission européenne, c'est-à-dire « la libre concurrence non faussée » (sic, quand on connaît la réalité...) inscrite dans le marbre du droit communautaire de l’UE, pour s'en prendre aux producteurs français à nouveau montrés du doigt et fustigés par tous ceux qui s’en prennent aux « privilégiés » (sic, quand on connaît là encore la situation de ces producteurs !).


Soyons clair : ces subventions n'ont pas été volées, loin de là, et il suffit de voir les conditions de travail, de revenus et de vie des agriculteurs pour le constater (à part quelques "gros" qui, eux, n'ont rien à craindre de l'UE...). N’oublions pas que ces aides sont intervenues dans un contexte difficile pour les producteurs français qui devaient faire face à une concurrence fort indélicate des producteurs espagnols et italiens (le coût de la main d’œuvre n’est pas exactement le même de ce côté-ci des Pyrénées et des Alpes, et cela fausse bien des échanges…) et à la pression des grandes surfaces pour vendre moins cher et dégager plus de profits !


La Commission européenne qui s'en prend déjà régulièrement aux produits du terroir et a poussé à une "modernisation" qui a mené au productivisme (il suffit de relire les rapports sur la PAC des années 60-70 pour s’en convaincre, c'est édifiant !) et à l'élimination sur le terrain de millions d'exploitations en Europe (une chanson de Gilles Servat le rapportait déjà très bien dans les années 70 !) poursuit son sale boulot de « libéralisation », politique qui ne favorise que les grands intérêts, cette « fortune anonyme et vagabonde » caractéristique de la globalisation contemporaine : triste, vraiment triste...

 

Mais il est aussi triste de voir l’aplatissement du ministre français de l’agriculture devant les oukases de Bruxelles : où est l’indépendance, la liberté de notre pays et, surtout, son droit de protéger ses fils, paysans ou autres, lorsque ceux-ci sont dans la difficulté ? Décidément, la France mérite mieux que cette République qui passe son temps à trahir ses enfants, ses métiers, ses terroirs

 

postheadericon Monarchie, naissance et mort d'un roi.


La Monarchie n’est pas forcément l’antithèse de tout ce qui fait une République aujourd’hui, bien sûr, mais elle a des fondations et souvent des fondements, des raisons d’être et d’agir différentes, ne serait-ce que par définition : quand la République (comprise ici dans un sens restrictif, historiquement et politiquement, et particulièrement dans notre pays) est « l’absence de Roi » (suivant la formule d’Anatole France), la Monarchie se caractérise, au regard du cas français et des exemples européens, par la règle de la transmission héréditaire de la magistrature suprême, du père au fils dans la meilleure configuration, règle résumée par deux formules que les légistes français ont souvent rappelée : « Le roi est mort, vive le roi ! » et « le roi ne meurt jamais », cette dernière formule rappelant que « l’Etat demeure toujours » (Louis XIV sur son lit de mort), au-delà de la mort physique de son dépositaire du moment.



Ce mode de transmission du Pouvoir est à la fois le plus simple, le plus naturel, mais aussi le plus contesté aujourd’hui dans notre société politique et par ce que l’on pourrait qualifier d’idéologie dominante fortement teintée d’un individualisme qui s’accommode mal d’une règle et d’une autorité qui lui échappent, ne devant rien, dans leurs applications, à la volonté individuelle pure. Car le choix des électeurs n’est pour rien dans la montée sur « la première place », symbolisée longtemps par le trône, d’un homme qui s’est apparemment juste donné la peine de naître, et de « naître roi » avant que de le devenir concrètement, statutairement, politiquement. La naissance est à la fois l’argument fort et même principiel des monarchies, et son handicap dans l’Opinion publique : mais il est la base de l’autorité monarchique.


En fait, la naissance, aujourd’hui comme hier et sans doute demain, échappe aux jeux de clientèle et de concurrence pour la magistrature suprême : le futur roi n’a pas choisi de « naître roi », mais il n’est pas libre, dans une Monarchie « à la française », de renoncer aux responsabilités que cela impose. A partir de sa naissance, alors que la vie suit son cours et avant que la mort ne « libère » le trône de son prédécesseur, souvent de son propre père, le Dauphin (puisque c’est ainsi qu’on le nomme en France) est entretenu dans cette ambiance particulière qui fait de lui celui qui « attend », sans être pressé (car un fils n’espère pas la mort de son père…), et qui est préparé (et se prépare) à la tâche politique de régner : il apprend le métier de roi sans savoir, d’ailleurs, s’il l’exercera un jour, mais plus encore, quand il l’exercera. Dans cette situation, aucun choix, ni pour le roi ni pour le Dauphin ! Mais, paradoxalement, c’est cette absence de choix, c’est le fait de s’en remettre à la nature et à la vie familiale, à la filiation, qui permet la plus grande liberté à la Monarchie, à la magistrature suprême de l’Etat en monarchie.


 

postheadericon Le malaise de Sarkozy.

J’ai roulé tout le dimanche après-midi vers Sauternes, la radio diffusant tout ce temps des nouvelles du Tour de France et du malaise « vagal » (sic !) du président Sarkozy, la dernière information prenant vite le pas sur la compétition et le spectacle cyclistes : ainsi, les personnalités présentes sur les Champs-élysées, politiques et sportives, y allaient toutes de leurs « vœux de bon rétablissement » pour le président Sarkozy ou de formules « rassurantes » sur la tête de l’Etat, assurée quoiqu’il en soit par la pratique constitutionnelle…

 

Dans cette affaire d’un malaise fortement médiatisé, la communication politique de l’Elysée et, en fait, les médias eux-mêmes ont accrédité l’image d’un président tellement actif que, tel un Molière contemporain, il s’effondre, au bord de la scène, comme foudroyé en pleine gloire ! Mais, miracle, il se remet vite sur ses pieds, il n’a jamais perdu connaissance, nous explique-t-on, et il tient bon la barre. En somme, c’est l’image d’un Chef d’Etat infatigable qui ne s’arrête, à peine, que contraint et forcé par un malaise lors d’une course à pied qui rappelle son côté sportif, moderne, jeune… Même RTL y consacre un débat, ce lundi 27 juillet, sur le thème « M. Sarkozy en fait-il trop ? », formulation qui, d’ailleurs, est plutôt « ambiguë » car elle peut être comprise de deux manières bien différentes :

  1. Il est « tellement actif » (comme déjà dit précédemment), il mène tambour battant les réformes, il est surmené par un travail de tous les instants, il devrait se reposer un peu, il a bien mérité des vacances… : communication impeccable qui en fait une « victime sympathique » du travail d’Etat, qui « ne demande pas qu’on le plaigne » comme le dit un partisan de l’UMP sur RTL. Tout bénéf’ pour M. Sarkozy et son image, tandis qu’il fait encore l’actualité, au moment où l’été tournait à la litanie des plans sociaux et des réactions de colère des ouvriers…
  2. Malgré son malaise, la communication élyséenne est trop pesante et monopolise beaucoup trop l’espace médiatique, au risque d’énerver les citoyens et les auditeurs : « Comment ? Encore Sarkozy ?! »…

 

En fait, dans cette « République du spectacle » contemporaine, ne sont-ce pas les médias eux-mêmes qui ont donné une telle importance à ce qui n’était sans doute pas préparé ni prévu (contrairement à ce que certains commencent à murmurer : toujours un complot à dénoncer…), qui peut arriver à tout le monde mais qui, évidemment, prend toujours une certaine tournure quand il s’agit d’un homme d’Etat, d’une personnalité institutionnelle et politique, d’un souverain (étranger puisque la France n’est plus, pour l’heure, une Monarchie), etc. ?

 

En tout cas, dans cette République qui ne vit qu’au rythme des élections présidentielles et des débats autour de celles-ci, le moindre « incident de santé » d’un président ou d’un prétendant à la présidence se pense en termes éminemment « électoraux » : il sera intéressant de regarder, à l’heure même où ils sont tant controversés, les sondages des semaines prochaines, à l’aube d’une rentrée politique qui s’annonce socialement chaude…

 

Quand un roi qui n’a pas, a priori, besoin de se constituer une « clientèle » en vue d’une prochaine réélection, tombe malade, ce sont les sentiments qui priment : en République, à entendre les uns et les autres au regard du malaise du président Sarkozy, ces mêmes sentiments, s’ils sont bien (et naturellement) présents (et c’est d’ailleurs tant mieux), n’empêchent pas que ce sont néanmoins les arrière-pensées qui semblent dominer…

 
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