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postheadericon Mon agenda politique de la semaine.

Bien sûr, il n'y a pas que les affichages et la rédaction de notes sur ce blog qui font mon activité politique. Ainsi, cette semaine, je vais faire deux interventions dans des réunions royalistes:

 

Jeudi 23 février, devant les militants et sympathisants de l'Alliance Royale, pour évoquer ma récente campagne législative dans les Hauts-de-Seine et les possibilités, mais aussi les limites, d'une action électorale royaliste.

 

Samedi 25 février, devant le public des étudiants d'Action française, pour évoquer la "Présidentielle permanente" et, surtout, les propositions institutionnelles pour une nouvelle Monarchie, active et fédérative, capable de donner à la magistrature suprême de l'Etat l'indépendance nécessaire pour assumer et assurer la fonction arbitrale.

 

Chacune de ces réunions est l'occasion pour moi d'avancer des arguments et des propositions, et pas seulement des oppositions qui sont stériles si elles n'aboutissent qu'à la destruction. Le projet royaliste est un projet positif et constructif, il n'est pas la fin de toute action politique, loin de là, mais le moyen de mener une politique sur le long terme et dans la continuité, qui ne doit pas être confondue avec l'immobilisme ou la nostalgie.

 

Certains évoqueront la difficulté de faire advenir ces idées, mais cela ne doit pas être l'alibi du renoncement ou de l'attentisme : il y a, aujourd'hui, tant de blocages institutionnels dans notre pays qu'il est plus que temps de s'engager pour "faire bouger les choses". Les débats politiques ne sont pas inutiles, au contraire : ils font vivre la politique et la citoyenneté et, me semble-t-il, peuvent permettre de "comprendre et d'agir", au-delà de la seule sphère économique.

 

postheadericon Minority report.

 

En sortant du lycée, je me suis arrêté pour discuter quelques minutes avec des élèves fort sympathiques, et nous avons évoqué le film "Minority report" et certaines des questions qu'il soulève. En effet, ce film aborde le problème du contrôle de la société permis par les nouvelles technologies et, en particulier, par la biométrie. Le monde qui nous est montré ici n'est plus si éloigné du nôtre... Après tout, au nom de la sécurité, certaines sociétés ne sont-elles pas, désormais, prêtes à accepter la soumission à un "Ordre technique", à une forme électronique du "Politiquement correct", à cette "dictature des Machines" que dénonçait déjà Georges Bernanos dans "La France contre les robots" ?


 

 

 

Le danger d'une telle société est sa "déshumanisation", sa confiance (ou son abandon) en la Machine et, à l'inverse sa défiance à l'égard des hommes réels, quelles que soient les situations et les personnes. Si l'on suit sa logique, elle laisse peu de place aux sentiments, mais surtout à l'espérance... En somme, par les nouvelles technologies et le message qu'elles diffusent, il s'agit, d'une certaine manière, d'appliquer la formule de Rousseau "Nous les forçerons à être libres"..., sans tenir compte de la réalité des hommes, ni de leurs défauts, ni de leurs qualités, de tout ce qui fait que l'homme est homme, fragile, faillible, mais aussi parfois capable de grandes choses, de bonté et de beauté, et de tant d'autres raisons et passions, justes ou malheureuses. Ainsi, le rêve de créer une Humanité parfaite trouve une aide précieuse dans ces nouvelles possibilités techniques qui peuvent permettre, à l'instar de l'oeil divin dans le poëme de Victor Hugo, de voir tout, de poursuivre tous les Caïn que nous sommes jusqu'aux tréfonds de nos ordinateurs et, à travers eux, de savoir ce que nous regardons, lisons, et, donc, pouvons penser...




Néanmoins, faut-il désespérer ? Il me semble que, même soumis à ce genre de regard, pour autant qu'il s'intéresse à nous, la liberté de penser, de réfléchir, d'écrire ou de débattre, dépend d'abord, dans nos sociétés qui rêvent de "transparence" et en deviennent "voyeuses", de notre capacité à être nous-mêmes, sans crainte et sans honte. C'est sans doute aujourd'hui la meilleure manière de comprendre et d'appliquer le conseil de Maurras : "les libertés ne s'octroient pas, elles se prennent"...


 

postheadericon Retour au lycée.

Jour de rentrée : la joie de retrouver les collègues et les élèves, de reprendre avec eux les cours et les discussions, avec quelques thèmes supplémentaires, comme l'affaire des caricatures de Mahomet (bientôt sujet de débat en ECJS en 2nde et en 1ère) ou le CPE. Décidèment, et c'est heureux, on ne s'ennuie jamais au lycée.

 

Je rendais aussi ce matin des copies d'un contrôle d'Histoire de 1ère dont l'un des sujets était : "Chef de l'Etat et démocratie: débats politiques et pratiques institutionnelles, de 1848 à 1880", un sujet susceptible de nourrir aussi la réflexion politique d'aujourd'hui, surtout en ces temps de "Présidentielle permanente".

 

D'ailleurs, la plupart des copies rendues étaient de fort bonne qualité et me permettent aussi de saisir quelle est la lecture actuelle des concepts (et des questions institutionnelles) politiques par les nouvelles générations. Je constate que la démocratie est un concept souvent mal maîtrisé, et limité aux formes qu'elle a pris dans nos pays, c'est-à-dire celle des débats "moraux" autour de la question des Droits de l'Homme et, surtout du "consommateur", sous sa forme la plus impolitique, et celle des régimes libéraux et multipartistes, sous sa forme politique. Du coup, et par opposition, tout régime qui s'appuie sur un "césarisme plébiscitaire" est devenu incompréhensible et la "démocratie démocratique" laisse peu de place à la conception d'un lien privilégié entre le Pouvoir et le Peuple, par le biais du référendum, ce lien que le général de Gaulle, au XXe siècle, a privilégié dans sa pratique de la Ve République. Tout comme paraît, pour de nombreuses personnes, difficile de concevoir l'autorité en dehors des schémas électoraux...

 

C'est sans doute en connaissant cet état d'esprit, souvent consécutif au résultat du 29 mai, que Nicolas Sarkozy a évoqué sa défiance à l'égard de l'idée même de référendum, limitant ainsi la démocratie à sa forme "représentative", et, donc, parlementaire (malgré la thématique du "régime présidentiel"). Une défiance qui marque une rupture avec l'héritage gaulliste.

 

Celà étant, parmi les bonnes copies de ce devoir, toutes ne partageaient pas cette définition restrictive de la démocratie, et certaines, même, ouvraient des pistes fort intéressantes et motivantes pour la réflexion sur les institutions et leurs rapports avec les citoyens. J'en reparlerai, forcément, ne serait-ce que pour évoquer ma position à l'égard des différentes conceptions du Chef de l'Etat et de ses liens avec les populations.

 

postheadericon Séjour dans les Landes.

Je suis depuis quelques jours dans les Landes, à Sore, à l'invitation d'amis chers, et j'en profite pour visiter les lieux et les alentours, sans pour autant oublier les préoccupations politiques. Aussi, tous les matins, je lis la presse du jour dans un café qui, jadis, était un "Cercle" tenu par le Parti communiste... Bien sûr, j'ai aussi en évidence sur ma table du moment quelques revues éminemment royalistes, ce qui surprend un peu les "habitués" du lieu, sans forcèment les choquer.

 

Il est intéressant, d'ailleurs, d'écouter aussi ce qui se dit sur le comptoir et autour des tables, car le Café est une véritable "agora" où toutes les opinions, les émotions, s'expriment, avec un langage parfois peu châtié et très... expressif, à défaut d'être toujours juste. C'est la "démocratie du pauvre", disait-on jadis, le lieu privilégié de la parole du "pays réel" (en opposition à celle du "pays légal", qui dispose des grands moyens de communication).

 

Hier, des artisans évoquaient avec une certaine colère les problèmes qu'ils rencontraient pour trouver des jeunes qui souhaitent travailler dans les métiers du bâtiment, et ils s'en prenaient à l'Education nationale, coupable d'entraîner ses élèves vers des impasses. Ils n'avaient pas vraiment tort, même si les termes employés à l'égard de l'institution à laquelle j'appartiens étaient "rudes". Effectivement, ne pas permettre à des jeunes qui s'ennuient sur les bancs de l'école de trouver leur épanouissement dans des activités manuelles, est fort malheureux, et cela, d'ailleurs, explique parfois l'agressivité de certains élèves envers l'institution scolaire. Sans doute faut-il repenser l'enseignement sans méconnaître cette dimension moins intellectuelle et plus pratique, pour permettre à chacun de trouver sa place dans la société, pour ne pas "désespérer" ceux qui ne se reconnaissent pas dans un enseignement qui leur paraît déconnecté des réalités du monde du travail. Mais cela ne doit pas être, pour autant, l'occasion de détruire les enseignements plus classiques qui intéressent d'autres jeunes. En somme, il faut diversifier "l'offre scolaire", en tenant compte de la diversité des aspirations des élèves, mais aussi des nécessités publiques (ne pas négliger l'environnement économique sans le survaloriser non plus), des nécessités et des possibilités intellectuelles (l'école doit être aussi un lieu de recherche et de réflexion, un "éveilleur des intelligences"), ainsi que des nécessités civiques (l'intégration à une communauté de destin qui permette l'accès à l'universel et la confrontation avec le monde d'aujourd'hui comme de demain).

 

Nos politiques et nos "grands maîtres de l'Enseignement" feraient bien, parfois, d'écouter les récriminations des "habitués du comptoir": certes, elles ne peuvent et ne doivent pas faire "la" politique d'un Etat, mais elles peuvent au moins alerter sur les inquiétudes et les colères (fussent-elles injustes) des citoyens, dans leur grande diversité et leurs particularités. Il faut bien reconnaître qu'aucun pouvoir ne peut gouverner durablement contre ceux qu'il est censé représenter et défendre. C'est une question délicate qui se pose à tous les régimes politiques, y compris à la Monarchie. D'où la proposition d'une Monarchie forte et active qui puisse permettre, de par sa nature même, une représentation des "opinions" par l'organisation et l'ordonnancement de "nouvelles agoras", locales ou socio-professionnelles (assemblées provinciales; sénat des régions et des métiers; pouvoirs municipaux; etc.). La réflexion est ouverte...

 

postheadericon Emotions royales...

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Hier soir, j'étais à Paris où j'avais rendez-vous avec mon ami Reynald Secher, historien de la Bretagne et des guerres de Vendée, qui vient de sortir une nouvelle bande dessinée, fort pédagogique, sur Louis XIV. Venu acheter chez un antiquaire un beau tableau du XIXe représentant un chouan prisonnier des hussards de la République (pour son musée de la Chouannerie, près de Quiberon), nous avons aussi eu une surprise émouvante lorsque le vendeur nous a montré une toute petite bague marquée de trois minuscules fleurs-de-lys et qui avait été au doigt du fils de Louis XVI, l'enfant-roi (Louis XVII), lorsque celui-ci était emprisonné à l'âge de huit ans pour le "crime d'être né". Dans le châton de cette bague sont renfermés quelques cheveux du souverain guillotiné le 21 janvier 1793... Il y avait de quoi être ému devant ce minuscule objet si lourd d'histoire et de tragédie, et qui nous rappellait le véritable martyre vécu par l'enfant-roi, martyre si bien raconté sous la plume romancière de Françoise Chandernagor dans son livre "La Chambre".

 

Dans ce même magasin était aussi en vente le masque mortuaire du Comte de Chambord, celui qui aurait pu régner sous le nom d'Henri V...

 

En quelques objets, nous étions plongés dans cette Mémoire forte de la Monarchie et du royalisme. Mais elle ne servirait à rien si elle n'était qu'une facile nostalgie. Il appartient aux royalistes d'entretenir l'espérance politique monarchique, non pas seulement en regardant vers le passé, aussi émouvant soit-il, mais en travaillant aujourd'hui pour préparer demain. Car, comme le dit la formule célébre, il ne s'agit pas de mourir royaliste, mais de vivre en Monarchie : le plus tôt sera le mieux.

 
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