Nous avons 1069 invités en ligne
A propos de l'auteur
Menu principal
Souvenirs politiques
Citations royalistes
Bannière

postheadericon 2006

postheadericon Un peu de publicité royaliste...

Il existe un blog qui recense une dizaine de citations d'auteurs monarchistes, de Stéphane Bern à Chateaubriand, sur des thèmes comme la transmission héréditaire ou la "présidentielle permanente".

 

Son adresse: http://citationsroyalistes.blogourt.fr . Vous y trouverez quelques textes fort intéressants...

 

Quelques citations du Comte de Paris (1908-1999) et du Comte de Chambord méritent d'être méditées.

 

postheadericon La nostalgie, camarades...

Les couvertures des magazines d'information sont parfois révélatrices de l'état d'esprit du moment : ces dernières semaines se sont ainsi succédés, sur celles-ci, Napoléon, Mozart, Louis XIV et, aujourd'hui, François Mitterrand...

 

Il est vrai que le spectacle politique français n'incite guère les magazines  à titrer sur les "prétendants à 2007". D'ailleurs, le trop-plein de candidats déclarés ou putatifs (une quarantaine à ce jour...) marque aussi le fait qu'aucun ne se détache vraiment, au regard de "l'histoire en cours". Du coup, se tourner vers les grandes figures, politiques ou non, du passé, devient comme un reproche à peine voilé à l'égard des hommes (ou femmes) politiques du présent...

 

Il serait fort utile, plutôt que de se réfugier dans la nostalgie (fût-elle parfois rassurante ou sympathique), de penser à nouveau le Politique en l'inscrivant dans le "temps long", par la continuité familiale que la succession dynastique autorise. Dépasser le "temps court" de la "présidentielle permanente" (17 mois "encore" avant la prochaine élection...) pour préparer l'avenir. Le passé nous donne certes quelques éléments de réponse aux questions d'aujourd'hui, il nous livre les multiples expériences d'hier et il nous donne de fortes leçons (et raisons) politiques,  mais il ne suffit pas, à lui seul, pour vivre le présent et son lendemain...

 

postheadericon Louis XIV dans le métro.

Il y a quelques jours, me promenant à Paris, j'eus la surprise, dans les couloirs du métro, de me retrouver face à un gigantesque portrait du roi Louis XIV: cela rompait avec les publicités habituelles pour des "revues de potins" ou pour des films de série Z. Ce portrait était accompagné du texte suivant: "Le siècle de LOUIS XIV. Quand la France dominait le monde" et annonçait un numéro double du magazine Le Point consacrant une soixantaine de pages au Roi-soleil et à son règne.

 

M'étant procuré ce numéro, je l'ai lu avec grand intérêt. Les articles d'Olivier Chaline, de François Lebrun, de Lucien Bély, de Jean-Christian Petitfils, etc, ont le mérite d'évoquer le règne de Louis XIV sans parti-pris ou anachronisme, et de rappeler que la France avait alors une politique et une diplomatie, malgré les rigueurs et les préjugés du temps, malgré les puissances adverses et la jalousie des autres princes, malgré les "féodaux" et leurs manoeuvres. Il y aurait beaucoup à citer de ce numéro du Point.

 

Le titre même du dossier laissait transparaître une certaine nostalgie, comme si les rédacteurs du magazine (et non les historiens qui ont participé à ce numéro) semblaient aussi se résigner à une "France descendante" alors qu'elle "avait été grande". Pourtant, la nostalgie n'est souvent qu'une autre forme de l'abandon ou de l'impuissance. Il nous faut regarder les choses en face : la France n'est plus la première puissance du monde, c'est certain, mais elle reste une puissance et elle a encore un rôle à jouer sur la scène internationale. A cet égard, il n'est pas inutile de constater qu'elle est souvent à l'origine de grands projets aujourd'hui assumés ou développés dans le cadre de l'Union Européenne, comme les programmes aéronautique (Airbus) ou spatial (Ariane). Il faut aussi remarquer qu'elle peut être une alternative diplomatique, mais aussi culturelle, à la toute-puissance des Etats-Unis ou, demain, de la Chine. Puissance "moyenne", elle peut être un recours pour les pays du Sud désireux de ne pas être trop dépendants des "Sur-puissances", plus inquiétantes parce que plus "conquêrantes". L'exemple de 2003 et de son refus d'"une seule solution" (celle donnée et pratiquée par les Etats-Unis) dans l'affaire irakienne a montré que, quand la volonté politique est bien marquée et assumée, la France peut jouer un jeu diplomatique qui lui redonne du crédit et son rôle d'arbitre entre des ambitions ou des stratégies fort différentes. Il est malheureux que cette politique inaugurée en 2003 n'ait pas vraiment été soutenue par les moyens nécessaires et sur le long terme, comme si la République s'était effrayée de sa propre audace... Chirac n'est pas, c'est certain, Louis XIV: il n'en a ni la stature ni la liberté, piégé par la "querelle des prétendants". Il ne dispose pas non plus du temps qui fût souvent l'alliée de la Monarchie française. Le règne d'un Chirac n'aura été, malgré quelques rares rayons, que celui d'un soleil couchant et, déjà, on l'évoque comme finissant alors qu'il est encore Président pour près d'un an et demi.

 

Avec toutes les potentialités dont elle dispose, qu'elles soient humaines, diplomatiques, culturelles ou économiques, La France pourrait "faire mieux" qu'aujourd'hui. Encore faudrait-il un Etat qui lui fasse confiance et qui croit en elle. Un Etat qui soit capable d'en appeler à toutes les forces du pays et à toutes les imaginations créatrices de ses citoyens. Un Etat qui dispose du temps, cet allié de toutes les grandes politiques qui veulent se déployer et durer. Un Etat qui ne soit pas balloté d'une élection à l'autre. Un Etat, tout simplement, digne de son nom et de sa fonction.

 

postheadericon Face à la sinistrose.

A lire la presse du 31 décembre 2005, le sentiment dominant semble la sinistrose... En fait, à la comprendre, il s'agit plutôt de dépit: dépit de ces oligarques qui nous gouvernent et de leurs médias qui voient l'Opinion publique leur échapper, avoir envie de ruer dans les brancards, de "faire passer un message" comme l'on dit communément ; dépit devant le refus démocratique (majoritaire serait plus précis...) d'un traité constitutionnel européen mal ficelé et trop facilement "interprétable" pour être vraiment fiable ; dépit devant l'échec d'une "Europe" (en fait l'Union Européenne) qui se voulait "terre promise" et qui n'est en définitive que "terre de repli", stratégique comme théorique, de sociétés en mal d'imagination et en rupture d'espérance, une Europe incapable de maîtriser la globalisation parce qu'engoncée dans une idéologie néolibérale qui néglige les nations, les peuples, les histoires...

 

Et pourtant ! Non, 2005 n'a pas été une mauvaise année pour la France si néanmoins elle fût rude : elle a juste "rebattu les cartes", défait quelques préjugés et illusions, bousculé certains conformismes et inquiété les tenants d'un "Politiquement correct" de plus en plus étouffant, si l'on n'y prend garde, pour les libertés d'expression et d'opinion...

 

Bien sûr, cette année déjà passée et dépassée n'a pas été un "long fleuve tranquille", avec son lot de délocalisations, de drames sociaux et de menaces terroristes qu'il ne faut pas cesser de dénoncer et de combattre (ce blog le fait d'ailleurs régulièrement, comme vous pouvez le constater à la lecture de nombreuses notes précédentes). Mais, malgré ces graves difficultés et ces dangers bien présents, il n'est pas sain de tomber dans une sinistrose incapacitante et, en définitive, stérile. Après tout, il n'y a pas à désespérer de la France, elle a de multiples ressources en son sein. Mais il y a à poser, à reposer inlassablement la question des institutions et des projets politiques (et, sans doute, des idées et des projets de civilisation) pour apporter les réponses les mieux adaptées à notre temps et aux défis d'une société (une "dissociété"?) en plein désarroi et en profonde mutation.

 

L'échec de la République n'est pas l'échec de la France, loin s'en faut: ne confondons pas le "costume" institutionnel du moment avec la réalité de l'"être" historique français. Il est certaines situations qu'on ne pourra changer qu'en changeant le rapport du Politique au temps, en particulier à la durée et à la continuité.

 

Aussi, nous n'attendons pas "2007" comme le "seul horizon politique visible"... Nous vivons aujourd'hui et préparons demain. Avant de ne penser qu'à 2007, nous n'oublions pas cette nouvelle année qui commence et celles qui suivront, au-delà même de la suivante. 2006 vient de naître, faisons en sorte qu'elle soit belle pour notre pays, nos proches et ceux, parfois plus lointains, qui suivent, avec sympathie ou simplement avec curiosité, nos "combats d'espérance". Oui, bonne année à tous, sans exclusive et avec foi.

 

postheadericon "Royalistes aujourd'hui", pour ne pas confondre...


L'actualité politique offre parfois quelques surprises de vocabulaire: ainsi, la percée dans les sondages de Ségolène Royal fait grincer quelques dents au Parti socialiste. Certains appellent ainsi ses partisans les "royalistes", sans doute pour la discréditer, pensant que ce terme peu républicain reste péjoratif dans l'esprit des électeurs...


Quant à moi, je suis royaliste et je le reste, surtout devant le spectacle assez risible des querelles présidentielles, mais je n'accorde guère de crédit à Madame Royal, et je souhaite ne pas être confondu avec ces socialistes en quête d'une "divine surprise"... Aussi, pour ceux qui découvrent ce blog, je leur conseille la lecture d'une précédente note sur mes raisons d'être partisan d'une Monarchie active "à la française", en cliquant sur :


www.u-blog.net/jpchauvin/note/4 .


La lecture de ce texte intitulé "Royalistes aujourd'hui" dissipera, je pense, quelques malentendus...