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postheadericon 2006

postheadericon Dockers en colère.

Lundi dernier, des milliers de dockers venus de toute l'Europe ont manifesté, fort vivement, à Strasbourg pour protester contre une directive rédigée par la commissaire Loyola de Palacio avant son départ de la Commission et présentée ces jours-ci devant le Parlement européen. Cette directive prévoit une libéralisation des services de pilotage, de remorquage et de manutention dans les ports, et cela se traduit par la possibilité pour les armateurs d'appliquer le principe de "l'auto-assistance" (utiliser son propre personnel de bord pour un navire marchand) pour assurer les services à quai, sans faire appel aux dockers dont c'est pourtant le rôle dans un port.

 

En fait, il s'agit de favoriser un véritable "dumping social" pour abaisser les frais des armateurs en utilisant un personnel, souvent peu formé et sous-payé (ou payé sur la base des salaires du "pays d'origine", ce qui revient au même), recruté aux Philippines ou en Inde, là où la main d'oeuvre est abondante et peu revendicative, par peur de se retrouver à la rue (c'est-à-dire à la misère...).

 

Ainsi, la mondialisation, pas toujours heureuse, passe par les ports et par cette libéralisation qui cherche, partout où elle le peut, à "diminuer les coûts"...

 

Les dockers d'Europe, très syndicalisés (pas toujours pour le meilleur...), n'ont pas hésité à s'en prendre au Parlement européen, dont quelques vitres ont volé en éclats, même s'il semble que cette directive a de fortes chances d'être rejetée par les eurodéputés. Mais, sans doute s'agit-il d'un véritable avertissement sans frais au Parlement quelques semaines avant l'examen d'une directive qui, elle aussi, met le principe du "pays d'origine" en valeur, la fameuse "directive Bolkestein". Celle-ci, soi-disant "enterrée" en mai dernier (avant le référendum français...), mais qui est aujourd'hui défendue par les députés (y compris travaillistes et sociaux-démocrates) des pays de l'Europe centrale et orientale, ainsi que du Royaume-Uni, au nom de la "libéralisation des services", risque d'être adoptée "eurodémocratiquement". Cela prouvera que "l'Europe sociale" n'est, en définitive, que le "village Potemkine" d'une Union Européenne qui a, depuis longtemps, renoncé à toute ambition sociale, au nom d'un "sens de l'Histoire" qu'elle ne pense plus que sous l'angle économique...

 

postheadericon 63 millions de Français.

Les chiffres de la démographie française publiés hier sont plutôt réconfortants: ils montrent un indice de fécondité de 1,94 enfant par femme, encore en hausse par rapport à l'année précédente, alors même que le nombre de femmes en âge de procréer continue de baisser. Cela se traduit par plus de 800.000 naissances et un nombre d'habitants en France qui atteint presque 63 millions.

 

A l'heure où les "déclinologues" dénoncés par M. de Villepin ne cessent de geindre sur une France qui serait "archaïque", "repliée sur elle-même" ou "chauvine" parce qu'elle se méfie désormais d'une construction européenne floue et d'une globalisation néolibérale mal maîtrisée, la "bonne santé" de la démographie française semble bien contredire les oiseaux de malheur du "déclin".

 

Doit-on leur rappeler que la France se place en deuxième position des pays de l'Union européenne quant à sa fécondité, alors que plusieurs pays de l'U.E. voient leur population stagner, voire diminuer ? Bien sûr, cela ne signifie pas que "tout aille pour le mieux dans le meilleur des mondes", loin de là: les blocages institutionnels et politiques, les problèmes sociaux et économiques, la passivité gouvernementale face aux enjeux environnementaux, etc, tout cela dessert la France. Mais cette "embellie des berceaux", même si elle peut apparaître encore insuffisante pour relever tous les défis du renouvellement des générations et du financement futur des retraites, prouve néanmoins qu'il est vain, en ce domaine comme en d'autres, de désespérer.

 

postheadericon Mon blog royaliste.

Le phénomène des blogs semble se répandre de plus en plus et, désormais, chaque homme (ou femme) politique se doit d'avoir le sien. Il est vrai que c'est un bon outil de communication et de diffusion d'idées ou de débats politiques, et je dois avouer que je prends un grand plaisir à entretenir ce blog que vous avez sous les yeux. Celui-ci est né en juin 2005 et compte plus de 120 notes, sur des sujets fort divers. Il m'a valu beaucoup de commentaires et certains, fort intéressants, ont ouvert de vraies discussions.

 

Je regrette de ne pas avoir plus de temps pour m'y consacrer, et je vois le nombre de notes non publiées ou, plutôt, non écrites (si ce n'est sous forme de quelques phrases pas assez travaillées pour être mises en ligne...), s'accumuler. Des notes sur l'attitude de M. Sarkozy face à la présidence de la République, sur la pétition "Liberté pour l'Histoire" fort intéressante et avec laquelle je suis tout à fait d'accord, sur la question du nucléaire et de l'Iran, etc. Ce ne sont pas les sujets qui manquent ni l'envie d'écrire!

 

Je souhaite améliorer l'audience de ce blog et trouver des solutions pour le rendre plus vivant, plus "réactif" ("Vivre, c'est réagir"... disait Maurras...), et, pour se faire, je viens de me procurer l'ouvrage de Loïc Le Meur "Blogs pour les pros" qui donne quelques idées intéressantes sur ce sujet. Mais je fais aussi appel à ceux qui ont l'amabilité de me lire régulièrement pour me proposer quelques idées pour atteindre les objectifs évoqués plus haut. Merci de votre aide.

 

postheadericon Retraités, pas inutiles.


Les dernières statistiques sur le nombre de retraités en France annoncent, au 31 décembre 2004, plus de 13,4 millions de personnes, ce qui entraîne une pression financière de plus en plus forte sur la population active et les caisses de retraite. Le "papy-boom" a déjà commencé et il va se poursuivre pendant encore une dizaine d'années, avec des conséquences financières non négligeables.


Durant des années, les gouvernements successifs ont éludé le problème démographique et n'ont réagi que tardivement pour la réforme des retraites, de manière d'ailleurs pas totalement satisfaisante. Aujourd'hui, et c'est vrai aussi pour les autres pays d'Europe, on rallonge la durée du travail, alors même que les quinquagénaires mis au chômage ont les plus grandes difficultés à retrouver un emploi. Il faut dire qu'en France, de nombreuses entreprises considèrent, qu'au-delà d'un certain âge, les salariés ne sont plus assez "dynamiques et performants"... Pourtant, leur expérience pourrait être un atout pour la formation des plus jeunes, même si les techniques et les méthodes de travail évoluent rapidement.


Il me semble aussi que les retraités eux-mêmes sont riches d'expérience et souvent plus dynamiques, car plus reposés, qu'on le dit souvent. Bien sûr, cela dépend de la santé et de l'âge de chacun. Mais je constate autour de moi que les retraités ne sont pas des "épaves" dont on ne saurait que faire. Et il y a là, parmi ces personnes en retraite professionnelle, de formidables potentialités: ne serait-il pas intéressant de mettre celles-ci en valeur ?


Il y a de multiples domaines où cela serait possible: par exemple dans le monde de l'éducation et de la documentation, par l'aide aux devoirs, la préparation d'activités péri-scolaires en lien avec les établissements scolaires locaux, l'encadrement d'activités diverses ou encore le "tutorat" (ce qui rejoint en partie les propos précédents) pour des petits groupes d'élèves, etc. Je connais des retraités, et pas seulement d'anciens professeurs, qui seraient ravis de trouver une place dans le dispositif scolaire. Pourquoi, après tout, ne pas tenter cette politique qui permettrait à de nombreux retraités d'apporter de leur expérience, de leur savoir et de leur bonne volonté (ce qui n'est pas négligeable), tout en allégeant les professeurs et les adjoints d'éducation de ces activités de plus en plus prenantes eu égard aux nouveaux publics scolaires, et de permettre à ces mêmes personnels de se concentrer sur le coeur de leur travail ?


Bien sûr, tout devrait se faire selon un cahier des charges rigoureux pour éviter des dérives, mais il me semble que c'est une proposition qui pourrait satisfaire de nombreux acteurs du monde éducatif et dont le coût serait moindre pour la société: or, n'est-il pas question de réduire la dette publique française ? Cette proposition aurait le double avantage d'en faire plus (et mieux, pourquoi pas ?) avec des moyens dont on sait qu'ils ne pourront augmenter dans les années prochaines, faute de fonds suffisants.

 

postheadericon Un TGV de Brest à Moscou.

Daniel Cohn-Bendit est un eurofédéraliste convaincu, fort désolé de l'échec du référendum constitutionnel en France. Cela ne l'empêche pas de poursuivre ses rêves, certains diraient ses illusions... Dans un texte paru dans le journal "La Croix" (mardi 10 janvier 2005), il évoque ses dépits mais aussi ses espoirs et ses propositions.

 

Je ne partage pas ses idées mais j'essaye de trouver partout où cela est possible des propositions qui peuvent servir l'intérêt commun des Français et de leurs voisins. Contrairement à Cohn-Bendit, je ne crois pas à l'existence d'un "peuple européen" ni même d'une "Europe" dans laquelle les Etats disparaîtraient au profit d'une supranationalité qui serait vite étouffante...

 

Par contre, je crois aux projets communs, là où c'est possible, qui peuvent rapprocher les peuples sans les dissoudre. Aussi, quelques lignes de Cohn-Bendit me semblent intéressantes ("quelques", ai-je dit; le reste de ses propos me navrent...) et méritent d'être citées :"Construire un TGV de Brest à Moscou qui servirait au transport de passagers mais aussi de marchandises. Idem pour une ligne reliant le nord au sud de l'Europe. Les dirigeants européens doivent cesser de voir leurs réseaux ferroviaires comme un segment isolé, et prendre de la hauteur pour les appréhender comme une partie d'un ensemble". C'est le genre de projets concrets qui sont dix fois plus utiles que les constructions technocratiques qui veulent régenter la "vie des gens" ou la "protéger", verbe devenu l'alibi des politiques de surveillance à outrance...

 

D'autre part, ce projet a une portée environnementale et énergétique non négligeable, à l'heure où le train peut permettre d'offrir une alternative satisfaisante, sur le plan de la fluidité et de l'économie d'énergie, tout comme de la limitation de la pollution et de la sécurité du transport des personnes comme des biens, aux transports routiers et aéronautiques.

 

Puisque le commissaire européen aux transports est le Français Jacques Barrot, il s'honorerait, ainsi que le pays qui l'a désigné à la Commission européenne, en travaillant à lancer rapidement les consultations des Etats concernés par ces lignes de TGV et les préparatifs pour la mise en place et en action de ce projet ferroviaire.

 
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