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postheadericon Café politique du 25 janvier.

Je propose de tenir un café politique mercredi 25 janvier, à 16 heures, au café situé à la sortie de la gare Rive droite.

 

Le thème: les débats institutionnels actuels sur la place et le rôle du Chef de l'Etat, du Premier ministre et du Parlement (assemblée nationale et sénat).

 

Plutôt qu'une illusoire VIe République, la Monarchie peut, me semble-t-il, apporter quelques réponses aux inquiétudes de nos concitoyens et "débloquer" un jeu politique et institutionnel aujourd'hui peu motivant: pour cela, il s'agit de redéfinir le rôle et la place de chacun des organes de pouvoir et de décision, et se poser la question, non seulement de leur fonctionnement, mais aussi de leur mode de légitimation et de contrôle.

 

D'autres cafés politiques seront tenus durant les prochaines vacances de février sur des thèmes qui restent à définir.

 

postheadericon "Qui veut rétablir la monarchie ?"


C'est la question que pose François Darras dans le numéro de "Marianne" sorti ce matin. En fait, elle ne vise pas vraiment les royalistes mais Nicolas Sarkozy, qui souhaite, d'après le journaliste, "renforcer encore le caractère monarchique du régime : plus de Premier ministre, tous les pouvoirs au président !". Sans doute faut-il remarquer que les projets du dirigeant de l'UMP s'orientent vers ce que l'on nommait il y a peu encore un "régime présidentiel". D'ailleurs, Darras lui-même nuance ses propos en parlant d'un "régime (...) électivement monarchique (ou plutôt ultraprésidentiel)". Il me semble qu'en fait, ce régime "ultraprésidentiel" s'apparente plus à une monocratie qu'à une monarchie active et fédérative "à la française" telle que je la souhaite.


Certes, Louis XIV, au plus fort de la Monarchie absolue, n'eut pas de Premier ministre, mais il s'entourait de ministres et de conseillers aux avis divers, voire divergents, et, surtout, la France était alors "un pays hérissé de libertés", c'est-à-dire de pouvoirs professionnels, provinciaux et communaux, qui relativisaient certaines décisions de l'Etat royal... D'autre part, les successeurs de Louis XIV n'eurent pas toujours la même pratique politique que le "grand Roi". Il fallut attendre la Révolution pour voir l'Etat centraliser et concentrer tous les pouvoirs politiques et administratifs entre ses mains, au nom d'une "volonté générale" peu soucieuse de discuter, ou de partager, avec les pouvoirs locaux : pensons à la manière dont furent fondés et découpés les départements français en 1790. Par la suite, la République née de 1792 conserva les "pleins pouvoirs" sur un pays qui, pourtant, ne peut se limiter à la capitale, et il fallut attendre la fin du XXe siècle pour voir l'étreinte se desserrer, et pas toujours dans les meilleures conditions...


Alors, pour revenir à la question de "Marianne", je revendique la pensée, la volonté, l'espérance de rétablir la monarchie, celle aujourd'hui incarnée par la famille de Bourbon-Orléans, cette famille rassemblée ce midi en l'église Saint-Germain l'Auxerrois, à Paris, autour du comte de Paris et de son fils, le prince Jean. Une monarchie qui ne se confonde pas avec une monocratie mais qui soit un Etat libre en sa magistrature suprême des pressions des Bourses et des financiers, ainsi que des partis électoraux. Une monarchie qui libère au lieu d'étouffer, qui écoute au lieu de discourir, qui décide au lieu de subir...


 

postheadericon Réunion de famille...

Ce midi, j'étais à Paris devant l'église Saint-Germain l'Auxerrois dans laquelle se déroulait une messe commémorative de la mort du roi Louis XVI.

 

Un journaliste qui avait eu vent de ma campagne électorale de septembre dernier (cf www.royaliste92.com ) m'a posé quelques questions dont l'une sur ce que représentait le 21 janvier à mes yeux. En quelques mots, j'ai essayé d'expliquer, qu'au-delà du souvenir lui-même, c'était aussi une véritable réunion de famille pour les partisans de la Monarchie : toutes les tendances du royalisme sont ainsi représentées, et on se retrouve, au-delà des oppositions traditionnelles, autour des princes de la famille des Bourbons-Orléans, que l'on soit plutôt maurrassien, plutôt "nafiste" ou "nariste" (référence à la Nouvelle Action royaliste de Bertrand Renouvin), plutôt "unioniste", ou simplement indépendant des mouvements politiques monarchistes, voire engagé dans des mouvements qui ne font pas forcément profession de royalisme...

 

Réunion de famille car, aujourd'hui, le comte de Paris, actuel chef de la Maison de France, avait réuni autour de lui les princes les plus "politiques", Charles-Philippe et Sixte-Henri de Bourbon-Parme, et, bien sûr, son fils, le Dauphin, le prince Jean, rappelant ainsi que la Monarchie est le régime "familial" par excellence, dans lequel le fils succède au père, par le simple respect de la nature humaine et du cycle de la vie...

 

Réunion de famille qui, d'ailleurs, avait attiré quelques journalistes, caméramen et photographes. Et il est vrai que ce n'était pas la tristesse qui dominait mais, au contraire, la joie de se retrouver ensemble, malgré toutes nos différences (ne sont-elles pas le symbole même de la pluralité française ?), avec l'espérance de renouer, un jour, les "fils tranchés le 21 janvier 1793"...

 

postheadericon Louis XVI et notre présent.

Le 21 janvier 1793, le "citoyen Capet" était guillotiné place de la Révolution, anciennement "Louis XV". Plus de deux siècles après cet événement, plusieurs livres et revues d'histoire reviennent sur le roi Louis XVI et son règne, ainsi que sur sa place dans la Révolution française.

 

Ainsi la revue "L'Histoire" (novembre 2005) rappelle quelques vérités souvent méconnues : "Bien loin d'être un balourd et un ignorant, le futur souverain avait reçu une instruction que beaucoup pourraient lui envier. Devenu roi, il a su se montrer lucide à mainte reprise. En fait, la crise royale, accessoirement due à la personnalité d'un monarque, fut d'abord une crise générale de la société et de l'Etat. Louis XVI, à n'en pas douter, fut un monarque éclairé.

 

Le drame - et nous voici directement concerné -, c'est l'énorme déficit budgétaire, le trou vertigineux de la dette publique : la moitié des recettes y passe. Or Louis XVI n'est pas resté passif, convaincu de la nécessité des réformes".

 

Mais, ce que signale cette revue dans ses articles, tout comme "Historia" (thématique, janvier-février 2006), c'est la "résistance des castes" qui a fait échouer les efforts du roi et de l'Etat royal. Ce que les deux revues rapprochent de la situation présente en affirmant, comme le fait "Historia" que "l'actualité renvoie un étrange écho, tout de même, entre le pays de la fin du XVIIIe siècle, devenu ingouvernable, où la réforme se heurte systématiquement aux privilèges catégoriels, et celui du début du XXIe siècle". Ce que complète ainsi "L'Histoire" :"Un budget béant, un produit de l'impôt sur le revenu qui suffit à peine à payer l'intérêt de la dette, une impossible réforme fiscale, des privilégiés d'un nouveau genre qui, tout autant que ceux de l'Ancien Régime, se crispent sur leurs avantages acquis... Il se pourrait qu'en ce sens nous soyons de nouveau en 1788".

 

L'échec de la République à relever les grands défis contemporains, alors que la France a tant de qualités et de potentialités, est la fin d'une certaine illusion politique dont, en son temps, Louis XVI fit les sinistres frais et, avec lui, la France. Si nous sommes en 1788, alors, sans doute est-il temps de repenser l'Etat, non pour se réfugier dans la nostalgie ou dans l'immobilisme, mais pour agir. La Révolution appartient au passé de notre pays, il ne s'agit pas de le nier ou de l'oublier, mais, au contraire, d'en tirer les enseignements: aussi, il me semble que rendre à l'Etat sa force et sa primauté sur les nouvelles féodalités, aujourd'hui financières plus encore que politiques, est une nécessité. L'épuisement de la République appelle, car la nature politique a horreur du vide, la réactivation de la Monarchie politique.

 

postheadericon Prochain café politique.

Le débat sur les institutions vient, en ce début d'année, d'être relancé par M. Sarkozy et M. Montebourg poursuit son combat pour la VIe République, tandis que M. Debré défend la constitution de la Ve avec une vigueur toute... debréiste. Il me semble que cela peut être l'occasion d'une discussion prochaine, lors d'un café politique à Versailles.

 

Un emploi du temps chargé ces temps prochains limite mes possibilités, et je m'en remets aux participants habituels pour me signaler quelle date leur convient le mieux: je propose, soit le samedi 21, soit le mercredi 25 janvier, à 16 heures. Sinon, je propose aussi d'animer deux cafés politiques durant les prochaines vacances de février, ce qui permet une plus grande liberté dans le temps et, les copies étant remisées au tiroir, une meilleure préparation et  décontraction. A vous de choisir.

 

Le lieu de rendez-vous pourrait être le café qui se trouve à la sortie de la gare Versailles-Rive Droite.

 
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