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postheadericon Le tutorat scolaire.

Une idée, pas vraiment nouvelle mais très intéressante, est en train de rentrer dans la pratique scolaire, en particulier dans les zones défavorisées : le tutorat scolaire, assuré par des étudiants des universités ou des grandes écoles pour soutenir les élèves des ZEP ou des cités en difficulté.

 

Mais, "au-delà de l'enjeu éducatif, le tutorat est aussi une réponse à la crise sociale de la France", comme le signale "La Croix" dans son édition du 30 janvier dernier. Il est vrai que faire se côtoyer des jeunes de milieux différents dans une relation d'aide au travail et à l'intégration scolaire pour les uns, d'écoute et d'apprentissage des connaissances et des savoirs pour les autres, ne peut qu'être bénéfique, même s'il ne faut pas se cacher que tout ne sera pas résolu pour autant quant à l'échec scolaire et aux frictions sociales.

 

En tout cas, voilà une réponse intelligente aux problèmes qui se posent à un grand nombre de jeunes aujourd'hui. Elle n'est qu'un élément d'une vaste politique qu'il faut engager pour préparer l'avenir. Sans doute est-ce dans ces zones défavorisées actuellement en rupture avec l'Etat de Droit que se joue le destin des générations à venir, et le tutorat scolaire peut permettre, s'il se généralise et se perfectionne, de mieux intégrer à notre société française des populations encore fragiles et parfois "communautarisées" à défaut d'être "nationalisées". C'est un pari délicat, mais ne rien faire, aujourd'hui, condamnerait notre pays à affronter d'autres incendies plus dévastateurs que ceux de l'automne dernier.

 

postheadericon Le chômage des jeunes.


Comme le signale "Le Figaro" ce mardi 7 février :"La France vit depuis plus de vingt ans sur un double scandale : son taux de chômage des 18-25 ans est deux fois plus important que celui du chômage global, calé à près de 10 %. Et lorsque le chômage global baisse, le pays est incapable de faire reculer celui des jeunes dans les mêmes proportions".


Chaque gouvernement s'est attaqué à ce problème avec des résultats décevants. Le CPE est une nouvelle tentative, sans doute maladroite par certains aspects, mais qu'il ne faut pas pour autant négliger ou condamner par principe. Certes, la précarité du travail des jeunes n'est pas une solution, mais l'absence totale de travail pour ceux-ci me semble parfois bien pire. A défaut d'être très efficace, le CPE peut avoir au moins une qualité, celle de permettre une (ou des) expérience(s) professionnelle(s), et donc de "remplir" un C.V. Je suis tout à fait conscient que ce n'est pas suffisant ni même très satisfaisant, mais il faut au moins "tenter le CPE".


Mais le plus important est sans doute une double réorganisation de l'Enseignement et de l'accès au monde du Travail. Encore faut-il faire preuve de volonté politique (et d'imagination), et accorder les moyens, humains et financiers, nécessaires à cette réorganisation. En somme, investir sur l'avenir. Mais, en ce domaine comme en d'autres, il faudrait d'abord que le Pouvoir politique puisse disposer de la durée et de l'indépendance d'action à l'égard des puissances financières et économiques. Or, l'horizon de notre République est toujours bornée par une "prochaine présidentielle"...


 

postheadericon Le politiquement correct.

Je suis en train de lire un excellent numéro de la revue Géopolitique daté de janvier-mars 2005 sur "le politiquement correct". Au regard des débats actuels sur la liberté d'expression, les communautarismes et les "idéologies dominantes" (autre formulation de la "pensée unique"), ce numéro est fort intéressant pour se prémunir contre les discours convenus ou conformistes.

 

J'ai accordé beaucoup d'attention à l'entretien avec le philosophe Pierre Manent, intellectuel brillant et spécialiste libéral (au sens classique et honorable du terme) du libéralisme, qu'une de mes collègues, surveillante au Collège, m'a évoqué comme une personne à lire absolument. Je retiens quelques phrases fort éclairantes sur notre société et les dégâts du "politiquement correct" en son sein : "Dans le cas du "politiquement correct" qui nous occupe, (...) nous sommes tenus aujourd'hui de montrer notre adhésion à des principes, de la manifester dans toutes les circonstances, et surtout d'en mettre en oeuvre l'application sans repos et sans limite. (...) Cette discipline implique une rééducation continue des actions, des paroles, des comportements, dont chacun est à la fois l'instituteur et le vérificateur vis-à-vis des autres. Nous sommes chargés de nous enseigner les uns aux autres une interprétation extrême de la ressemblance humaine. Non seulement nous sommes très au delà de l'égalité des droits mais nous sommes prêts à violer l'égalité des droits pour imposer la ressemblance. Car tel est le fond de cette doctrine. Il s'agit de transformer la société en une machine qui proclame et vérifie un unique principe : chaque être humain est le même que tout être humain. Tout jugement qui distingue, tout jugement qui préfère, tout cela doit être abjuré, traqué et éventuellement réprimé. (...)

 

L'idée que l'on puisse reconnaître une égale humanité dans des versions différentes de cette humanité est rejetée en dépit de tous les discours sur le "droit à la différence".

 

(...) Non seulement l'idée de la ressemblance humaine pèse sur le présent et l'avenir pour paralyser ou déterminer la décision, mais elle reflue vers le passé et conduit à réécrire l'Histoire."

 

Ainsi, par le "politiquement correct", on arrive justement à cette réécriture de l'Histoire qui s'impose, parfois violemment et contre toutes les règles même de la science historique, aux historiens, sous peine d'être traînés devant les tribunaux... L'affaire récente de Pétré-Grenouilleau, spécialiste des traites négrières, est là pour le prouver.

 

En tout cas, pour mon compte, faire de la politique, c'est dépasser et, même, refuser cette idéologie du "politiquement correct", au risque de ne pas toujours être compris et, donc, parfois de choquer. Mais il me semble que le combat politique c'est d'assumer ses choix et vouloir les réaliser, avec à la fois audace et humilité.

 

postheadericon Café politique à Versailles.

Comme promis il y a deux semaines, je me propose d'animer un "café politique" cette semaine, sur le même thème qu'avant les vacances, c'est-à-dire sur celui des institutions politiques françaises actuelles, leurs qualités et leurs défauts, les propositions pour les réformer et mes idées royalistes sur ce sujet.

 

Cela me semble un thème d'actualité, car la victoire du "NON" au référendum du 29 mai 2005 a relancé le débat sur la Ve République et les vélléités d'une VIe République, VIe qui, à lire Olivier Duhamel ou Arnaud Montebourg, me fait penser à la IVe ou à cette "République moderne" qu'évoquait, déjà, Pierre Mendès France, ou à la formule états-unienne si je lis les partisans de Nicolas Sarkozy, favorables à un régime présidentiel.

 

En fait, les débats républicains actuels sont faussés par le fait que les hommes et femmes politiques ne pensent qu'à... 2007, et à "leurs chances". Je pense qu'il faut voir au-delà de cette date et que la magistrature suprême de l'Etat ne doit pas uniquement dépendre du "bon plaisir" du corps électoral, même si, pour autant, les inquiétudes et les aspirations des électeurs doivent pouvoir se faire entendre dans un pays comme le nôtre : il me semble qu'en redonnant à l'Etat une liberté qui ne soit pas menacée par les revirements ou les seules "envies" de l'Opinion publique, il est possible de redistribuer les cartes d'une "nouvelle citoyenneté" au travers d'institutions plus équilibrées et fortes ("délégués des quartiers"; municipalités; conseils régionaux; Sénat des régions et des professions; Assemblée nationale; etc.), de véritables "nouvelles agoras" qui redonnent aux citoyens le goût de "faire de la politique" au sens noble du terme.

 

Pour ce "café politique", je propose la date du mercredi 8 février, à 16 heures, et de le tenir dans la brasserie qui se trouve à la sortie de la gare Versailles-Rive Droite. Qu'en pensez-vous ?

 

postheadericon Royaliste... c'est-à-dire ?

Depuis quelques temps, lorsque je dis que je suis royaliste, on me confond avec un partisan de ... Ségolène Royal ! Au début, cela m'amusait; maintenant, ça m'agace ! Mais, même les journalistes et politologues s'y mettent : ainsi, Alain Duhamel, dans un entretien avec "Marianne", paru samedi 4 février, évoque "l'engagement royaliste" pour parler de l'engouement de certains socialistes pour la compagne de François Hollande. Duhamel ne prend même pas la peine de mettre des guillemets à "royaliste"... La confusion règne !

 

Je sens que les royalistes "historiques" vont avoir du pain sur la planche pour expliquer l'exact sens de l'engagement royaliste, c'est-à-dire le combat intellectuel et politique pour l'instauration d'une Monarchie héréditaire et successible, fédérative et active.

 

Sans doute est-ce aussi un peu notre faute : notre manque de visibilité et de présence sur la scène politique peut laisser croire que le terme qui, pourtant, résume notre action et notre théorie du Pouvoir incarné en une famille,  est un terme "en friche" et "libre de droits (de copie...)". Que les mouvements, cercles, journaux et revues royalistes se fassent plus militants ou qu'ils couvrent les murs (ou les écrans) d'affiches ou d'interventions, d'articles ou de courriers , et l'on verra alors ce terme retrouver son sens premier et fleurdelysé.

 

Quant à moi, je rappelle que je suis royaliste, tendance "canal historique", et fidèle à la Maison de France, celle des Bourbons-Orléans. Tant pis pour Ségolène...

 
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