Nous avons 196 invités en ligne
A propos de l'auteur
Menu principal
Souvenirs politiques
Citations royalistes
Bannière

postheadericon 2008

postheadericon Un milliard d'euros.

Encore une information passée inaperçue, à mon grand dam ! C’est le journal « La Croix » qui, dans son édition du mercredi 19 novembre, rapporte l’histoire : en mai dernier, l’idée de consacrer à l’aide aux pays du Sud (principalement des pays africains, dans ce cas précis) un milliard d’euros, consacrés initialement à la PAC (politique agricole commune) mais en définitive non utilisés, avait été avancée par des députés européens et reçue le soutien de la Commission de Bruxelles et du Parlement européen. Une belle idée, témoignant d’une solidarité bienvenue dans un monde souvent cruel aux plus faibles… D’autant plus que cette somme devait surtout servir « à développer leur agriculture, en leur offrant engrais et semences (non OGM) appropriés », selon l’auteur de l’article.

Mais la crise financière est passée par là, depuis, et certains États de l’UE, qui n’ont pas hésité à débourser des milliards d’euros pour sauver des banques pas toujours irréprochables, se refusent désormais à entériner cette mesure de solidarité : l’Allemagne, la Pologne et la Hongrie pourraient former, avec d’autres, une minorité de blocage et faire capoter le projet, « débattu ce vendredi dans le cadre d’une tentative de conciliation sur le budget 2009 entre le Parlement et la Commission ».

Cette information, peu médiatisée en ces heures de « guerre des roses », mériterait, me semble-t-il, plus d’attention et, en tout cas, est fort révélatrice des hypocrisies de notre société de consommation qui est prête à brûler des milliards pour soutenir une croissance qui s’apparente parfois à un vaste gaspillage des ressources de notre planète, et qui oublie, dans le même temps (à part dans les discours électoraux…), les notions de partage, de charité et de solidarité… Le journal « Le Monde » faisait sa « Une » il y a quelques semaines sur ce chiffre faramineux de 25.000 milliards de dollars envolés en fumée ces derniers mois, tandis que les différents plans de sauvetage financier de par le monde atteignent des sommes qui donnent le tournis : et, dans le même temps, quelques pays d’Europe chicanent sur un « misérable » milliard d’euros, un « milliard utile » pour une fois, et non pas destiné à la spéculation ou aux banques… Triste temps, triste monde…

Il faut souhaiter que, dans cette affaire, le cœur et la raison l’emportent, et que l’Union européenne saura où se trouvent l’honneur et son devoir. A moins que, comme l’affirme la cynique formule, « on ne prête qu’aux riches »…

 

postheadericon Encore des routes...

Dois-je, une fois de plus, clamer mon désespoir devant un mouvement qui semble inéluctable et que j’ai déjà maintes et maintes fois évoqué à travers les notes de ce blog, je veux parler de la construction effrénée de nouvelles routes et autoroutes un peu partout en France, et cela malgré les promesses du Grenelle de l’environnement de l’an dernier ?

L’autre jour, en me rendant à Chartres, un peu après Rambouillet, j’ai longé un immense chantier qui bouleversait la campagne sur une bonne dizaine de kilomètres et mobilisait une véritable noria de bulldozers et de camions. Bien sûr, ce chantier est prévu de longue date mais est-il vraiment une bonne chose à l’heure où il serait plus judicieux de développer les transports ferroviaires ou les liaisons intercommunales par l’autobus, par exemple, ne serait-ce que pour désembouteiller les routes ou pour diminuer les effets des circulations humaines sur l’environnement (ne serait-ce qu’atmosphériques…) ? Car on sait que, contrairement à ce que beaucoup croient, la circulation automobile ne diminue pas lorsque l’on rajoute des kilomètres de macadam au réseau routier mais augmente parce qu’elle nourrit et se nourrit de la rurbanisation qu’elle favorise

Là encore, il est temps de repenser un aménagement raisonnable du territoire, pour freiner ce mouvement de « mitage » de nos campagnes et impulser une nouvelle gestion des espaces ruraux : voilà un vaste chantier de réflexion et d’action pour qui veut agir concrètement, autant pour l’environnement que pour l’habitat et l’emploi !

 

postheadericon Royal ? Non, seulement la royauté.

Le spectacle donné ce ouiquende par le congrès du Parti socialiste était assez misérable et n’avait rien pour plaire aux citoyens qui, tous les matins, conciliabulent au comptoir des cafés, ce « parlement du peuple » évoqué par Balzac. Si la rose est le symbole du PS, ce n’est pas exactement l’odeur qui montait aux narines des militants ni des électeurs, et les petites manœuvres assez médiocres d’un Delanoë au matin du lundi suivant n’ont guère été appréciées par ceux qui, la veille encore, lui faisaient crédit de sa retenue au Congrès. Du coup, Ségolène Royal en devenait presque sympathique à ceux-là mêmes qui, encore il y a deux jours, la brocardaient…

Ces quelques phrases sur le congrès me sont suggérées par l’écoute attentive de quelques émissions de radio et, en particulier, par les réactions des auditeurs et, dans le café parisien dans lequel je me suis trouvé ce matin à la Porte Maillot, par celles des consommateurs. Bien sûr, certains moquaient le lyrisme de madame Royal et les « étoiles » qu’elle a vantées, sans savoir qu’il s’agissait en fait d’une citation de… Jean Jaurès ! En somme, elle a fait fort, et les railleries de certains « camarades » se sont vite retournées contre ceux-ci, piteux d’avoir moqué Jaurès quand ils pensaient avoir dénoncé une nouvelle « crétinitude » de cette « folle mystique » (formules que j’ai entendu prononcées par des socialistes hier dimanche, visiblement peu favorables à la Dame du Poitou…).

A ce jour, personne ne sait exactement qui va emporter le poste de premier secrétaire du Parti socialiste, et, en fait, cela agace plus que cela n’émeut… Cette guerre des roses, si inopportune au moment où la crise économique se traduit chaque jour un peu plus en crise sociale, ajoute encore au discrédit de ce régime des partis qui caractérise la République actuelle, toujours coincée entre deux élections et en « présidentielle permanente » au risque de négliger les vrais enjeux et de penser sur le long terme.

Entre une UMP qui joue le rôle de porte-flingues du président et un PS qui se confond avec la foire d’empoigne, où sont l’intérêt général de notre pays et le service public que doit normalement être la politique ? Les « ego » surdimensionnés de quelques uns qui veulent « se servir » avant de « servir » me navrent et me fâchent : mais n’est-ce pas tout le système de la République électorale lui-même qui, en faisant des partis les maîtres du jeu démocratique, tend à cette logique de division et de confiscation des « voix citoyennes » ?

Qu’on me comprenne bien : si je n’apprécie pas les petits jeux scabreux des politiciens, je ne remets pas en question l’existence des partis, qui peuvent être des médiateurs nécessaires entre les citoyens et les institutions. Mais je souhaite que l’Etat n’en soit pas la victime ni la proie : d’où mon combat pour libérer la magistrature suprême de l’Etat des jeux électoraux ! Tout l’intérêt d’une monarchie royale est de ne pas faire dépendre le temps politique du seul « tournoi démocratique » mais de lui fixer d’autres limites, d’autres règles qui sont celles de la vie d’un homme, d’une famille même, d’un père et d’un fils…

Un roi ne se désigne pas au sortir d’un congrès ou un dimanche de querelle, au fond des urnes : il naît pour être roi sans l’avoir lui-même choisi ! C’est cette charge qu’il est préparé, éduqué à assumer et qu’il n’a pas à récupérer dans le ruisseau des vanités après de multiples tirades guerrières et assauts fratricides… Il attend sans impatience la mort de l’être cher, de ce père qui l’a conçu avec sa mère, car la monarchie « naît d’un coup de rein » comme le disait crûment Vladimir Volkoff…

Remettre les partis à leur place et à l’honneur, c’est d’abord leur ôter ce hochet présidentiel qui est, pour certains ambitieux, l’unique objet de leur sollicitude envers les citoyens. Et rendre un sceptre à la France

 

postheadericon Société de consommation.

Le Parti socialiste est en congrès et en plein psychodrame : Royal ou pas ? Alliance avec le Modem ou non ? Petits meurtres entre amis et coups bas, déclarations guerrières et raccommodages de façade, noms d’oiseaux et grands discours, etc. : un régal pour ceux qui aiment les histoires façon « Dallas »…

Pendant ce temps-là, la crise continue et les Français restent prudents quant à l’avenir, inquiets et souvent désabusés, voire démobilisés : je crains que notre actuelle société de consommation, pourtant fort critiquée en temps de difficultés, soit encore capable de quelques tours pour échapper au jugement et à la remise en cause pourtant nécessaire. Ainsi, à l’approche de Noël, malgré une certaine « discrétion » nouvelle (moins de prospectus dans ma boîte aux lettres : juste un détail mais peut-être un signe…) ou un moins grand battage publicitaire (sans doute liée aux circonstances et aux craintes commerciales de colères sociales), les grandes surfaces mettent en avant quelques produits phares, créant sciemment un nouveau « besoin » pour alimenter le processus « Consommer pour produire », celui-là même qui s’avère un piège, autant pour la planète que pour les sociétés.

Ainsi, le « blu-ray », destiné, nous explique-t-on, à remplacer le DVD, 14 ans après la naissance d’icelui, qui avait lui-même remplacé le magnétoscope : un produit chasse l’autre, et le cycle de cette consommation effrénée continue, poussant les plus faibles à l’endettement avec la complicité d’organismes de crédit qui, eux, pour le coup, ne cessent d’inonder les boîtes aux lettres (y compris électroniques) d’offres alléchantes, tentatrices et, en somme, dangereuses par ses conséquences sociales.

Cette promotion d’un nouveau produit qui, en définitive, ne s’impose que par le besoin que la publicité en crée et par la dévalorisation du précédent devenu « archaïque »et l’abandon progressif de sa production, tant pour le produit que pour ses accessoires (l’arrêt de la fabrication de cassettes de films puis demain celle de DVD, considérés comme obsolètes, entraîne évidemment un transfert des clientèles vers les nouvelles technologies), appartient à la logique consumériste, mais elle a des conséquences qu’il ne faut pas négliger : d’abord un immense gaspillage, puisque les accessoires des techniques d’hier ne trouvent plus leurs raisons d’être et deviennent parfois purement et simplement inutiles car inutilisables (essayez donc de glisser une cassette dans un lecteur DVD…) ; ensuite l’aggravation de l’endettement des ménages qui, sous la pression insistante des plus jeunes (les meilleurs vecteurs de la consommation car principales cibles de la publicité tentatrice), cèdent à ce qu’ils revendiquent alors comme le fait de ne pas être « marginalisés » dans une société de la communication et des loisirs toujours plus prégnante…

Cette logique me navre d’autant plus qu’elle se déploie dans une société qui a fortement individualisé le rapport à la consommation, au risque de l’enfermement des uns chez les uns et des autres chez les autres, en oubliant le plus souvent les valeurs de partage et de communauté : les rares moments où les téléspectateurs sortent de chez eux et se retrouvent de manière festive, comme cela se faisait jadis dans les années 50 autour du seul poste de télévision qu’il y avait au village, généralement au café-restaurant, ce sont quelques rencontres de balle-au-pied fortement symboliques comme la coupe du monde, par exemple…

La crise actuelle, pourtant, devrait inciter à réfléchir à de nouveaux modes de sociabilité et à de nouveaux rapports à la consommation : or, cela reste encore assez marginal, malgré quelques efforts et initiatives, et malgré les mutations qui commencent, encore discrètement mais sûrement, à s’opérer dans les mentalités.

Sans doute est-il trop tôt pour savoir, aujourd’hui, quelle direction va prendre notre société au milieu de la tempête qui s’annonce à travers les turbulences de la Finance : mais il faut, dès maintenant, changer de cap et renoncer à cette parousie consumériste, illusion dangereuse d’une humanité déshumanisée et artificielle qui ne vaudrait que par ce qu’elle consomme…

Retrouver mais aussi refonder les valeurs qui font que l’homme n’est pas qu’un simple consommateur, mais aussi un être sensible, pensant et social, avec ou sans « blu-ray »…

 

postheadericon Monarchie durable.


Pour mener à bien une véritable politique écologique, encore faut-il l'inscrire dans la durée et ne pas dévier de sa route (fut-elle ardue et semée d’embûches) malgré les pressions des lobbies industriels ou consommateurs qui peuvent avoir tendance à ne penser qu’à leur intérêt immédiat et particulier, au détriment du long terme et des générations qui viennent et viendront… Pas sûr que la République prise éternellement entre 2 élections, véritables foires d’empoigne politiciennes où la communication remplace les idées et les débats, soit capable de relever le défi : une monarchie, alors ? Après tout, un roi a l'obligation, en France, de transmettre à son successeur un patrimoine préservé... Et la monarchie à transmission héréditaire est fort exigeante en ce domaine, par ce même principe, cette « obligation de résultat » à laquelle elle ne peut se soustraire, au risque de perdre une grande part de sa crédibilité et, pire, de sa légitimité même, largement fondée sur le service rendu.


Je pourrai donc résumer mes propos précédents en citant l’Italien A. De Gasperi, souvent considéré comme l’un des pères fondateurs de « l’Europe » : « l'homme d'Etat pense aux prochaines générations, le politicien pense aux prochaines élections ». En France, l’homme d’Etat, qui ne peut être l’actuel locataire de l’Elysée même s’il eut quelques prédécesseurs dont certains eurent le sens de l’Etat, de la « res publica » et de ses devoirs, existe d’autant moins en République contemporaine que le politique a laissé la place à la communication et à la courtisanerie, et que l’Etat a, d’une certaine façon, déchu…


Dans notre pays, il n’y a d’Etat durable que par la Monarchie : c’est, a contrario de la « République paradoxale » instituée par De Gaulle, la leçon de l’histoire des institutions. Mais cette leçon risque de n’être qu’une théorie déconnectée du réel (et donc inutile puisque destinée à ne pas être pratiquée) si les monarchistes et les princes oublient de s’affirmer sur le champ des possibles et du politique…


En somme, pour mon compte, pas le temps de s’ennuyer pour les prochaines décennies : pour ne pas mourir royaliste mais avoir une chance de vivre en monarchie, enfin !

 


 
Plus d'articles...