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postheadericon Bertrand de Jouvenel, avant Maurras...

Lors de ma première Terminale, en 1980-81, le professeur de philosophie qui avait la patience de nous supporter, M. Wiel, nous avait conseillé la lecture de deux livres, celui de René Girard, « La violence et le sacré », et celui de Bertrand de Jouvenel intitulé « Du Pouvoir » : en fait, c’est ce deuxième ouvrage qui allait avoir une grande influence sur mon évolution intellectuelle et politique, sans doute plus que les œuvres de Maurras que j’ai lu cette première année de mon parcours royaliste… En fait, avec le recul, je pense que Jouvenel a été, pour moi, l’intercesseur avec les idées maurrassiennes, en particulier sur la question du Pouvoir démocratique, de la Démocratie elle-même.


C’est dans un hôtel de Matemale, dans les Pyrénées, non loin de Font-Romeu, où nous avions pris l’habitude d’aller en famille aux vacances de Noël, que j’ai dévoré ce livre écrit par un théoricien dont je n’appris que bien plus tard, lorsque je travaillais sur les post-maurrassiens des années 44-50, qu’il avait lui-même participé à la rédaction de revues royalistes proches du comte de Paris et issus de « La Mesnie » (groupe de jeunes monarchistes chrétiens).


Je n’ai pas un souvenir très clair des pages de Jouvenel qui m’ont alors le plus marqué, mais je me rappelle de l’idée que le Pouvoir (le « Minotaure ») augmente avec l’expansion de la Démocratie et avec l’extension de la base de la souveraineté : en tout cas, ce livre ne m’a, depuis, jamais quitté depuis mes pérégrinations rennaises, et il m’arrive encore de le feuilleter, même s’il me faudrait le relire en son entier.


Ce n’est, en tout cas, qu’après sa lecture première que j’ai rouvert les « Essais politiques » de Maurras publiés par Flammarion et qui s’ennuyaient un peu dans ma petite bibliothèque de l’époque, au dessus de l’électrophone…


Mis à jour (Jeudi, 13 Juin 2013 18:33)

 

postheadericon Pourquoi ce blog ?

Ce petit blog de souvenirs politiques n’est pas une œuvre littéraire mais il a juste pour vocation de rassembler et diffuser quelques uns de mes éléments de mémoire du royalisme tel que je l’ai connu et vécu : j’essaye de ne pas y dire de bêtises, mais il est vrai que, n’ayant pas forcément, sur le coup, pris de notes, je suis parfois incertain et, sans doute, trahi aussi par ma mémoire qui, quoiqu’on fasse, est sélective, peut-être même injuste. Néanmoins, j’essaye de livrer honnêtement ce dont je me souviens et de ne pas tricher.
Ce blog peut paraître brouillon, il l’est ! Mais, dans quelques années (si Dieu me prête vie encore assez longtemps…), je ne m’interdis pas de reprendre ces notes de blog et de les ordonner, de les « penser » pour en tirer des « Mémoires » qui puissent être utiles pour ceux qui s’intéresseront à l’histoire du royalisme et aux stratégies de celui-ci.
Dès que je posséderai mieux les techniques de l’informatique, je publierai aussi mes albums de photos « militantes » et les modèles de tracts que j’ai contribué à rédiger et diffuser : ce sont encore bien des « boîtes-archives » à ouvrir, à trier, à scanner…
En tout cas, sachant que, depuis environ 27 ans, j’ai cherché, selon le conseil de Georges Bernanos, à « faire chaque jour quelque chose pour le Roi », il y a de quoi raconter !
Et puis, l’histoire n’est pas encore finie…

 

postheadericon Adhésion à "la Restauration Nationale".


Un jour de mars 1981, le 5 je crois, j’allais à Paris avec maman et mes frère et sœurs : j’eus le droit de me rendre au 10, rue Croix-des-Petits-Champs où je fus introduit par un militant appelé Héron (un pseudo ?) qui fit d’ailleurs une caricature dans « Aspects de la France » dans ces temps-là, caricature où l’on voyait Michel Debré et Jacques Chirac brandissant chacun, je cite de mémoire, une croix de Lorraine (il faudrait vérifier dans les collections du journal) pour revendiquer l’héritage du gaullisme.


Je fus impressionné par ces locaux dans lequel je fus reçu, presque tout de suite, par Guy Steinbach, alors secrétaire général de la « Restauration Nationale », et qui réussit à me convaincre sans trop de difficulté qu’il me fallait adhérer au mouvement : ma carte portait le numéro 13085 et j’étais patronné par Jean Chollet et un agriculteur des environs de Rennes qui fut ainsi mon deuxième parrain car il en fallait deux pour pouvoir être admis à « la Restauration Nationale ». Cet ancien agriculteur, que je n’ai jamais vu malgré son patronage, me raconta lors d’une conversation téléphonique que j’eus avec lui (la seule ?), qu’il avait jadis vendu le quotidien « L’Action française » dans une grosse bourgade des environs de Chateaubourg et qu’avec ses amis, ils attendaient, sous les colonnes de la place, des adversaires qui ne vinrent jamais… Pour moi qui vendait depuis quelques semaines « Aspects de la France » c’était comme la poursuite de ces « aventures » des Camelots du Roi de jadis en Bretagne dont j’entendais de plus en plus parler et qui, évidemment, me motivaient d’autant plus…


 

Peu à peu, le mythe « Camelot du Roi » devenait un élément fort de mon identité de royaliste d’Action Française, même s'il me fallut attendre le mois de juillet 1981 pour voir de plus près des Camelots (et des plaques, les fameuses plaques de Camelot…) se revendiquant tels, et de tous âges, malgré l’interdiction républicaine de la Fédération Nationale des Camelots du Roi en février 1936 suite à « l’incident Blum ».



Mis à jour (Mardi, 19 Novembre 2013 00:42)

 

postheadericon Le CLAM, ovni lycéen...

 

Au lycée Chateaubriand, j’avais créé en 1979 le Comité Lycéen Anti-Marxiste (CLAM) avec un camarade de classe, Philippe Corboliou, et cela pour contrer les nombreux groupes se revendiquant de Gauche et encore officiellement marxistes. Ce Comité n’avait guère d’activités, il était juste l’occasion de faire quelques affiches manuscrites que j’affichais dans le « foyer » d’ordinaire recouvert d’affiches gauchistes : il y avait parfois quelques éclats de voix mais pas vraiment d’affrontements.


Lorsque je commençai à militer à l’Action Française, je décidai rapidement de transformer le sens du CLAM, qui devint alors le « Comité Lycéen d’Action Monarchiste », symbolisé (sur un modèle unique d’affichette, manuscrit lui aussi) par une fleur de lys tricolore… Il est fort possible que ce nouveau Comité soit passé inaperçu, malgré quelques graffitis sur les tables du lycée, car je m’étais plutôt attaché à populariser le sigle « AF » qui décorait de nombreux poteaux de lampadaires autour du lycée.


En fait, le CLAM fut surtout actif, au moins visuellement, lorsque Jérôme Sch., lycéen rennais d’AF, reprit ce sigle pour donner à l’AF une image plus « lycéenne », en 1984 : il y eut même un petit bulletin, tiré à quelques exemplaires, intitulé « Rennes-Royalisme lycéen », et dont le symbole était un kangourou fleur de lysé : la seule vente publique dont je me souvienne (je doute qu’il y en ait eu d’autres…) eut lieu un midi devant le lycée Zola et l’exemplaire vendu (le seul ?) le fut à un quinquagénaire…

 

Une affichette du Comité Lycéen d'Action Monarchiste, dessinée par F.X., un sympathisant rennais de la rue Volney.J'en ai retrouvé un stock de quelques dizaines il y a peu, ce qui signifie qu'il y a eu affichage de ce modèle, ce dont je n'ai guère de souvenirs, je l'avoue... Qui s'en souvient, et peut me rafraîchir la mémoire ?


Mais Jérôme Sch., qui s’était attaché à ce sigle, fit tout son possible pour le faire connaître : en fait, je crois que c’est plutôt son cahier de cercles d’études qui fut le principal support de ses nombreux graffitis « CLAM » ainsi que quelques affiches d’adversaires politiques, joyeusement décorées…


Episodiquement, dans les années qui suivirent, le CLAM réapparut sans que l’on sache trop à quoi à cela était dû et ce que cela signifiait. Il fut même cité dans des circulaires internes à l’AF, ce qui lui donna une visibilité que ce Comité n’avait, en définitive, guère ailleurs…



Mis à jour (Vendredi, 14 Novembre 2014 17:36)

 

postheadericon Les cercles d'études de Nantes.

Dans l’automne 1980, comme je l’ai dit dans une précédente note, je me rendis à Nantes à plusieurs reprises pour assister à des cercles d’études qui se tenaient dans le local de la « Restauration Nationale », 12, rue de la Brasserie, appelé aussi « Centre Pierre Juhel », en hommage au fondateur de la RN disparu quelques mois auparavant. C’est Bernard Pascaud, responsable de la section de Bordeaux, qui venait faire ces cercles, à l’invitation de Jean Chollet.
Le local, situé non loin du centre de Nantes, était une grande pièce qui pouvait accueillir plus d’une soixantaine de personnes, et comprenant une grande bibliothèque maurrassienne : un véritable local politique, de travail et de réunion ! Des fleurs de lys le décoraient, ainsi que des portraits de chefs royalistes, me semble-t-il.
Les cercles du samedi réunissaient une douzaine de jeunes militants et je crois me souvenir que venait parfois aussi M. de Yrigoyen, un vieux camelot du Roi au bras atrophié qui soutenait activement le mouvement d’AF par ses finances et sa paternelle présence, et qui en était le président d’honneur à Nantes.
Lors des cercles, nous travaillions sur des cahiers de cercles bleus, rédigés par Bernard Pascaud, et je crois me souvenir que le premier thème que j’entendis traiter en ces lieux fut « l’empirisme organisateur » : malgré mon attention soutenue, j’ai aussi le vague souvenir d’avoir eu un peu de mal, ne connaissant pas encore « les mots de la tribu » (comme on le dit en sociologie…), à comprendre cette notion…
A Nantes, je fis la connaissance d’un jeune militant, Bruno Jouan, sur lequel Jean Chollet formait quelques espoirs, et de Roger Beaudeloche, militant fidèle résidant près de Lorient, ébéniste de profession, et avec lequel je ferai plus tard de nombreuses opérations de propagande en Bretagne, particulièrement à Quimperlé et les environs.
En janvier 1981, j’assistais un dimanche à la traditionnelle galette des rois dans ce local nantais : l’orateur principal était Pierre Sergent, ancien de l’OAS et antigaulliste de longue date, qui venait présenter son livre contre le candidat gaulliste Michel Debré, ce même candidat que j’allais rencontrer quelques semaines plus tard à Rennes, aux salons Lecoq-Gadby… Ce même dimanche de janvier, je discutais avec Pierre Pujo, directeur d’ « Aspects de la France » : c’était la première fois d’une longue série pas encore achevée malgré les désaccords et les distanciations. Il y avait aussi un très vieux camelot du Roi, ancien mineur, je crois, et qui allait beaucoup me marquer par sa verve et sa foi royaliste, cette sorte de « royalisme populaire » que je ne connaissais pas encore. Je devais le revoir, une douzaine d’années après, à la réunion annuelle du Nord, au Grand-Rullecourt, propriété de la famille monarchiste de Saulieu. Je ne lui jamais demandé son nom, et je le regrette maintenant, car il aurait été intéressant de recueillir son témoignage : il est trop tard aujourd’hui, malheureusement, mais je ne désespère pas, un jour, de pouvoir lui rendre dignement hommage.
Nantes était, en tout cas, encore la « capitale » des activités d’AF dans l’Ouest et cela grâce à l’incessante activité de Jean Chollet : mais il y avait aussi d’autres groupes royalistes, comme le Mouvement Royaliste Français (MRF) dirigé, pour les activités « jeunes », par Fabien Desmeaux, qui allait entamer avec moi dès le début de l’année 1981 une longue correspondance dans laquelle il me donnait des nouvelles du royalisme en général et du MRF en particulier (qui avait pris comme nom de cercle pour Nantes « Cercle Louis Dimier ») et des conseils militants.

 
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