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postheadericon Une ruralisation intelligente est possible, et utile !

L'un des grands viviers d'emplois potentiels en France est lié à un aménagement intelligent du territoire, à une sorte de ruralisation équilibrée des populations : deux familles (quatre adultes et plus de quatre enfants, par exemple) de plus dans une petite commune de Bretagne centrale, cela équivaut souvent au maintien d'une classe, voire d'une école ; cela peut permettre de maintenir ou de créer un café, une épicerie, des commerces de proximité mais aussi une production agricole vivrière (et non pas productiviste ou intensive) destinée aux familles et aux marchés locaux, etc.

 

Imaginez si, au lieu de deux familles par commune sur un an, il y en avait cinq, six ou plus... Imaginons…

 

Voilà une piste à creuser, mais la république actuelle, centraliste, obnubilée par la rentabilité et la « croissance » économique peut-elle le faire ? J'en doute !

 

Une monarchie fédérale des provinces et communes de France, avec un Etat central fort et des communautés démocratiques vivantes et actives, celles que Maurras, dans la lignée des monarchistes anciens, nommait « les républiques françaises », locales et particulières, a plus de cartes dans son jeu pour mener cette politique humaniste et novatrice... C'était d’ailleurs l’intuition, dans le cadre de son projet fédéraliste national, du défunt comte de Paris.

 

postheadericon La République en danger ?

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Les affaires fragilisent la République, entend-on depuis quelques jours avec une certaine angoisse du côté des politiques et des journalistes, et ceux-ci nous refont, la main sur le cœur, la complainte des pleureuses dénonciatrices du « populisme » et de « l’antiparlementarisme », s’en prenant plus à la presse et aux « révélations » qu’à la réalité des affaires et aux scandales mêmes mis à jour ces derniers temps. Ce sont parfois les mêmes qui s’en prennent à l’équipe de France de balle-au-pied, aux joueurs surpayés et aux symboles d’un sport devenu une simple affaire commerciale, et qui, pourtant, ne veulent pas reconnaître que les mœurs politiciennes de la République ne valent guère mieux, avec ce même état d’esprit du type « Enrichissez-vous, et sans vergogne ni scrupule ! » qui prévaut jusqu’à la tête de l’Etat…



L'argent, toujours l'argent... Le malheur de la République !



« La grande peur des bien-pensants » : ce titre de Bernanos s’impose aujourd’hui pour signifier l’attitude des hommes du gouvernement et d’un Etat aux abois faute d’avoir su, en temps voulu, « tailler dans le vif », c’est-à-dire prendre quelques mesures de précaution élémentaires pour éviter ce discrédit du pouvoir sarkozien, la première étant d’éviter le mélange des genres, de la finance et de la politique ! Jamais M. Woerth n’aurait du cumuler les fonctions de trésorier de l’UMP avec celles de ministre, du budget puis du travail, cela semble évident : ça ne l’est visiblement pas pour celui qui, aujourd’hui, se dit victime d’une cabale indigne.


En fait, plus encore que M. Woerth, c’est bien un système, celui d’une République oligarchique (et non pas monarchique comme elle pouvait paraître l’être à l’époque du général de Gaulle), qui est coupable aujourd’hui, mais dont M. Woerth est le « fusible » visible en attendant de provoquer d’autres courts-circuits jusqu’au faîte de l’Etat.


La République est menacée ? Sans doute mais, plus que par un hypothétique populisme, épouvantail sémantique politique qui a succédé au « fascisme », c’est par ses propres pratiques qui, jadis fatalement tolérées, sont aujourd’hui choquantes et insoutenables aux yeux d’une opinion publique qui ne se confond pas encore exactement avec le corps civique. La République s’est discréditée et est discréditée : ses coucheries permanentes avec l’Argent et ses Puissants révoltent ceux à qui elle demande de faire, encore et encore, des « sacrifices » quand des lois absurdes redonnent des millions d’euros à ceux qui en possèdent déjà par milliers… Il n’est pas impossible que le chèque de 30 millions d’euros fait à Mme Bettencourt au titre du fameux bouclier fiscal soit la goutte d’eau qui fasse déborder le vase !


Menacée, la République ? Cela peut être l’occasion de poser la question institutionnelle et de rechercher quel est l’Etat le moins susceptible d’être le fruit amer de l’Argent et le jeu des Puissants. La naissance, elle et contrairement aux élections, ne s’achète pas : cette indépendance qu’elle confère, par essence, à la magistrature suprême de l’Etat, peut permettre un meilleur équilibre entre les forces sociales et une « équité sociale » dont nos compatriotes appellent de plus en plus fort de leurs vœux, voire de leur colère.


Et maintenant, aux royalistes de faire entendre leur voix, pour un nouveau régime, une monarchie populaire et sociale, libre Etat au-dessus des féodalités financières et conformistes...


 

L’effondrement de la République dans l’esprit de nos concitoyens ne doit pas entraîner une sorte de nihilisme qui, en définitive, remplacerait la loi de l’oligarchie par celle de la jungle : rétablir les notions de service et de « Res publica » est nécessaire pour éviter le pire. La Monarchie « à la française » a quelque véritable expérience en ce domaine, il serait trop dommage de la négliger !


 

postheadericon Ne laissons pas la République confisquer la politique !

Deux ministres viennent, dimanche soir, d’annoncer leur démission, exigée en fait par MM. Sarkozy et Fillon dans l’espoir d’apaiser la polémique autour d’un troisième, M. Woerth : mais cela suffira-t-il à calmer une opinion publique fâchée contre une classe politique et un gouvernement qui semblent si loin de leurs préoccupations et de leurs inquiétudes ? Rien n’est moins sûr ! Au moment même où il est demandé aux Français de faire des efforts, voire des sacrifices, le spectacle d’une République « bling-bling », méprisante et sourde, ne cesse de choquer, voire de révolter nos concitoyens. Il suffit, pour s’en convaincre, d’écouter ce qui se dit dans les boulangeries, les cafés, le métro, le train... : c’est le dégoût, mélangé de colère mais aussi de fatalisme, qui s’exprime et qui atteint autant la Droite gouvernementale que la Gauche d’alternance. « Pas un pour rattraper les autres », entend-on souvent.

 

Voici où nous en sommes et, au moment où il serait utile de refaire de la politique, les citoyens s’en détournent, dans un réflexe qu’il est difficile de ne pas comprendre à défaut de l’accepter. Oui, effectivement, la multiplication des « affaires » ces derniers temps et l’impression d’impunité que donne une certaine classe politique et gouvernementale (malgré les récentes démissions et humiliations subies par des personnalités « secondaires » aux yeux des Français, car ceux-ci regardent vers la tête même de l’Etat…), française mais aussi européenne, entraînent une désaffection citoyenne envers le débat politique, au risque de verser dans un nihilisme destructeur.  Si l’on ajoute à cela le déni par l’Union européenne et les gouvernements, dont le français, de la décision des électeurs hexagonaux et hollandais du Traité constitutionnel européen en 2005, et le contournement des peuples en 2009 pour adopter cette même « Constitution européenne », il n’est pas difficile de comprendre pourquoi la démocratie libérale actuelle ne trouve plus guère de défenseurs acharnés, à part peut-être (et encore, ce n’est même pas certain) dans les rangs de l’oligarchie, vaguement inquiète d’un risque de « perte de contrôle » sur les peuples et de conséquences imprévisibles…

 

Et pourtant, il faut réagir et ne pas laisser la politique aux mains des politiciens ! La République a confisqué la parole civique en la redistribuant aux principaux partis électoraux mais il ne faut pas, pour autant, renoncer à faire de la politique : il faut « reconquérir les pouvoirs concrets » au sein de la Cité comme le prônait Charles Maurras lorsqu’il déclarait que « les libertés ne s’octroient pas, elles se prennent ».

 

La République est responsable d’une dépolitisation qui, en définitive, l’arrange bien car cela lui permet de conserver sans trop de peine le monopole de la parole publique et du pouvoir. Le comprendre et le combattre, c’est faire œuvre utile, éminemment civique, et ne plus accepter de subir le déshonneur d’une République qui a oublié, à travers sa classe politique et son gouvernement, ses devoirs d’Etat, autant à l’égard du pays que de ses habitants.

 

postheadericon Le baiji aurait-il pu être sauvé ?

 

Dans l’indifférence quasi générale, le dauphin d’eau douce du Yang Tsé Kiang nommé « baiji » a été déclaré « espèce éteinte » il y a quelques années : c’est une très mauvaise nouvelle pour ceux qui sont attachés à la vie et à ses différentes formes animales comme végétales, à cette biodiversité qui fait la richesse de notre planète. Mais elle n’est malheureusement pas isolée et d’autres espèces disparaissent, désormais à un rythme de plus en plus rapide…


Le baiji, aujourd'hui disparu...


Mais gémir ne sert à rien si l’on ne propose rien pour empêcher cette dégradation de notre planète. Personnellement, je pense qu’une volonté écologique forte à la tête de l’Etat peut faire bouger les choses dans un sens positif : création de réserves plus vastes pour la préservation et la reproduction d’espèces aujourd’hui en déclin (y compris la petite faune mais aussi la flore), réserves terrestres, fluviales et maritimes bien sûr ; prises en charges (ou aides circonstanciées et programmatiques) d’espèces menacées dans certains pays du Sud aujourd’hui incapables (financièrement, s’entend) de pouvoir faire face aux menaces sur l’environnement, par la construction de partenariats privilégiés ; etc.


Si la question du baiji, connue depuis longtemps, avait fait l’objet d’un plus grand soin sur le plan international, l’espèce aurait pu être sauvée, par exemple par un programme de reproduction dans une « zone réservée » appropriée dans un fleuve d’un autre pays susceptible de prendre en charge un tel programme. En offrant un partenariat avec la Chine sur ce sujet, beaucoup de choses auraient été possibles : pensons-y pour les autres espèces menacées.


Pas certain que la République actuelle, en France, qui vit de l’élection et, donc, des intérêts particuliers, voire individualistes, soit en mesure de répondre aux attentes environnementales, et le « Grenelle de l’environnement » n’a été, malheureusement, qu’une ébauche plus qu’une réalité écologiste… J’avais fini une intervention à un banquet d’AF par la formule « Pour que vive la vie, vive le roi », et les événements confirment mes impressions : il n’y aura pas de politique environnementale durable sans un Etat durable, c’est-à-dire inscrit dans la durée, par la continuité, c’est-à-dire la Monarchie à transmission héréditaire.


 

postheadericon Economies présidentielles...

Le président annonce une réduction du train de vie de l’Etat et en particulier de ses ministères, et cela arrive enfin mais bien tardivement ! Réduction du nombre de conseillers ministériels, diminution des frais de transport, de logement et de communications, suppression des chasses présidentielles et de la garden-party de l’Elysée du 14 juillet, etc. En période d’austérité générale et de diète sociale, ces mesures soulignent que l’Etat ne doit pas s’exonérer des efforts nécessaires au rétablissement des comptes publics et qu’il prend sa part des sacrifices qu’il demande aux Français. Attention néanmoins à ne pas donner au monde l’image d’un Etat austère qui renoncerait à rayonner à l’intérieur comme à l’extérieur, et aux « Marchés » celle d’un Etat qui obéirait à des règles purement comptables et qui oublierait son rôle premier, éminemment politique, de protection du corps civique et social de la nation et des Français dans leurs communautés et individualités !

 

Autant la réduction des salaires ministériels, mais aussi présidentiel (ce dernier ayant été fortement réévalué depuis 2007…), me semble une idée intéressante pourvu qu’elle reste dans la juste mesure, autant je suis moins certain que la suppression pure et simple des garden-parties de l’Elysée et des ministères soit vraiment une bonne chose : réduire les frais de celles-ci étaient possibles sans tout supprimer, ce qui risque d’entraîner une déconnection encore plus totale entre le Pouvoir et les citoyens dont quelques uns, reconnus pour leurs mérites ou invités pour représenter telle ou telle réalité sociale ou professionnelle, participaient à la fête. Ce que demandent les gens, la plupart du temps, ce n’est pas la suppression des fêtes ou des « mondanités » mais leur ouverture à d’autres que les « privilégiés », les habitués des réceptions et des buffets chics !

 

De plus, comment croire que les puissants de la République sont prêts à d’autres efforts que ceux utiles à la « com’ » gouvernementale en période d’inquiétudes sociales et de rigueur ? Lorsque le ministre de l’éducation nationale, un ancien de l’Oréal (décidément, on n’en sort pas !), et porte-parole de l’Elysée, M. Luc Chatel, explique aujourd’hui qu’il ne voit aucune raison à geler ou diminuer les salaires ministériels au moment même où les fonctionnaires vont devoir accepter ces mêmes mesures pour leur compte, le masque de cette « République exemplaire » que ne cesse à nouveau de brandir M. Sarkozy ne tombe-t-il pas ? « Selon que vous serez puissant ou misérable… », comme disait La Fontaine…

 

Je crains aussi que les mesures annoncées ne soient qu’un écran de fumée qui cachent des pratiques dispendieuses que l’Elysée n’a pas, visiblement, l’intention de cesser, telles que la mobilisation onéreuse et souvent inutile de forces de l’ordre pour telle ou telle visite présidentielle, alors que ces mêmes forces de l’ordre souffrent aujourd’hui d’un manque criant de moyens pour accomplir leurs missions au quotidien et dans les meilleures conditions. Sans oublier l’achat et l’aménagement d’un nouvel Airbus présidentiel, en soi pas forcément scandaleux, mais dont le coût devra être supporté par… le budget déjà fort réduit du ministère de la Défense !

 

En fait, l’Etat ne sera économe à bon escient que lorsqu’il ne sera plus l’objet des convoitises particulières de quelques arrivistes politiciens et qu’il sera inscrit dans le long terme et non dans ce temps bref du calendrier électoral et présidentiel. En économie(s) comme en politique, le temps peut être un allié précieux s’il n’est pas le seul maître de la « respiration politique de l’Etat » : la République n’a pas cette possibilité de voir au-delà d’une ou deux magistratures présidentielles, à moins de s’appeler De Gaulle, et encore ! La Monarchie a, elle, longue vue et bonne mémoire…

 
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