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postheadericon L'histoire-géographie diminuée au lycée.

L’histoire-géographie est l’objet de vifs débats entre le ministre de l’Education nationale Luc Chatel et les professeurs eux-mêmes, et ces derniers se sentent un peu isolés malgré le soutien de brillants intellectuels au maintien de cette matière obligatoire en Terminale S. Isolés parce que les fédérations de parents d’élèves et les syndicats lycéens, de droite comme de gauche, applaudissent à la suppression annoncée et voulue par le Ministère, à la suite des propositions de M. Richard Descoings, président de Sciences-Po (qu’il a transformé, au nom de la modernité, en simple école de commerce, selon l’avis de plusieurs enseignants de l’institution de la rue Saint-Guillaume) et l’un des représentants de « l’ouverture » voulue par M. Sarkozy.

 

Mais il y a un autre aspect de la réforme que les médias et les professeurs eux-mêmes ont peu évoqué : c’est la suppression des heures de modules en classe de Seconde… De quoi s’agit-il ? Simplement des heures durant lesquelles les élèves apprennent les méthodes de travail et d’étude nécessaires à la préparation de l’épreuve du bac et des concours post-bac ! Pour ce faire, la classe est alors divisée en deux groupes qui, par alternance, suivent ces cours de méthode, forcément utiles pour la suite des études en histoire-géographie et la réussite aux différentes épreuves prévues dans le cycle scolaire et universitaire.

 

Or, le Gouvernement supprime sans sursis ces heures, pourtant bien utiles et cela dans l’indifférence quasi-générale ! Les fédérations de parents d’élèves FCPE (Gauche) et PEEP (Droite libérale), si promptes à dénoncer le « corporatisme des enseignants », ne protestent pas contre cette mesure de réduction des heures d’histoire-géographie en Seconde alors qu’ils ne cessent d’invoquer « l’intérêt des élèves » : drôle de conception de ce fameux « intérêt » dont je ne suis pas sûr qu’elles sachent ce qu’il est réellement !

 

Ce que je retiens des projets du Ministère, au regard de cette réorganisation qui n’est qu’une petite manœuvre à la fois comptable et électorale, c’est que les élèves n’y gagneront ni en matière ni en méthode, et que le niveau des connaissances et des moyens de compréhension du monde de ceux qui en sont pourtant les futurs héritiers risque d’emprunter une pente de plus en plus raide

 

Triste sort pour cette matière scolaire dont je me veux un serviteur dévoué et passionné, non pour les beaux yeux du Ministère mais pour les élèves auxquels j’ai la chance d’enseigner !

 

Sans doute la République n’a-t-elle plus besoin de professeurs d’histoire-géographie, leur préférant quelques substituts de type Wikipedia, par exemple…

 

Oui, décidément, triste, bien triste…