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postheadericon Mitterrand royaliste ?

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François Mitterrand, président socialiste de la République, a-t-il été royaliste ? De nombreuses rumeurs ont couru sur cette présumée appartenance politique de jeunesse, mais l'intéressé lui-même les a démenties régulièrement, sans toujours d'ailleurs être très convaincant. Pierre Péan dans son livre "Une jeunesse française. François Mitterrand.1934-1947" évoque d'ailleurs cette interrogation et les dénégations du dirigeant socialiste, tout comme Guy Gauthier dans un livre récent, "François Mitterrand, le dernier des Capétiens".



J'ai retrouvé aujourd'hui un vieil article paru dans "Aspects de la France" de février 1984 sous la plume de Jean Roche-Boitaud, ancien condisciple de Mitterrand, qui précise les relations de ce dernier avec les milieux d'Action française. Roche-Boitaud avait fondé le "Cercle Balzac" (lycéens et collégiens d'A.F. de Charente) et éditait un journal de jeunes royalistes, "L'Action Angoumoisine", de 1927 à 1929, à l'école catholique Saint-Paul d'Angoulême que fréquentait (de 1926 à 1934) le futur président. Proche des milieux royalistes maurrassiens, Mitterrand l'était. De plus, son père, contrairement à ce qui souvent a été affirmé, était, lui, royaliste et semble avoir été abonné à l'organe des cheminots d'A.F., "Le Rail", même si la lecture de "L'Action française" se faisait plus discrète après la condamnation vaticane de ce quotidien en 1926.




C'est dans cette école sus-citée que Mitterrand rencontrera des militants royalistes dont il restera l'ami toute sa vie, comme, par exemple, Pierre Guillain de Bénouville qui, si je ne me trompe, veillera sur le corps de son ami en janvier 1996.



Sans doute Mitterrand, comme il le reconnaîtra lui-même devant Bertrand Renouvin dans les années 80, était-il "intéressé par le royalisme". Il semble même qu'il ait été possesseur d'une carte d'Etudiant d'A.F. pour l'année scolaire 1934-1935, selon le témoignage de Georges Calzant, alors vice-président de la Fédération Nationale des Etudiants Collégiens et Lycéens d'Action française", carte qu'il n'a pas renouvelée à la rentrée 1935.



En mars 1939, lecteur régulier du journal "Courrier Royal" édité par la Maison de France, Mitterrand, avec plusieurs amis monarchistes, va rencontrer le Comte de Paris en Belgique, terre d'exil du Prétendant à la Couronne de France: voilà ce qu'en dit, des années après, Mitterrand : "L'homme était sympathique, charmeur, il avait le prestige de sa lignée. J'ai noué avec lui une relation qui dure jusqu'à aujourd'hui" (cf le livre de Pierre Péan).




Je me souviens avoir rencontré dans les années 80, dans les rues de Rennes, un ancien compagnon de captivité de Mitterrand (en 1940-41, en stalag en Allemagne) qui m'a affirmé, en parlant des idées de celui qui était alors président de la République, que celles-ci étaient plus proches des miennes que je ne le croyais... Cela m'avait, alors, beaucoup surpris...