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postheadericon Les articles d'Aspects de la France, source d'informations sur les Camps Maxime Real del Sarte.

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Les collections d’Aspects de la France sont parfois bien utiles pour compléter les souvenirs des Camps Maxime Real del Sarte, en particulier sur les dates, les lieux mais aussi les personnes et les conférences. Ainsi, on trouve deux comptes-rendus, l’un dans un numéro de la fin juillet, l’autre, plus complet, dans celui du 2 septembre 1982.
Dans le premier, trois photos :
la première est ainsi légendée « S’instruire pour vaincre » et montre quelques étudiants studieux prenant des notes lors d’une conférence. On y voit Louis Garban, mais aussi Denis D. et Elisabeth Baston ;
la deuxième montre l’estrade des orateurs d’AF lors du chant de « La Royale », le 25 juillet, jour du traditionnel méchoui (mais limité à des morceaux de moutons et de poulets cuits en cuisine, les feux de plein air étant interdits dans les Landes) : on y reconnaît Guy Steinbach, alors secrétaire général de la Restauration Nationale ; Bernard Bonnaves ; Jean Dupin ; Pierre Pujo et Pierre Gagemon, alors jeune rédacteur à Aspects de la France ;
la troisième est un plan large du rassemblement des couleurs, deux moments importants (puisqu'il y a le lever des couleurs le matin et le baisser le soir...) dans le « rituel » du Camp d’AF : cette photo est d’autant plus intéressante qu’à l’époque les photos n’étaient pas « floutées », ce qui permet de mieux identifier les participants. Il est vrai aussi que la paranoïa n’avait pas encore fait des ravages parmi les militants, et que chacun était ravi de se retrouver en photo dans le journal… Sur celle-ci, sur laquelle j’apparais avec un long imper et un foulard blanc (en fait, une écharpe indienne achetée dans un magasin « baba cool »…), je suis devant mon équipe, l’équipe « Pierre Juhel » je crois, à laquelle appartenaient Thierry Jeannau (Montpellier), Odile Théry (Lille), etc. A côté de moi, un militant parisien, Aristote Morvan, qui quittera l’AF quelques mois après. Je reconnais aussi Hélène Rochefort (Angers), membre d’une grande famille d’AF (Péan de Ponfilly) ; Marie Perrault, sœur de Jeanne ; Serge Rouquet, de la section « Banlieue-Sud » de Frédéric P. ; etc.
Dans le numéro de septembre, un grand article signé d’Elisabeth Baston résume aussi, de façon plus précise que celui de juillet, le Camp 1982. Cinq photos l’accompagnent où j’aperçois aussi François Tabary, Bernard Pascaud (directeur des études), les frères Beaune (Nantes), les sœurs Sanchez, Benoît Dakin et tant d’autres dont j’ai malheureusement oublié les noms…
A lire ces articles de 1982 et ceux des années précédentes et suivantes, il est amusant de constater comment ils se ressemblent tous : bien sûr, le Camp a été une réussite, les étudiants ont été studieux et sont repartis chez eux pleins d’ardeur pour vaincre, et la prochaine année militante s’annonce prometteuse… Le plus souvent rédigés par un des campeurs (il me semble l’avoir moi-même fait au milieu des années 80…) ou par un certain Jacques Cepoy (pseudonyme de Pierre Pujo), les comptes-rendus ont vocation militante : il s’agit de montrer combien l’AF est « vivante » et qu’elle sait attirer et former de jeunes intelligences. Et il est tout à fait vrai que les Camps sont de véritables universités d’été royalistes dans lesquelles la priorité est donnée à la formation doctrinale mais aussi à la pratique militante. J’y ai d’ailleurs beaucoup appris et je garde de ces Camps Maxime Real del Sarte de bons souvenirs, certains meilleurs que d’autres… Mais, comme dans toute communauté humaine (et d’autant plus qu’elle est politique), il y a aussi des discussions qui tournent à la dispute, des querelles personnelles qui se parent d’arguments politiques (en particulier stratégiques…) et des conflits entre des conceptions différentes du nationalisme ou de la Monarchie. « Humain, trop humain »…