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Ainsi, M. Hollande serait, sinon devenu écologiste, en tout cas désormais plus sensible aux questions environnementales : après tout, pourquoi pas, même si je reste sceptiqueNest-ce pas lui qui, il y a à peine quelques semaines, en novembre dernier, souhaitait que la France participe à lexploitation des énergies fossiles en Alberta, au Canada ? A lépoque, son ancienne ministre de lécologie Delphine Batho déclarait, grinçante : « (LAlberta) est lendroit il y a une catastrophe écologique gigantesque, des destructions de la forêt boréale, des égouts à ciel ouvert et cest le pétrole qui est le plus sale du monde ». Rien de très rassurant pour lenvironnement, nest-ce pas ?


Mais le président, désormais engagé dans ce qui ressemble à une campagne électorale présidentielle (deux ans et demi avant le terme de son premier mandat), cherche à se parer des couleurs de lécologie pour mieux désarmer déventuels concurrents venus des milieux Verts : dailleurs, à entendre lundi soir M. de Rugy, député de Loire-Atlantique prêt à assumer des responsabilités ministérielles dans le gouvernement de M. Valls, les sirènes hollandaises ont quelque charmeet quelque succès ! Quand le premier ministre assure que le chantier de laéroport annoncé à Notre-Dame-des-Landes démarrera dès la mi-2015, le président en exercice, lui, est moins catégorique, évoquant le début des travaux au terme des recours engagés, ce qui pourrait mener jusquen2017, après le 2ème tour de l’élection présidentielle ! On l’imagine mal, d’ailleurs, prendre le risque de nouveaux affrontements sur un site désormais symbolique des luttes contre les « grands travaux inutiles » et tenu par des militants déterminés à ne rien céder, confortés par l’échec des précédentes tentatives gouvernementales pour reprendre les lieux : malgré tous les moyens mis à la disposition dune République habituée à avoir le dernier mot au nom d’une légalité qui, de plus en plus, est contestée par un « pays réel » multiforme, celle-ci ne semble plus en mesure de simposer, pour lheure, face à des révoltes environnementales encore désordonnées mais qui, remplaçant des révoltes sociales désormais (et malheureusement, sans doute) peu mobilisatrices, pourraient bien couver de nouvelles formes politiques périlleuses pour la partitocratie traditionnelle comme pour lidéologie dominante elle-même


Un chemin à Notre-Dame-des-Landes...


En tout cas, lécologie risque bien de devenir à la fois lalibi et le cauchemar de M. Hollande et, au-delà, de ses concurrents/alliés Verts : il nest pas certain que la République sorte intacte de cette configuration nouvelle de la question environnementale, moins consensuelle que les seules inquiétudes évoquées à l'égard dun réchauffement climatique (mieux vaudrait, dailleurs, parler de « dérèglement climatique », ce qui serait plus exact et non moins inquiétant) qui ne présage rien de bon pour les générations prochaines, quelles soient humaines, animales ou végétales. Lenvironnement nest pas « un », mais « des » fronts nouveaux : la lutte contre la déforestation, celle contre la rurbanisation anarchique ou contre les grands équipements inutiles et destructeurs, celle-là encore pour la préservation des zones humides et de leurs richesses de biodiversité, la lutte contre lartificialisation de la nature (par les OGM ou par le remembrement), celle pour une agriculture biologique et de proximité, à taille humaine et dabord vivrière au lieu de nêtre quindustrielle, la promotion et la mise en pratique des énergies renouvelables (marines, hydraulique, éolienne, solaire, etc.), et tant dautres contestations et propositions autour du souci environnementalQue sur ces barricades de lécologie réelle (qui nest pas forcément « lécologie légale »), lon y croise les royalistes na rien de surprenant : ils en ont parfois été les premiers bâtisseurs, de Chateaubriand à Bernanos, de Paul Bourget à Bertrand de Jouvenel ou à Gustave Thibon


L'écologie royaliste lors des dernières législatives, en 2012...


« Sur le béton de la démesure urbaine et industrielle, nous planterons nos fleurs de lys, aux couleurs de la colère et de l’espérance ! »