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postheadericon Le Blog de Jean-Philippe Chauvin

postheadericon La gifle...

 

La République est née de la violence, et elle s'en glorifie en la justifiant par le but à atteindre : la Révolution française, dès le 14 juillet 1789 et jusqu'au champ de défaite de Waterloo qui clôt le cycle des guerres révolutionnaires et napoléoniennes, est sanglante, même si elle n'est pas que cela. Ce souvenir du sang versé et, surtout, de sa funeste abondance, fut d'ailleurs longtemps un obstacle à l'établissement de la République ou, du moins, à son enracinement, car, de la Vendée au pays basque, les populations locales n'oubliaient pas que, pour elles, la République n'avait guère eu d'égards ni d'humanité. Aujourd'hui encore, les notables en appellent aux valeurs de la République sans en avoir vraiment fait l'inventaire, et il est frappant de constater combien il est difficile d'évoquer la Terreur et ses applications dans nombre de provinces françaises sans susciter la méfiance des autorités scolaires et universitaires... J'en ai, en d'autres temps et un jour d'inspection, fait l'amère et significative expérience !



Une fois la République établie, que cela soit en 1848 ou après 1870, toute marque d'hostilité à son égard et toute révolte, qu'elle soit sociale ou politique, furent considérées comme inacceptables : la République était la nouvelle Terre promise, et s'en défier était alors (et est encore ?) un véritable sacrilège laïque ! Les ouvriers massacrés en juin 1848, ou ceux de Draveil et les mineurs de Courrières, les manifestants du 6 février 1934, désormais accusés de tous les maux quand c'est bien la République qui avait nourri, en son sein, les corrupteurs et les corrompus, témoignent de cette violence du régime, au nom d'elle-même, pour, disaient les fusilleurs (je parle bien des donneurs d'ordre, de ces « sinistres bourgeois » que dénonçait Bernanos, de Thiers à Ramadier en passant par Frot et Daladier), « sauver la République », forcément « en danger »...


Cela n'alla pas forcément jusqu'à la fusillade des impétrants, mais la prison fut souvent une alternative à celle-ci, même pour des violences mineures (mais indéniables et parfois revendiquées) à l'égard des représentants (ministres ou parlementaires, voire présidents) du régime républicain : ainsi, lorsque l'ouvrier menuisier Lucien Lacour, camelot du roi impénitent, gifla le président du conseil nouvellement arrivé à Matignon en 1910 (Aristide Briand), cela lui valut 3 ans de prison ferme ! L'autre jour, c'est M. Valls, ancien premier ministre, qui, de passage en terre bretonne, a été giflé, assez mollement si l'on en croit les images, mais assez visiblement néanmoins pour que les médias ne retiennent que cela de son déplacement électoral. Aussitôt, de l'extrême-droite à l'extrême-gauche, ce fut un bel hourvari contre l'agresseur qui, circonstances aggravantes ?, est à peine majeur, soupçonné de régionalisme ou d'indépendantisme breton, et de sympathies soraliennes, mélange de confusion et de mal-être qui, parfois, caractérise la sortie de l'adolescence... (C'est le professeur qui, en ce moment, parle et écrit !)


Les réactions indignées du public de Droite dans les commentaires de la presse sur la toile, les appels à la défense des valeurs de la République (litanie agressive, en fait), les déclarations de solidarité répétées envers M. Valls, m'ont agacé : je n'ai pas souvenir d'une telle indignation lorsque ce même M. Valls a, là encore mollement mais toujours visiblement, « giflé » un militant du Mouvement des Jeunes Socialistes lors d'une Université d'été socialiste d'il y a quelques années ! C'était quasiment le même geste, et M. Valls s'en est-il excusé ? A ma connaissance, non ! Ainsi, « selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir », comme le grince Jean de La Fontaine dans sa fable des « Animaux malades de la peste »...



Je ne hurlerai donc pas avec les loups contre ce jeune homme que peu d'avocats de plume et de clavier défendent et défendront. Qui sait, si moi-même, je n'ai pas été tenté, un jour, de souffleter quelque « Monsieur » de cette République si forte avec les petits et si servile devant les puissances d'argent, cette République négligeant de condamner Mme Lagarde quand, dans le même temps, elle embastille un jeune contestataire sans appui ni fortune ?


Ne voyez aucune apologie de la violence dans mes propos, mais je l'avoue : je n'aime pas l'hypocrisie, et celle que révèle un peu plus cette anecdote, en elle-même si révélatrice d'une ambiance de fin de règne (fin de régime ?), qui voit un ancien premier ministre faire preuve d'autoritarisme à défaut d'avoir fait, en son temps gouvernemental, montre d'autorité, me conforte dans ma défiance à l'égard d'une République si peu capable, désormais, d'unir et, quand il le faudrait, de pardonner... Que certains envisagent de confier la magistrature suprême de l’État à un homme qui ne connaît pas la valeur du pardon des offenses et, donc, de la grâce (pouvoir régalien du « monarque républicain » de la Cinquième), ne me rassure pas : elle m'effraie, tout simplement !

 


Mis à jour (Mercredi, 18 Janvier 2017 22:50)

 

postheadericon Le roi est-il le plus compétent pour diriger le pays ?

 

Quand on propose la Monarchie à ceux qui souhaitent un nouveau régime pour la France, beaucoup se rebiffent et avancent nombre d’objections auxquelles il s’agit ici de répondre, dans le cadre de la nouvelle enquête sur la Monarchie, en quelques mots et avec quelques exemples puisés dans l’histoire comme dans l’actualité…

 


« Le roi est-il le plus compétent pour diriger le pays ? »


Dans le cadre de l’Etat monarchique « à la française », ce qui compte n’est pas la simple compétence du roi, mais d’abord et avant tout sa position d’indépendance liée à sa naissance (physique et politique à la fois) hors des jeux de partis, position qui lui permet d’appeler auprès de lui et d’utiliser pour le gouvernement et les autres Conseils toutes les compétences utiles sans a priori politicien ou médiatique.


Ainsi, par le passé, il y a pu y avoir des rois d’intelligence médiocre, mais leur position et le devoir de transmettre le patrimoine dont ils étaient les simples dépositaires, les forçaient, en somme, à prendre les compétences là où elles se trouvaient et, il faut bien le reconnaître, avec quelque succès au regard de l’histoire longue. D’ailleurs, cela a souvent été reproché aux rois d’Ancien régime, en particulier par les « élites » (ou se prétendant telles) de l’époque, les nobles : il suffit de relire Saint-Simon, à la plume géniale mais injuste et ainsi très représentative de l’état d’esprit de nombre de privilégiés, si sévère à l’égard du roi Louis XIV parce que ce dernier, justement, ne s’en laissait pas conter par la classe nobiliaire (ou, plutôt, ses représentants auto-proclamés).



En Monarchie active (ce que certains confondent, à tort d’une certaine manière, avec « absolue »), le souverain ne doit pas hésiter, s’il le faut, à braver l’opinion et les médias qui la forment pour imposer des personnes qu’il sait compétentes et efficaces au regard des enjeux, des défis du moment et pour la suite. Ainsi, on peut dire qu’il n’y aurait pas eu de Richelieu sans Louis XIII ni de Colbert sans Louis XIV. Ces ministres n’ont pas été choisis pour leur popularité (peu élevée, dans ces cas-ci) mais pour leurs qualités politiques d’Etat et leur loyauté au service de la Couronne et du pays.


Cela ne signifie pas que le monarque, aujourd’hui et demain, n’entend pas les remarques ou les demandes des partis politiques, ainsi que les choix électoraux des citoyens (et ceux-ci peuvent être, aussi, une base importante pour le choix - ou le discrédit - des conseillers royaux au sein des institutions), mais qu’il garde le « dernier mot » pour son domaine, en bon arbitre institutionnel, au nom de l’intérêt général qu’il incarne au-dessus des jeux d’appareil et des « courtisans » modernes… C’est une garantie de sérieux et de justesse pour le gouvernement des hommes et la pérennité de l’Etat, quels qu’en soient les tendances politiques dominantes du moment…

 


Mis à jour (Mardi, 17 Janvier 2017 13:28)

 

postheadericon Non, la Cinquième République n'est pas la Monarchie !

 

Dans le cadre de la nouvelle enquête sur la Monarchie, je recueille les objections faites à la Monarchie, et j’essaye d’y répondre en quelques lignes : n’est-ce pas ainsi le meilleur moyen de préciser ce que proposent les royalistes et d’en débattre ? Aujourd’hui, voici une objection souvent entendue ces jours-ci…

 


« Avec la constitution de la Cinquième République, et comme le dit M. Mélenchon, la France est déjà en « monarchie » : alors, pourquoi vouloir changer ce système ? »


C’est un argument que l’on entend effectivement souvent dans les rangs de la gauche radicale et chez les nostalgiques de la Troisième et, plus encore, de la Quatrième Républiques, mais aussi chez certains conservateurs et quelques gaullistes. Sans doute y a-t-il dans ce propos un aspect à la fois polémique et simplificateur qui tient aux discours politiques qui se prétendent « antisystème », mais, au regard de notre définition d’une Monarchie « à la française » qui transmet la magistrature suprême d’une génération à la suivante lors de la mort du monarque par la simple formule « le roi est mort, vive le roi », la Cinquième République reste bien, qu’on le regrette ou non, une République qui se déchire dans un féroce combat des chefs à chaque élection présidentielle…



Il est vrai, néanmoins, que depuis ses origines, et au-delà des polémiques évoquées plus haut, la constitution de la Cinquième a souvent été comparée à une « monarchie républicaine » ou décrite comme telle, et Maurice Duverger en avait fait le titre d’un livre célèbre jadis étudié dans toutes les facultés de Droit : en somme, une République qui se donnerait un roi tous les sept ans, puis tous les cinq ans, le suffrage jouant le rôle de l’ancienne acclamation populaire et de sacre de Reims. Mais, et surtout depuis que le mandat présidentiel  a été réduit à cinq ans, la République présente le spectacle, parfois indécent au regard des difficultés des populations ou des enjeux contemporains, d’une sorte de « présidentielle permanente », qui se fait évidemment plus vive les neuf mois précédant le scrutin.


Or, dans une Monarchie héréditaire et successible, la magistrature suprême de l’Etat échappe au jeu électoral et, donc, suscite moins de convoitises et moins de querelles d’egos, tout en assurant la continuité de l’Etat (en particulier de sa représentation et de sa parole, garantie par la présence du souverain) en cas de crise ministérielle ou parlementaire, ce que l’on a vu chez nos voisins espagnols et belges ces dernières années malgré le peu de pouvoirs concrets des monarchies locales…



Ce qui distingue aussi la Cinquième République de la Monarchie « pleine et entière » qui nous paraît souhaitable, c’est la structure même de l’Etat et de la prise de décision dans le pays : la Monarchie, symbole d’unité par elle-même, n’a pas besoin de la « centralisation centraliste » qui, depuis la Révolution, enferme les énergies du pays dans une cage de fer dont les clés sont à Paris, entre l’Elysée et le Palais-Bourbon, mais aussi de plus en plus à Bruxelles, dans les palais de verres et d’acier de « l’Europe ». Le roi, trait d’union entre les régions et les communautés, est le maître de la diplomatie (ce que la Cinquième République a repris de l’ancienne Monarchie, et non l’inverse) et il incarne (et exerce) les pouvoirs régaliens (qui, d’ailleurs, veulent dire « royaux », à l’origine) : il peut ainsi redonner aux régions, aux communes et aux quartiers, une grande part des pouvoirs qui, aujourd’hui, sont aux mains des parlementaires ou des ministres de Paris et de Bruxelles.


Ainsi, la Monarchie n’est pas ce que la Cinquième République a pu, légalement et constitutionnellement, être, c’est-à-dire une monocratie incarnée, plus ou moins bien, par le locataire de l’Elysée…

 


Mis à jour (Dimanche, 15 Janvier 2017 11:47)

 

postheadericon Qu'est-ce qu'un roi ? La réponse de Ghislaine Ottenheimer, dans "Challenges".

 

Dans le cadre de la nouvelle enquête sur la Monarchie, je traque toutes les interventions politiques, économiques ou sociales, qui évoquent la Monarchie, sa définition et ses aspects, et toutes celles qui, d’une manière ou d’une autre, positives ou négatives, répondent à notre interrogation politique, et elles sont, en définitive et malgré (ou à cause) de la République, plus nombreuses qu’on pourrait le penser ou l’imaginer…


Ainsi, dans le numéro de l’hebdomadaire Challenges daté du 5 janvier dernier, c’est l’éditorialiste même du magazine, Ghislaine Ottenheimer, qui répond à la question sur la définition de la Monarchie, en évoquant… François Hollande : en effet, c’est sous le titre simple et efficace, en trois lettres, de « Roi », qu’elle explique le rôle actuel du locataire quinquennal de l’Elysée, désormais en fin de bail ! Oublions M. Hollande lui-même, et citons ce qui, selon Mme Ottenheimer, définit le roi : « (il) s’est placé au-dessus de la mêlée. Il occupe (…) sa fonction de manière régalienne : armée, diplomatie, valeurs… laissant à son Premier ministre les affaires courantes. Selon les enquêtes d’opinion, les Français apprécient. Comme si, dans ces temps incertains, ils attendaient du chef de l’Etat qu’il soit impartial, défende l’intérêt général, bref qu’il se comporte en arbitre, avec une certaine hauteur de vue. » Pas grand chose à rajouter, pourrait-on dire, et Mme Ottenheimer ne s’est pas trompée en titrant son article !



La Monarchie, effectivement par essence et par statut, place le souverain au-dessus du champ (de bataille) politique, position qui permet d’exercer, non l’arbitraire, mais l’arbitrage : cela n’est pas neutre, car l’arbitrage, pour impartial qu’il soit, reste une prise de décision dont le principe, en démocratie royale (qui n’est pas forcément la Démocratie au sens idéologique du terme), n’est contesté par personne, l’indépendance de l’arbitre suprême étant garantie par sa simple naissance qui, elle, ne doit rien aux jeux de partis ou aux querelles de faction, mais juste à la rencontre au fond d’un lit d’un roi-père et d’une mère-reine.


Mais Mme Ottenheimer ne s’arrête pas là, elle donne des conseils pour la prochaine présidence issue des votes de 2017: « Le prochain président serait bien inspiré d’éviter la griserie du chef qui décide de tout, et de s’en tenir à une lecture des institutions plus partageuse avec son PM et sa majorité. » Là encore, elle rappelle, mine de rien, quelques aspects de la Monarchie « à la française » : le roi respecte les lois fondamentales politiques du pays (que l’on peut aussi appeler « constitution ») et se doit de les faire respecter par tous, comme son statut l’y oblige en tant que « premier magistrat de l’Etat » (ou « magistrat suprême ») ; il ne se « grise » pas d’un Pouvoir dont il n’est que le dépositaire et le gardien des institutions, et il n’est pas le chef d’une majorité qui, dans une logique démocratique électorale, a vocation à évoluer, voire à changer plus ou moins régulièrement, sans que le souverain doive prendre parti pour les uns ou pour les autres.



Arbitre suprême et axe majeur des institutions, le roi n’a donc pas de clientèle à satisfaire, il doit juste incarner la nation, son unité et sa pérennité : il est ainsi la « tradition intégrale », c’est-à-dire le symbole de la continuité et de l’histoire de France (avec tous ses bonheurs comme ses malheurs, tous ses aspects comme toutes ses couleurs), mais avec cette possibilité de remise en cause, de critique ou « d’amnésie » pour, parfois, refaire le « tissu français » déchiré par quelques moments ou débats vifs…


Que Mme Ottenheimer compare, de façon élogieuse pour l’actuel président, celui-ci à un roi montre, en définitive, que la Monarchie reste bien une référence importante et, même, positive dans le vocabulaire français : ce n’est pas rien, tout de même, et cela peut motiver un peu plus le combat pour un roi qui règne encore un peu dans l’inconscient des Français et, au moins, dans celui de Mme Ottenheimer…

 


Mis à jour (Lundi, 09 Janvier 2017 20:14)

 

postheadericon Non, la Monarchie n'est pas impossible !

 

Dans le cadre de la nouvelle enquête sur la Monarchie, il s'agit aussi de répondre aux nombreuses objections faites à la Monarchie et, ainsi, de préciser les arguments pour celle-ci et son établissement en France. Je reprends des objections, des propos ou des remarques qui abondent dans la presse, parfois à l'école ou au comptoir des cafés (« le parlement du peuple » selon l'heureuse formule de Balzac), ou encore sur la toile, nouveau forum permanent.

 


« Imposer la Monarchie à un pays ancré depuis si longtemps en République, cela n'est pas possible ! »


N'insultons pas l'avenir, dit l'historien comme le politologue : l'Histoire est pleine de surprises et d'imprévus, et elle ne suit pas un sens unique et obligatoire, au contraire de ce que pensaient les marxistes et de ce que pensent aujourd'hui les libéraux ou les européistes. Il faut être plein d'humilité face à elle et à ses circonvolutions, parfois heureuses, parfois terribles, souvent complexes, mais il ne faut pas renoncer à « la faire » ou, du moins, à en infléchir le cours, autant que faire se peut : il n'y a pas de fatalité « définitive » et se résoudre à celle-ci serait s'abandonner à tout Pouvoir sans limites (qu'il soit politique ou économique à travers les féodalités partisanes ou financières, par exemple), au risque d'y perdre toute liberté...


Certes, la possibilité d'une instauration monarchique en France paraît fort lointaine et, surtout, difficile, compliquée. Mais rien n'est impossible, et, d'ailleurs, « impossible n'est pas français », dit-on : l'exemple espagnol, maintenant un peu ancien mais proche de nous par la géographie, est la preuve que ce qui paraît hautement improbable en certains cas est toujours possible ! Le roi restauré par la volonté d'un dictateur n'a pas été son jouet, et Juan Carlos, que l'on croyait timide et emprunté, s'est avéré être un véritable Chef de l’État capable de mener la transition démocratique sans faillir ni défaillir (1), et, malgré les difficultés actuelles, la Monarchie perdure à travers son fils et successeur, Philippe VI (Felipe, en espagnol).



Pour la France, il y a, apparemment, le fort attachement des Français à 1789 et à ses suites institutionnelles républicaines. En fait, c'est beaucoup moins vrai ces dernières années, la recherche historique et la réflexion philosophique comme politique aidant... D'autre part, hormis le fait que la part « positive » de la Révolution selon l'opinion (qui n'a pas forcément raison au demeurant, selon le point de vue historique que l'on adopte) est antérieure à l'établissement même de la République en 1792, la Monarchie nouvelle n'aurait pas à entrer en conflit avec l'Histoire, fût-elle désagréable pour les rois et les royalistes, mais à l'assumer (ce qui ne signifie pas pour autant s'y « rallier »...) et à la dépasser. Le regret n'est pas une politique et la Monarchie nouvelle, qui sera évidemment attendue sur ce point, devra veiller à ne pas être une nostalgie romantique ou revancharde : le roi, souverain de tous les Français, est celui qui relie toutes les traditions et toutes les histoires, en les assumant toutes, en tant que « trait d'union » institutionnel...




(1) : il ne s'agit pas ici de juger de la pertinence de la politique du roi d'Espagne Juan Carlos mais de considérer son succès stratégique alors qu'il paraissait condamné à être balayé par le vent de l'Histoire et de la révolution...

 


Mis à jour (Mercredi, 04 Janvier 2017 15:10)