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postheadericon Le Blog de Jean-Philippe Chauvin

postheadericon Le temps et la politique.

Le jeudi 1er mars, j'étais à Rennes, ma ville natale, pour évoquer ce débat institutionnel qui, s'il n'est pas évoqué comme déterminant dans l'actuelle campagne présidentielle, n'en est pas moins intéressant pour autant : « République ou Monarchie ? » : il est vrai que l'actualité du moment sert largement mon argumentaire...

 

D'ailleurs, le spectacle présenté aujourd'hui par les candidats à la magistrature suprême de l'Etat n'est guère enthousiasmant, tout comme celui du quinquennat qui s'achève dans une certaine confusion : les oeufs et les banderilles qui fusent de part et d'autre, à Bayonne ou ailleurs, les bons mots et les promesses que l'on avance en étant bien certain de ne pouvoir les tenir, les ralliements et les trahisons..., tout cela donne une image peu honorable de la politique mais qui est assez révélatrice d'une démocratie émotionnelle et communicationnelle dans laquelle les effets de manche et les mouvements de menton comptent plus que les débats d'idées et les propositions concrètes.

 

 

Débats électoraux...

 

Lors de cette conférence rennaise, j'ai insisté sur le grand impensé de cette campagne électorale et des institutions de la Cinquième République mais qui, pourtant, revient régulièrement, sous des formes (ou des camouflages) divers : le temps !

 

Ainsi, dans l'émission « Les Grandes Gueules » (sur RMC, en semaine du lundi au vendredi) du 28 février dernier, l'un des débats tournait sur la question de l'essence et de son coût et, au-delà, sur celle d'une société de plus en plus métropolisée et rurbanisée à la fois, et sur les perspectives délicates des prochaines décennies. « Comment va-t-on faire dans les dix-vingt prochaines années ? Voilà des questions sur lesquelles on attend les propositions des politiques », disait l'un tandis qu'un autre (ou le même, peut-être : difficile parfois de savoir dans le feu du débat...) rajoutait qu'il fallait « une intervention conjoncturelle sur le court terme, structurelle sur le long terme ». Or, il est difficile de penser le long terme en période électorale mais aussi, plus systémiquement, dans une République fondée sur l'élection de son chef de l'Etat même : il est frappant de constater que, depuis la fin de l'ère gaullienne (qui se poursuit encore un peu avec Pompidou), il n'y a plus de grands projets ni de grandes ambitions, et que « l'Europe » a joué un rôle profondément démobilisateur, les hommes politiques se réfugiant derrière une « construction » qui les incitait à ne plus se charger de grandes initiatives nationales, cette « construction européenne » leur suffisant largement comme « projet » alors qu'elle n'aurait dû être qu'un moyen ou, mieux, un incitateur... Cette paresse politique perdure depuis les années 70, au grand dam de ceux qui voudraient aller de l'avant et qui rêvent d'une ambition française digne de ce nom et de l'histoire française.

 

La République est prisonnière du temps électoral dans notre pays, d'autant plus que ce repli européen, désormais, prend la forme d'une véritable prison administrative et réglementaire, au nom de la lutte contre une Dette qui, justement, détruit de plus en plus rapidement la maîtrise des Etats sur eux-mêmes et les enferme dans une spirale infernale, les empêchant de faire du temps un allié...

 

 

Quand le temps s'incarne dans une famille...

 

Redonner du temps à l'Etat passe nécessairement par l'inscription de la magistrature suprême de l'Etat dans la durée, et la transmission héréditaire, dynastique en est le meilleur moyen, le plus simple et le plus naturel aussi : c'est un des arguments forts qui militent pour l'instauration d'une monarchie en France, non pour défaire par principe ce qui a été fait par les régimes précédents mais pour initier et impulser les politiques et les stratégies utiles à la pérennité de l'ensemble national et à la présence de la France sur la scène internationale, quels que soient le gouvernement de passage et la crédibilité ou la popularité de celui-ci...

 

 

Mis à jour (Dimanche, 04 Mars 2012 00:28)

 

postheadericon Après la proposition de M. Hollande : le devoir civique des plus riches.

Il est intéressant de constater la difficulté d'obtenir des chiffres en France sur certaines questions sensibles : ainsi, dans ma note d'hier mardi sur la proposition de François Hollande de taxer les « millionnaires » en revenu annuel, j'avançais le chiffre de 10.000 à 15.000 personnes concernées par cette taxation promise, et cela sur la foi de ce qui était évoqué sur plusieurs chaînes de radio. Or, d'après le candidat socialiste lui-même, ce chiffre ne serait que de 3.000 et les sommes espérées par cette taxation à 75 % des revenus millionnaires d'environ  200 à 300 millions par an, c'est-à-dire moins que ce que l'Etat a versé au seul Bernard Tapie il y a quelques années de manière inconsidérée...

 

Quelques remarques : d'une part, il est étonnant que dans un pays comme le nôtre où le fisc est bien organisé et les moyens de contrôle nombreux, le nombre de personnes gagnant plus d'un million d'euros annuels soit à ce point difficile à cerner. En même temps, cela peut être rassurant de savoir que, justement, le fisc ou les administrations publiques (ou privées, d'ailleurs) ne savent pas tout de nous ! La même incertitude sur les chiffres vaut aussi, semble-t-il, sur le nombre exact de fonctionnaires, ce qui est tout de même ennuyeux quand ces derniers sont payés par l'argent des contribuables... Les contradictions d'un système, sans doute !

 

Deuxième remarque : cette proposition hollandiste (et surtout hollandiste, les socialistes ayant visiblement été surpris de cette proposition de leur candidat...) n'a pas pour vocation d'être déterminante mais plutôt symbolique et j'avoue qu'il ne me paraît pas forcément choquant, en temps de crise, de faire appel au civisme et à un certain patriotisme des plus privilégiés de nos compatriotes. D'ailleurs, n'est-ce pas ce qui se passait dans les cités antiques de Grèce et de l'empire romain ? La richesse était un privilège qui ouvrait à des devoirs civiques, et elle n'était pas séparée du sort même de la cité. Mais il est vrai que certaines « élites » sociales d'aujourd'hui considèrent le patriotisme, l'enracinement dans une terre et la fidélité à un ensemble national comme des « obstacles » à leur liberté individuelle, et qu'elles se veulent les nomades (et les monades...) d'une mondialisation dont elles sont, parfois par égoïsme, les principales bénéficiaires... D'où ma proposition de renforcer le lien entre l'appartenance nationale et la solidarité fiscale : « nationalité est fiscalité ».

 

 

L'habile Solon, dans l'Athènes de l'Antiquité, avait lui aussi fait appel au civisme des riches... en leur forçant un peu, il est vrai, la main...

 

Dernière remarque (mais pas l'ultime...) : je doute, peut-être à tort, que M. Hollande puisse appliquer cette mesure s'il est élu, car il se trouvera toujours des bonnes âmes dans son propre camp et dans les rangs de ses interlocuteurs et partenaires économiques pour lui indiquer que cela serait « contre-productif » et brandir la menace de « délocalisations des fortunes ». Ce dernier argument classique est malheureusement d'une grande efficacité, sans doute par la faute même des Etats qui n'osent se défendre de peur d'être taxés « d'autoritaires » ou de « liberticides » (deux qualificatifs qui ne sont pas, pourtant, forcément synonymes), et par la faute de l'Union européenne qui, rapidement, risque d'invalider, au nom des principes même de sa construction libérale, cette mesure qui serait présentée par ses contradicteurs comme une atteinte au « Droit européen ». D'ailleurs, il est intéressant de noter la grande indifférence avec laquelle cette proposition a été accueillie, non pas dans les milieux politiques, mais dans les milieux économiques et financiers... Indifférence révélatrice !

 

L'un des grands défis des années qui viennent sera de renforcer le politique pour ramener à la raison (voire à la « maison »...) les plus aisés de nos concitoyens, qu'il ne s'agit pas de chasser ou de persécuter, mais qu'il s'agit de motiver pour une plus grande solidarité avec tous les membres de la Communauté nationale. Que M. Laurent Voulzy déclare hier que cette taxation ne le choquerait pas, au regard des efforts demandés à chacun en ces temps de crise, est un bel exemple que la richesse n'implique pas forcément l'oubli des autres, moins riches : cet artiste révèle ainsi une sorte de patriotisme fiscal qui est aussi la marque de la solidarité nécessaire au-delà des différences sociales. Bravo, l'artiste ! Puisse-t-il être suivi par d'autres !

 

 

Le vote présidentiel donne-t-il la même force qu'une légitimité historique au-delà des querelles électorales ? J'en doute...

 

Mais je reste persuadé que son exemple et sa bonne volonté ne trouveront vraiment leur pleine mesure que dans un Etat qui saura s'imposer aux féodalités financières contemporaines, y compris contre les oukases et chantages des multinationales ou des puissances financières du moment : la République de M. Hollande n'est pas une Monarchie royale, et il n'est pas non plus Louis XIV face à Nicolas... Fouquet !

 

 

postheadericon Taxer les plus riches : au-delà de la proposition, quelques questions.

La proposition de M. François Hollande de taxer à 75 % les personnes touchant plus d'un million d'euros par an (proposition sur laquelle je ne me prononce pas pour l'instant, même si elle ne me semble pas forcément choquante...) soulève de nombreuses questions, au-delà de la posture électorale, et révèle quelques faiblesses de notre système politique, en définitive.

 

Première question : combien cette mesure toucherait-elle de personnes ? En fait, très peu de personnes, semble-t-il : entre 10.000 à 15.000, selon les sources, sur 36 millions de foyers fiscaux. Des sportifs, des artistes, des dirigeants de grandes entreprises, des héritiers de grandes fortunes...

 

Deuxième question : comment empêcher les plus riches de quitter la France ? Là encore, j'éviterai de proposer des choses définitives car, en ce domaine comme en beaucoup d'autres, l'expérience doit rester maître du jeu et guide pour la suite. Mais je pense que, par exemple dans le cas des sportifs, ne pourraient concourir sous les couleurs françaises que ceux qui payent la plus grande part de leurs impôts en France : est-il normal qu'un joueur de raquette français qui est censé représenter la France, qui est soutenu par la fédération française et, donc, par les licenciés mais aussi par les contribuables français, s'exonère de ses devoirs fiscaux ? « Nationalité est fiscalité », d'une certaine manière. Il ne s'agit pas de « dénoncer les riches » mais d'en appeler à leur sens civique, tout simplement ! L'argument vaut aussi pour tous ces artistes qui trouvent le fisc trop tatillon en France, parce que plus exigeant : mais être Français c'est aussi en accepter les devoirs, ce qui n'empêche pas d'ailleurs de critiquer tel ou tel aspect de ceux-ci, dans le cadre du débat civique et politique.

 

 

"Nationalité vaut fiscalité"...

 

Troisième question : cela ne risque-t-il pas de décourager l'esprit d'entreprise ou l'initiative industrielle ? Evidemment, le risque existe, et j'ai souvenir de ce médecin du sud de la France qui l'a quittée, dégoûté par une taxation qu'il jugeait abusive au regard de sa quantité (et qualité) de travail : il m'expliquait qu'il donnait chaque année « une villa » à l'Etat en équivalent argent. Mais c'était plus les charges sur son travail lui-même que les sommes déboursées pour l'impôt sur le revenu qui le choquaient... Détaxer le travail de manière raisonnable peut aussi être la meilleure manière de conserver ceux qui, attachés à leur entreprise ou à leur fonction, se sentent parfois entravés dans leur initiative ou leur compétitivité.

 

En fait, au-delà de ces questions et de mes tentatives de réponse, cette proposition pose aussi une question à peine subliminale, même si elle est, en définitive, majeure : dans quel type de société voulons-nous vivre ? Une société régie par le seul Argent et mue par l'intérêt individuel, ou une société qui n'oublie pas l'argent, certes, mais n'en fait qu'un moyen et non une fin « majuscule », une idole avec ce « A » impérial, une société qui privilégie l'entraide et le partage équitable ? Bien sûr, l'opposition entre ces deux sociétés n'est pas si manichéenne, et il y a aussi des systèmes d'aide sociale dans le premier cas, des « amortisseurs de crise », diraient certains, mais le sens principal d'une société de consommation et « d'Avoir » ne va guère vers l'équité ou la nécessaire justice sociale, condition d'un équilibre des ensembles économiques, sociaux et humains...

 

 

 

postheadericon L'impuissance de la République face à la mondialisation.

J'étais il y a quelques jours à Verneuil-sur-Avre, et j'en ai profité pour poursuivre ma campagne présidentielle, distribuant tracts et sourires tout en écoutant ce que mes interlocuteurs avaient à dire : non, la France réelle n'est pas silencieuse, mais elle se sent souvent peu écoutée, ou incomprise ; la mondialisation lui apparaît à la fois comme inéluctable, attirante et, en même temps, fatale à ses habitudes et à ses racines, par exemple. Il est vrai que, vue de la campagne, d'une petite ville de province ou d'une grande métropole européenne, la mondialisation n'a ni les mêmes formes, ni les mêmes couleurs, ni les mêmes saveurs ! Mondialisation et métropolisation vont de pair, semble-t-il, et les Normands de Verneuil-sur-Avre l'aperçoivent à travers leur télévision ou par la toile sous des couleurs chatoyantes tout en la vivant aussi par les difficultés quotidiennes pour boucler le mois ou trouver du travail, pour trouver des pièces de rechange à la voiture « d'avant 2000 » ou bien une école à proximité pour les enfants de la ferme... La mondialisation, qui a tant promis comme la Société de consommation dont elle est l'une des compagnes habituelles, déçoit parce qu'elle semble ne profiter qu'à ceux qui ont déjà le Pouvoir, que celui-ci apparaisse sous des formes politiques ou sous celles de l'économique et du social.

 

J'ai souvent écrit que la mondialisation, si elle est un fait, n'est pas forcément un bienfait : tout comme la guerre, diraient certains... Le lien entre les deux, d'ailleurs, n'est pas un hasard, et de plus en plus d'historiens et d'analystes les relient désormais l'une à l'autre, tout comme l'ancien président de la République, M. Valéry Giscard d'Estaing il y a peu !

 

 

La mondialisation, ou plus exactement la globalisation, fait peur, qu'on le veuille ou non...

 

Pour l'heure et pour les habitants de Verneuil, la mondialisation, qu'ils croient donc inéluctable, fatale (au double sens du terme...), est l'une des explications à l'impuissance des politiques dans lesquels, tout compte fait, ils continuent à placer quelques espérances : après tout, ils en connaissent quelques figures locales, ceux que l'on pourrait nommer, sans péjoration, « les notables ». Mais les habitants rencontrés ne se font aucune illusion sur les postulants à la magistrature suprême : à tel point qu'il me suffisait de dire a contrario, en tendant mon tract à des personnes d'abord perplexes : « je ne suis pas candidat ! », pour voir les mines s'éclairer et les mains demander les feuilles siglées royalistes !

 

Aux yeux des citoyens électeurs rencontrés, le Pouvoir politique central est lointain, trop lointain : non pas qu'il soit absent ou invisible, bien au contraire, puisque les médias assomment les Français des débats présidentiels ou, plutôt, des bons mots et disputes politiciennes ; mais parce qu'il apparaît impuissant à réagir face aux délocalisations, à la désindustrialisation, à la déprise agricole, toutes choses qui touchent, parfois de très près, les habitants de ce pays et de ses provinces.

 

 

Fin des illusions politiciennes et républicaines ?

 

Cette double question de l’éloignement et de l’impuissance du pouvoir politique mérite réponse : si la République ne trouve plus les « voies du peuple » ni la force d’agir concrètement face aux aspects les plus contestables de la mondialisation ; si elle s’abandonne au fatalisme et à la démagogie par temps d’élections, et qu’elle se réfugie derrière les décisions « prises ailleurs et par d’autres » pour se défausser de ses responsabilités…, elle perd toute légitimité à incarner efficacement la France, nation et Etat, face aux défis contemporains !

 

 

postheadericon Le monde agricole mérite mieux qu'une simple visite électorale.

 

Chaque année, c'est un rituel qui annonce le printemps et, en période électorale, aucun des postulants à l'Elysée n'oublie d'y sacrifier : le Salon de l'agriculture ! Mais cela cache aussi un immense malentendu : les politiciens, pour la plupart, ne s'intéressent plus à l'agriculture ni aux agriculteurs parce qu'ils ont intégré que le monde actuel était désormais « urbain » et qu'ils plaquent sur la société des campagnes des modèles économiques qui oublient les particularités rurales et paysannes, ces mêmes politiciens ne raisonnant qu'en terme de compétitivité et de profits, alors que ce ne sont pas forcément les éléments les plus déterminants de l'activité agricole.


De plus, la poussée de la rurbanisation qui mange littéralement près de 80.000 hectares de terres arables chaque année se fait au détriment des agriculteurs, même si ceux-ci participent de ce mouvement par le simple fait qu'une terre devenue constructible vaut parfois jusqu'à 50 fois ce qu'elle valait comme terre agricole ! Pour des propriétaires ruraux souvent en difficulté financière ou simplement désireux de laisser un héritage à leurs enfants, la tentation est forte, et cela n'est pas incompréhensible, me semble-t-il...


Quand le goudron remplace les champs de blé...


Autant dire que, les critères de profitabilité ayant envahi tout (ou presque) l'espace mental de nos sociétés, les agriculteurs sont soumis à des pressions qu'il leur est difficile de supporter très longtemps : il est loin le temps où la terre comptait plus que l'argent, et cela explique aussi la difficulté de maintenir une agriculture de petites et moyennes exploitations qui, pourtant, serait un moyen de relancer, en de multiples espaces ruraux aujourd'hui en cours de déprise agricole, un véritable aménagement du territoire et une agriculture plus équilibrée et moins dépendante des Marchés internationaux...


Les politiciens et les technocrates (ce dernier terme étant pris de manière « neutre » si, eux, par formation et déformation, ne le sont pas...) connaissent ces tendances lourdes contemporaines et ils n'ont guère de temps à « perdre », semble-t-il, à défendre un monde paysan qui apparaît en déclin, malgré la place des exportations françaises sur le Marché mondial, et qui ne compte plus guère en tant que spécificité sociale, ce qu'expliquait déjà Henri Mendras dans son maître-livre « La fin des paysans », dans les années 60, en un temps où, pourtant, l'agriculture employait encore directement plusieurs millions de personnes !


Ainsi, les dirigeants politiques, candidats à la présidentielle ou non, sont-ils moins intéressés à la question agricole, ne serait-ce que parce que le réservoir de voix y est désormais moins rempli, et que notre société a rejeté largement ce qui pouvait apparaître comme les « valeurs paysannes », pourtant plus « naturelles » ou respectueuses du temps et de la terre... J'ai bien écrit « valeurs paysannes » et non seulement « agricoles » car, aujourd'hui, je ne confonds pas ces valeurs et traditions paysannes avec la sorte de fureur productiviste et le modèle de « l'agrobusiness » qui savent si bien et si dangereusement faire « mentir la terre »...


Et pourtant ! La France agricole, dans sa diversité, ses tentations et, parfois, les errements de ceux qui la représentent, reste une « France des possibles », et la crise actuelle pourrait bien, paradoxalement, entraîner un certain renouveau paysan (j'ai bien écrit « paysan ») et une revitalisation des campagnes, là où il y a de la place et des richesses à faire surgir de terre...


La couverture d'un almanach agricole royaliste, dans les années 1920...


Les politiciens auraient tort de négliger un monde rural qui a encore, s'il saisit l'occasion au vol, de belles et prometteuses heures devant lui. Aussi, se contenter d’aller à la pêche aux voix (sans approfondir la réflexion sur l’avenir de nos campagnes…) comme le font, rituellement, nos candidats à l’Elysée est une preuve supplémentaire du « court-termisme » électoral dont la France toute entière, en définitive, est la principale victime…


Mis à jour (Lundi, 17 Février 2014 19:03)